Islande : La Justice attaque les banksters / 27 Mars 2013

L’Islande a annoncé qu’elle allait inculper plusieurs anciens cadres et dirigeants, dont le patron, de son ex-plus grande banque, Kaupthing, pour des fraudes qui ont dissimulé la mauvaise santé de l’établissement avant sa faillite en 2008.

Le procureur spécial Olafur Thor Hauksson a indiqué à l’AFP qu’il lancerait les poursuites le 24 avril contre Heidar Mar Sigurdsson et huit autres anciens responsables de la banque. Leur procès s’il a lieu pourrait durer « jusqu’à un an », a expliqué M. Hauksson.

Il sera accusé d’avoir acheté des actions de Kaupthing grâce à un prêt de la banque, qu’il avait fait ensuite acheter par sa propre holding pour 572 millions de couronnes (3,6 millions d’euros actuellement), faisant grimper artificiellement le cours de Bourse. M. Sigurdsson a gagné 325 millions de couronnes grâce à cette transaction réalisée deux mois avant la faillite de Kaupthing, a affirmé l’accusation.

Selon des médias islandais, six anciens dirigeants et cadres de la deuxième banque islandaise Landsbanki, dont son ancien directeur général Sigurjon Arnason, doivent aussi être poursuivis pour avoir eux aussi maintenu le cours de l’action de leur banque à des niveaux artificiellement élevés par diverses manipulations.

Ces deux banques et la troisième du pays, Glitnir, s’étaient effondrées à l’automne 2008, après des années à accumuler les actifs douteux lors d’une expansion internationale effrénée.

Reykjavik avait choisi de les démanteler, prenant des mesures radicales plutôt que de tenter un long et coûteux sauvetage qui dépassait les capacités financières de l’Etat.

Olivier Delamarche : « A un moment ou à un autre, on sera tous chypriotes ! » / 26 Mars 2013

Olivier Delamarche, était sur BFM Business, comme tous les mardis, pour mettre les points sur les I à propos de la crise chypriote et de la zone euro en général.

Le Président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, n’a fait que dire la vérité, selon Olivier Delamarche, en affirmant que le plan de « sauvetage » élaboré pour Chypre pourrait servir de modèle pour résoudre les difficultés bancaires au sein de la zone euro.

« On peut se poser la question : réellement, aujourd’hui vous êtes portugais, espagnol ou italien, est-ce que vous laisser vos sous dans une banque ? C’est idiot, parce que ça va leur tomber dessus. »

« Si aujourd’hui les gens n’ont pas compris que ni leur épargne ni leur compte en banque n’étaient absolument pas en sécurité dans les banques des pays qui sont surendettés. »

« Cette histoire de 100000€, ça va bien quand c’est Chypre. Mais quand ça va être l’Italie, quand ça va être l’Espagne, ça va se passer comment ? »

« Donc, aujourd’hui, dans les pays qui sont largement surendettés, les gens devraient se poser des questions nous seulement sur leurs dépôts mais aussi sur leur épargne. Parce que, à un moment ou à un autre, on sera tous chypriotes. »

« L’Euro finira par éclater. »

Moody’s maintient les banques françaises sous perspective négative – LExpansion.com

L’agence d’évaluation financière Moody’s Investors Service a salué ce lundi les progrès réalisés par les grandes banques françaises, mais a maintenu la perspective d’évolution de leurs notes à « négative ».

 Moody's

Moody’s note aussi que les banques françaises restent encore fortement dépendantes des marchés pour se refinancer, en dépit des efforts consentis pour accroître leurs dépôts et réduire la taille de leur bilan.

REUTERS/Mike Segar

L’agence d’évaluation financière Moody’s Investors Service a salué lundi les progrès réalisés par les grandes banques françaises, mais a maintenu la perspective d’évolution de leurs notes à « négative », ce qui implique qu’elles restent sous la menace d’un abaissement.

Dans un communiqué, Moody’s souligne que la rentabilité nette des banques françaises devrait rebondir en 2013, avec la disparitions des charges non récurrentes importantes qui ont plombé leurs résultats en 2012. Mais elles vont continuer à évoluer dans un environnement très difficile, en raison des tendances récessives prévalant en Europe.

Moody’s note aussi que les banques françaises restent encore fortement dépendantes des marchés pour se refinancer, en dépit des efforts consentis pour accroître leurs dépôts et réduire la taille de leur bilan. Cette dépendance envers le marché « reste une caractéristique structurelle du système bancaire français qui ne devrait pas changer à court terme, en dépit d’améliorations substantielles chez les quatre groupes les plus importants, BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale et BPCE ».

Dégradation de la conjoncture

Pris collectivement, ces quatre groupes ont augmenté leurs dépôts de 3% entre la fin septembre 2011 et la fin décembre 2012, tout en réduisant leurs prêts de 6%. « En conséquence, les liquidités disponibles ont été significativement renforcées et l’usage de fonds de gros ont diminué de 7% sur cette période ».

Mais pour Moody’s, les fonds levés sur les marchés des quatres banques représentaient encore 35% de leurs liquidités à la fin 2012, ce qui les classe parmi les plus exposées parmi les grands établissements internationaux. L’agence relève aussi les risques que fait porter la dégradation de la conjoncture sur la qualité des bilans bancaires.

Si les établissements français ont réduit « significativement » leur exposition aux pays périphériques de la zone euro, leurs engagements envers l’Italie et l’Espagne, souvent via des filiales locales, représentent encore 5% de leurs actifs totaux, ce qui est élevé.

 Source : http://lexpansion.lexpress.fr/economie/moody-s-maintient-les-banques-francaises-sous-perspective-negative_377431.html

Chypre – La colère explose

Rien ne va plus à Chypre

Takieddine balance: Les 400 millions d’€ de Khadafi, la guerre en Libye, le rôle du Qatar / ONPC

Karachi, sondages de l’Elysée, Libye, Lagarde/Tapi … Alors que Nicolas Sarkozy est mis en examen dans l’affaire Bettencourt, l’ancien chef de l’Etat doit faire face à d’autres fronts judiciaires.

Chypre : « Incident de crédit chaotique » imminent / 22 Mars 2013

Sauver l’Euro d’un énorme foutoir désormais inévitable en pillant les épargnants Chypriotes et les Oligarques Russes ….???!!!

Chypre au centre d’un bras de fer entre Merkel et Poutine (New York Post) | International | RIA Novosti

La situation à Chypre nous expose un face à face unique entre l’Allemagne et la Russie, d’un côté Merkel qui mise tout pour sauver l’Euro selon la vision de la UE, de la BCE et du FMI et d’un autre Vladimir POUTINE qui a le vent en poupe et n’hésitera pas tout faire pour préserver des avoir Russes qui se chiffrent à quelques 31 Milliards de Dollar dans les banques de l’île … !!!

Mehdi BOUABID

21/03/2013

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Chypre au centre d’un bras de fer entre Merkel et Poutine (New York Post)

 Poutine VS Merkel

MOSCOU, 21 mars – RIA Novosti

Des approches différentes de la crise chypriote opposent la chancelière allemande Angela Merkel et le président russe Vladimir Poutine, affirme le quotidien américain New York Post.

« La chancelière Angela Merkel connue pour sa rhétorique rigoureuse [au sujet du problème chypriote] a enfin trouvé un opposant à sa mesure », indique le journal.

Selon l’auteur de l’article, Katja Whitehouse, le chef de l’Etat russe a convaincu le parlement de Chypre – pays considéré comme un paradis fiscal – de rejeter la proposition d’établir une taxe draconienne sur les dépôts bancaires.

« Le vote des législateurs chypriotes contre cette initiative constitue un défi lancé à la chancelière allemande », affirme Mme Whitehouse.

Pour le président russe, le plan élaboré le week-end dernier par les dirigeants européens à Bruxelles est à la fois  » injuste, non professionnel et dangereux ». Ce plan prôné par Mme Merkel consiste à frapper d’une taxe allant de 6 à 10% tous les avoirs déposés dans les banques de Chypre, y compris par des personnes physiques et morales russes.

Selon l’agence Moody’s,  les avoirs russes sur l’île s’élèvent à 31 milliards de dollars.

D’après les experts américains, l’idée de taxer les dépôts bancaires comporte un risque pour l’économie mondiale.

« C’est une pente savonneuse », a déclaré l’économiste en chef de Moody’s Investors Services John Lonski, après avoir prévenu que cette mesure pourrait être reprise à l’encontre des banques d’autres pays en difficulté telles que l’Espagne et l’Italie.

 

Source : http://fr.ria.ru/world/20130321/197857127.html