Une possible affaire Fabius tétanise l’Elysée – Libération

ANALYSE Le ministre des Affaires étrangères dément avoir un compte dans un paradis fiscal, contrairement à une piste explorée par Mediapart.

Par GRÉGOIRE BISEAULAURE BRETTON

Etrange week-end. En apparence, tout est relativement calme. Bien sûr, il y a ces informations de la Télévision suisse romande qui assure que Jerôme Cahuzac a cherché à cacher 15 millions d’euros en 2009 dans un établissement genevois (lire ci-contre). Mais rien de plus. En tout cas officiellement. Car depuis trois jours, ce n’est pas l’affaire Cahuzac qui mobilise l’exécutif dans le plus grand des secrets, mais une possible affaire Fabius. Depuis jeudi, un scénario noir circule dans tous les ministères : Mediapart aurait en sa possession les preuves que Laurent Fabius détient un ou plusieurs comptes en Suisse. Et comme Edwy Plenel se répand partout que son site se prépare à révéler un «scandale républicain» , la rumeur s’emballe. Info, intox ? Nul ne sait.

Une remise de médailles et une petite déambulation

Sauf que samedi matin, la rumeur devient d’un seul coup beaucoup plus menaçante. Et pour cause, à ce moment-là, Fabrice Arfi, journaliste à Mediapart, est en train de confronter ses informations avec la version du ministre des Affaires étrangères, tout juste rentré du Mali. C’est leur première rencontre. «Il n’existe à Mediapart que ce qui est publié sur notre site», explique à Libération Arfi, qui n’a encore rien publié sur le sujet. Pendant ce temps-là, François Hollande est à Tulle, pour un déplacement réduit à sa plus simple expression : une remise de médailles et une petite déambulation dans sa ville. Sourires, poignées de mains. Surtout ne rien laisser paraître. Mais au plus haut sommet de l’Etat, on se tient informé presque minute par minute des évolutions de la rencontre. «On est au-delà de la panique, c’est de la tétanie, mais il ne faut rien en dire», confie un conseiller ministériel. Chacun fait jouer ses réseaux, cherche à savoir. A midi, Cécile Duflot déjeune avec Edwy Plenel. «C’était à titre privé», précise son cabinet.

Plus qu’une affaire, c’est potentiellement une bombe politique. Tout le monde fait le même calcul : si Fabius a effectivement un compte en Suisse, c’est tout le gouvernement qui tombe. Immédiatement. Très vite, samedi, Fabius appelle Hollande. Et lui assure qu’il n’a pas un compte en Suisse. On n’en saura pas beaucoup plus. Dimanche, la rumeur Fabius galope sur les réseaux sociaux. Me Jean-Michel Darrois, l’avocat de Fabius, confirme à Libération que «le ministre dément avec force toutes les rumeurs qui circulent et assure n’avoir jamais eu de comptes en Suisse, ni dans aucun paradis fiscal».

A Matignon et à l’Elysée, aucun commentaire : ni officieux ni officiel. La consigne est claire: on n’évoque pas une information qui n’est pas avérée. A l’Elysée, on parle de «simples rumeurs»«Ce n’est pas la panique à bord, tout le monde garde la tête froide», ose même un conseiller ministériel. Dans toutes les strates inférieures de l’appareil d’Etat, «on ferme [sa] gueule depuis vendredi parce qu’on a aucune idée de l’étendue du truc», confirme un conseiller politique. Les seuls ministres qui parlent le font pour raconter leur week-end; Jean-Yves Le Drian par exemple, qui «respire l’air tonique» de la Bretagne «loin de tout ça».

Prestation de serment à l’américaine

Dimanche, Jean-Marc Ayrault se rend à l’Elysée pour une réunion de crise avec Hollande. Difficile d’imaginer que le cas Fabius n’ait pas été abordé. La tête de l’Etat passe en revue le projet de loi sur les conflits d’intérêts, qui pourrait aller jusqu’à interdire le cumul d’une activité privée en parallèle de tout mandat parlementaire. En revanche, l’idée d’instaurer une prestation de serment à l’américaine, ce qui introduirait le principe du parjure devant les assemblées en France, ne sera pas retenue. Le texte, piloté par le ministre des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies, devrait arriver bientôt au Conseil des ministres. «Il faut que tout soit en place avant que le Président s’exprime pour les 1 an de sa présidence» à la mi-mai, estime un conseiller élyséen. Interrogé sur France Inter, le ministre du Travail, Michel Sapin, prône la relance de la lutte contre «la finance folle» et les paradis fiscaux. Pour un des dirigeants du PS, la riposte de l’exécutif se fera en trois temps : loi sur la moralisation de la vie politique – et en aucun cas un référendum bien trop risqué – passée en urgence au Parlement, transmission des nouvelles perspectives budgétaires à Bruxelles et ensuite seulement un possible gouvernement Ayrault III.

Source : http://www.liberation.fr/politiques/2013/04/07/une-possible-affaire-fabius-tetanise-l-elysee_894419

Austérité – Un ministre japonais prie ses concitoyens de mourir, et vite | ActuWiki

Le ministre japonais des Finances Taro Aso a accablé ses compatriotes âgés d’un lourd sentiment de culpabilité dans le cadre des réformes d’austérité qu’il impose au pays. Vu le vieillissement de la population, la sécurité sociale japonaise est aux abois. Le Japon compte en effet un tiers d’habitants (et d’électeurs…) de plus de 60 ans. Une facture lourde à digérer pour l’état nippon.

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Le grand échiquier japonais, qui est également vice-Premier ministre, estime que les personnes âgées devraient avoir l’occasion de ne pas prolonger inutilement la fin de leur existence. Mourir à temps – et si possible plus tôt que tard – est à ses yeux une bonne économie. « Que Dieu vous préserve de continuer à vivre alors que vous voulez mourir », a déclaré Taro Aso. « Je ne pourrais pas me réveiller le matin en sachant que c’est l’Etat qui paie tout ça pour moi ».

Le ministre, qui est bien connu pour ne pas mâcher ses mots, a par ailleurs 72 ans. Il affirme avoir ordonné à ses proches de l’euthanasier quand son heure serait venue. Dans son discours, le ministre a ciblé les « gens pendus au bout d’un Baxter » et leur entourage qu’il a culpabilisés avec des mots très durs: « La problématique des dépenses faramineuses en gériatrie ne sera résolue que si vous les incitez à se dépêcher de mourir ».

Héritier d’une famille de riches industriels, le ministre de l’économie avait déjà affirmé en 2001 vouloir faire du Japon « une terre où tous les Juifs les plus riches voudraient s’installer ». Son franc-parler ou sa grossièreté – c’est selon – a déjà fait la une des journaux, notamment lorsqu’il déclarait (au sujet des prix du riz) que « même une personne atteinte d’Alzheimer sait dire si 16.000 ou 78.000 yens est plus cher ».

Source : http://actuwiki.fr/speculation/13337

Sept Français sur dix redoutent une explosion sociale – Economie – MYTF1News

70% des Français interrogés dans un sondage Ifop estiment que la France pourrait connaître une explosion sociale au cours des prochains mois.

Très pessimistes les Français. Ainsi, selon un sondage Ifop* à paraître dans Dimanche-Ouest France, sept Français sur 10 estiment que la France pourrait connaître une explosion sociale dans les mois à venir. Cette proportion est en hausse de quatre points en quatre ans (66% en avril 2009), souligne Jérôme Fourquet, directeur du département opinion de l’Ifop.

Si 81% des ouvriers, soit 11 points de plus que l’ensemble des Français, disent s’attendre à une explosion sociale, les professions libérales et cadres supérieurs semblent plus dubitatifs quant à la survenue d’un tel événement, seuls 57% le redoutant pour les prochains mois, ajoute-t-il.

Le pronostic d’une explosion sociale en France augmente à mesure que l’on s’approche des extrêmes, note Jérôme Fourquet. Ainsi, 89% des sympathisants du Front National jugent ce risque réel, contre 79% à l’UMP, 64% des sympathisants du Front de Gauche et un peu plus de la moitié des proches du Parti socialiste (51%).

L’enquête paraît dans un contexte marqué par de nombreux plans sociaux et une forte tension entre l’exécutif et la rue, principalement dans le cadre des mobilisations des opposants au mariage homosexuel, relève l’analyste.

*Ce sondage a été réalisé par internet du 23 au 25 avril auprès d’un échantillon de 1.005 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas.

Source : http://lci.tf1.fr/economie/social/sept-francais-sur-dix-redoutent-une-explosion-sociale-7940858.html

Il ne fait pas bon être chômeur en Allemagne… – Politique économique – Actualité – Trends.be

Alors que le taux de chômage et le nombre de chômeurs ne font qu’augmenter dans la Zone Euro, l’Allemagne tire plutôt bien son épingle du jeu avec, en février de cette année, un taux de chômage de 5,4%.

© Belga

Et le taux de chômage de l’Allemagne ne fait que diminuer depuis des années ; fin 2011, il était à presque 7% pour diminuer encore et afficher un insolent 5,4% en 2013.

Alors extrêmement bas le chômage allemand ? Est-ce cela le «miracle économique allemand» ? Oui mais… a-t-on envie de dire.
Que se cache-t-il derrière ces chiffres: une économie à nouveau florissante, un exemple à suivre ou un système social quelque peu défavorable aux sans-emplois ?

Pour comprendre, il faut remonter quelques années en arrière, au début des années 2000. Le gouvernement allemand a voulu s’attaquer au «chômage volontaire» et donc mettre en place un système qui «oblige» le chômeur à chercher, mais surtout à trouver, du travail, sous peine de se voir refuser le versement des allocations de chômage.

Une série de réformes, pour le moins «musclées», ont été prises par le Chancelier socialiste Schröder, secondé dans cette tâche par Peter Hartz, qui n’est autre que le directeur des ressources humaines de Volkswagen. De 2003 à 2005, les lois Hartz ont fait leur entrée en Allemagne.

Ce qui a changé…

Tout d’abord la durée pendant laquelle le chômeur peut percevoir l’«Arbeitsolsengeld I», c’est-à-dire l’indemnité de chômage, celle-ci est rabotée : de 32 mois, elle est passée à 12 mois.
Après ces 12 mois, le chômeur est considéré comme un chômeur de longue durée et percevra l’«Arbeitslosengeld II», une sorte de revenu minimum d’insertion ou de survie, qui tourne lui aux alentours des 360-370 euros.

Bien évidemment, impossible pour le chercheur d’emploi de ne pas se rendre à un rendez-vous de travail fixé par l’Onem allemand (Bundesagentur für Arbeit) ou refuser un emploi qui lui serait proposé (et ce, n’importe où dans le pays), car les sanctions tombent alors!
Un rendez-vous manqué, ou un retard, avec les centres pour l’emploi ; c’est 10% d’indemnités en moins.
En cas de récidive, c’est 60% de pénalité, voire carrément le retrait total du minimum de survie. Plutôt dissuasif…

Mini-jobs et 1 euro-jobs

Peter Hartz, «Doktor Hartz» ainsi appelé par toute l’Allemagne, a également instauré dans cette réforme deux nouveautés : les mini-jobs et les 1 euro-jobs.

Un mini-job est un travail payés 400-450 euros par mois, sans cotisation et donc sans assurance. Du coup, bon nombre d’employeurs ont massivement recours à ce type de contrat, qui leur permet de payer moins de charges sociales que pour un contrat d’emploi traditionnel. Selon les statistiques, plus de 7 millions d’Allemands auraient un mini-job ; un tiers d’entre eux le couplerait même avec un travail à temps plein afin de joindre les deux bouts. Ces contrats sont également accusés d’alimenter une « bombe à retardement » en condamnant les salariés, employés trop longtemps sous ce dispositif, à des retraites dérisoires et donc à la précarité une fois l’heure de la retraite sonnée.
Enfin, si dans un premier temps les Mini-jobs ont été créés pour permettre au chômeur de remettre un pied à l’étrier du marché de l’emploi, force est de constater que ceux-ci ne constituent que rarement un tremplin vers un contrat « classique » et que les travailleurs s’y embourbent quelque peu.

Les 1 euro-jobs sont tout aussi redoutés sinon plus… car là aussi, il est indispensable d’accepter le travail proposé si on ne veut pas perdre son droit aux allocations de chômage. Un 1 euro-job, c’est un travail, payé 1 euro de l’heure (parfois deux à l’heure actuelle), dans le secteur public ou dans le caritatif.

Il est à noter que si les chiffres du chômage allemand ont effectivement fortement baissé suite aux réformes Hartz, ces fameux chiffres ne reprennent que les chômeurs touchant l’ «Arbeitsolsengeld I» et ne tiennent pas compte des mini-jobber ou des 1 euro-jobbers qui ne sont plus considéré comme «chômeurs».

Jusqu’il y a peu, les Allemands disaient «Arbeiten» pour définir le fait de travailler, maintenant ils ont un nouveau verbe : «Hartzen», qui désigne lui le fait de vivre modestement, de divers petits boulots ou bien d’allocations…

Source : http://trends.levif.be/economie/actualite/politique-economique/il-ne-fait-pas-bon-etre-chomeur-en-allemagne/article-4000284980886.htm

Merkel: ‘Les membres de la zone euro doivent se tenir prêts à céder le…

Angela Merkel – Herman Van Rompuy

Les membres de la zone euro doivent se tenir prêts à céder leur souveraineté dans certains domaines aux institutions européennes pour permettre au bloc de surmonter la crise et d’attirer à nouveau les investisseurs étrangers, a déclaré la chancelière Angela Merkel dont les propos ont été rapportés par Reuters. La chancelière, qui s’exprimait lors d’une conférence organisée par la Deutsche Bank à Berlin, et à laquelle était également invité le Premier ministre Polonais Donald Tusk, a également défendu le recours à la politique d’austérité pour faire face à la crise, affirmant que l’Europe devait trouver à la fois une manière de générer de la croissance tout en assainissant ses finances.

« Nous semblons n’être capables de trouver des solutions communes que lorsque nous sommes au bord du gouffre », a-t-elle dit.  « Mais dès que la pression se fait moins forte, tout le monde veut suivre sa  propre voie. Nous devons être prêts à accepter que l’Europe ait le dernier mot dans certains domaines. Sinon, nous ne pourrons plus poursuivre la construction européenne ».

« Il serait dangereux que d’autres pays en Europe ressentent que l’Allemagne impose son propre modèle économique sur le bloc entier », a poursuivi la chancelière. Nous n’avons pas toujours besoin d’abandonner nos pratiques nationales, mais nous devons être compatibles. Actuellement, c’est le chaos. Nous devons être préparés à rompre avec le passé pour aller de l’avant. Je suis prête à le faire », a ajouté Merkel.

Les dirigeants européens doivent se réunir à Bruxelles dans les deux prochains mois pour discuter des avancées à réaliser pour aller vers une «union fiscale», rappelle Reuters.

Source : http://www.express.be/business/fr/economy/merkel-les-membres-de-la-zone-euro-doivent-se-tenir-prets-a-ceder-leur-souverainete/189437.htm

Après la baisse des cours, l’or reste une valeur refuge – Economie Matin

Ne cédez surtout pas à la panique provoquée par la baisse du cours de l’Or ces derniers jours, il s’agit d’une manipulation orchestrée à grande échelle pour faire remonter le cours de la monnaie papier dont la valeur est en baisse constante à cause des politiques d’Assouplissement Quantitatif opérée par la BCE, la Réserve Fédéral et la Banque du Japon, la réalité du marché est complètement différente de ce que les cours ou les médias avancent, la plupart des pays s’acharnent à acheter de l’Or en grande Quantités (Principalement La Chine et l’Inde), parce qu’ils savent pertinemment que la politique d’émission de monnaie et de la planche à billet ne va pas résoudre le problème de la Crise Financière et économique autour du monde, bien au contraire, elle va faire accélérer le processus de crash final, et il faut garder à l’esprit qu’à ce moment fatidique, le seul refuge face à l’Hyperinflation qui sera causée par cette politique de fuite en avant sera la détention de l’Or, le pays qui en aura le plus, sera capable d’instaurer ses propres règles en matière d’échanges économiques et en matières de monnaie et c’est précisément pour faire face à ce scénario que les Chinois amassent de l’Or en centaines de tonnes, alors évitez surtout de tomber en proie aux rumeurs et à la propagande des médias, des banques et des Financiers, conservez votre Or …. !!!!

Mehdi BOUABID

22/04/2013

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Le cours de l’or a connu douze années de hausse ininterrompue. DR

La semaine dernière, en un week-end, le cours de l’or a plongé de 213.50 dollars (soit -14%), à son niveau le plus bas depuis février 2011. Lundi, le cours s’effondrait, perdant 135 dollars ou 9,11% : du jamais vu depuis 1983. Nous pensons toutefois que la pression vendeuse va commencer à se résorber.

Nous relevons trois événements majeurs et/ou rumeurs ayant pesé sur les cours de l’or depuis début avril :

• Tout d’abord les rumeurs concernant la vente possible de dix des quatorze tonnes de réserves d’or de Chypre – pour un montant de 400 millions de dollars, afin de contribuer au financement de son plan de sauvetage – font craindre au marché qu’elle ne marque un précédent. Ainsi, il deviendrait envisageable que d’autres pays de la zone euro se trouvant en difficulté – tels que l’Italie ou le Portugal –, et dont les réserves d’or sont bien plus importantes, ne recourent également à une vente massive de leur or.

• Puis la recommandation de Goldman Sachs, émise mercredi 10 avril, de vendre l’or à découvert.

• Enfin, les dernières minutes de la Fed suggérant que plusieurs membres souhaiteraient commencer à réduire le programme d’achats d’obligations – voire, même, de l’arrêter complètement. Nous sommes surpris par la réaction du marché face à ces commentaires, d’autant plus que la majorité des données publiées depuis la réunion du FOMC – chiffres du chômage, ventes au détail, indices de confiance – ont été en-dessous des attentes. Un retrait rapide de QE semble donc improbable.

Toutefois, la baisse ne fut que de 14% en deux jours, ceci après de longues années de hausse ininterrompue – n’oublions pas, en effet, qu’en 2009 l’once d’or s’échangeait pour moins de 1 000 dollars. En outre, le marché de l’or semble survendu et la demande physique chinoise et indienne pourrait resurgir, même si l’or n’a pas encore touché son niveau de support majeur, qui se situe entre 1 200 et 1 300 dollars.

Le désintérêt massif et global pour l’or est surprenant et semble ignorer la persistance de facteurs traditionnellement positifs pour le métal jaune tels que les tensions géopolitiques continues (entre les deux Corées, dans la région du Moyen Orient, etc.), les incertitudes subsistantes au sein de la zone euro ou encore la poursuite des politiques monétaires accommodantes dans les pays développés (Etats-Unis, Europe, Japon).

Un autre facteur méconnu mais qui sous-tend les cours de l’or est que les coûts de production se situent autour des 1 100 et 1 200 dollars. Ainsi, une dégringolade sous les 1 000 dollars plongerait les compagnies minières les moins rentables dans le rouge, ce qui entraînerait la fermeture de certaines mines et donc un frein à l’exploration et à la production d’or. Cette restriction de l’offre ne manquerait pas, par la suite, de soutenir à nouveau les cours.

Ainsi, et pour toutes ces raisons, nous ne cédons pas à la panique et pensons que l’or devrait rebondir à moyen terme. Nous réitérons toutefois notre manque d’appétit pour les actions aurifères négociées à des prix déconnectés du cours du métal jaune durant ces cinq dernières années.

L’augmentation des coûts de production a pesé sur les marges des mineurs, qui ne sont d’ailleurs plus le seul moyen d’investir sur l’or depuis la création des ETF.

Source : http://www.economiematin.fr/les-experts/item/4441-cours-or-baisse-placement-metal-jaune-goldman-sachs

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Printemps français : pourquoi le point de non-retour est probablement franchi – Economie Matin

Vopos, le 11 novembre 1989, laissant passer les citoyens est-allemands à l’Ouest. les mains dans le dos, les armes rangées.

A la Une du Point cette semaine, « sommes-nous en 1789 ? ». L’hebdomadaire évoque les dernières heures de la monarchie et révèle les troublantes similtudes entre la chute de Louis XVI, et l’abandon complet des rênes du pouvoir par François Hollande. Un historien explique que nous sommes sans aucun doute en 1788 : les marges de manoeuvre sont réduites pour le pouvoir (si mal) en place, afin d’éviter d’entrer de plain-pied en 1789, bis.

Cela fait des mois que l’un de nos chroniqueurs, Eric Verhaeghe, propose aux lecteurs d’Economie Matin une vision de la crise que traverse notre pays vue par un Louis XVI imaginaire. Aujourd’hui, Louis XVI alerte François Hollande du virage que sont en train de prendre les mouvements contestataires.

Ce n’est pas Frigide Barjot qui a appelé le 5 mai à une grande manifestation nationale afin de donner un « coup de balai » : c’est Jean-Luc Mélenchon, candidat à l’élection présidentielle il y a 10 mois, qui a attiré sur lui 11,1 % des suffrages. Les sondages lui en accordaient souvent 15 ou 18 %. C’est Marine Le Pen, (particuliérement discrète en ce moment, pour des raisons stratégiques évidentes), qui a atteint les 18 % promis à Mélenchon. A eux deux, ils ont rassemblé 39 % de l’électorat français. Que réclame Mélenchon ? Ni plus ni moins une sixième République. Que réclame Marine Le Pen ? Une dissolution, et la proportionnelle. La démission du gouvernement et du président au passage.

Mais qui défile dans la rue tous les soirs depuis des semaines, non seulement à Paris, mais un peu partout en France ? Des hommes et des femmes, leurs fils et leurs filles, de tous âges. La plupart n’ont jamais manifesté de leur vie, ou alors pour les plus vieux, en 1984 pour l’Ecole Libre, et en 1997 contre le PACS. Qui sont-ils ? Des petits bourgeois, la classe moyenne. Les cheveux peignés. Les filles en ballerines. Tous mains nues.  

logo   A écouter sur le même sujet, l’éditorial d’Alexis Brezet sur RTL le 20 avril 2013 (Cliquez ici)

Retournons un instant en 1789. Qui, contrit par le mépris dans lequel le Roi les enferme, se proclame Assemblée Nationale constituante ? Les députés du Tiers-Etat. Qui sont-ils ? Des petits bourgeois, la classe moyenne.

Qui, en 2013, retourne dans la rue tous les soirs, quasiment tous les week-ends (les prochaines manifestations massives sont programmées pour le 21 avril, le 5 mai, le 26 mai). Des petits bourgeois, la classe moyenne.

Autres traits communs entre les deux époques, 1789 et 2013 :

En 1789, la France croûle sous le poids de sa dette extérieure, notamment contractée pour financer la Révolution américaine mais aussi le train de vie du royaume, ubuesque. Le Roi convoque les Etats-Généraux pour les convaincre de l’autoriser à lever de nouveaux impôts. Qui doit payer ? Pas le Clergé ni la Noblesse, exonérés, mais le Tiers-Etat. La bourgeoisie.

En 2013, la France croûle sous le poids de sa dette extérieure, notamment contractée pour financer une guerre économique qui ne dit pas son nom, celle de l’utopie d’une monnaie unique inadaptée à la moitié des pays qui l’utilisent, et nourrir un Etat ventripotent qui ne veut pas faire de régime, malgré le lent coma dans lequel plonge son corps, le pays. Le gouvernement, dont le ministre du Budget a menti pendant des mois sur ses comptes à l’étranger et sur sa probité, tente de convaincre qu’il n’y a pas d’autre moyen que de lever encore plus d’impôts, et de couper dans les allocations familiales.  Qui doit payer ? le Tiers-Etat, les classes moyennes.

En écrivant ces mots, père de famille (nombreuse), entrepreneur, journaliste, écrivain, expérimenté puisque désormais à plus de la moitié de ma vie, j’ai pleinement conscience de ce que cette analyse froide et subjective implique. Je pense en particulier à tout ceux de mon entourage, de mes amis, parfois chers, qui me disent ou m’écrivent : « Non, ce n’est pas possible, nous ne pouvons pas nous le permettre. C’est trop dangereux ». « Toi qui est responsable, raisonnable, calme les choses ».

Je ne souffle sur aucune braise. Je suis d’abord un reporter. Le journaliste reporter est celui qui rapporte ce qu’il voit. Forcément, ce qu’il rapporte est subjectif. Les premiers comptes-rendus de guerre, en Crimée, à la fin du XIXe siècle (avant les journaux reproduisaient les communiqués militaires), étaient rédigés par des journalistes postés sur une butte à des kilomètres du champ de bataille, munis d’une longue vue. Lors du Débarquement, plus d’un journaliste a péri sur la plage caméra en main. Idem en Afghanistan, en Libye, en Syrie.

Ce que j’ai observé ces derniers jours est sans commune mesure avec tout ce qu’il m’a été donné de voir ou de lire sur la France dans ma carrière. Ou plutôt, ne me rappelle que trop bien ce que j’ai lu et sait des précédentes révolutions. Le Point « fait bien le job », rappelant succintement les événèments qui ont provoqué 1830, 1848, la Commune. Bravo FOG.

Personnellement, je pense que François Hollande et Manuel Valls sont trop bien informés, trop intelligents, pour ne pas mesurer le danger qui se profile à l’horizon. Seulement, le petit manuel anti-Révolution pour chefs d’Etat est bourré de pages blanches. Et sur les autres, on retient surtout les conneries à ne pas faire. Mais tout ce qui n’a pas été tenté, n’a pas encore été contré. Et la manifpourtous, le Printemps français, les veilleurs, tout cela est inédit, ou en tout cas, différent d’autres modèles importés.

Pour ma part, (faisant écho au personnellement du paragraphe plus haut), je pense que c’est la chute de la RDA qui doit servir de miroir (déformant) à ce qui se passe en ce moment en France. Bien sûr, nous ne sommes pas dans une dictature communiste. Mais dans un état social-iste, qui dirige tout, contrôle tout, brime tout, ponctionne tout, oui,c’est une certitude. Entrepreneur depuis onze ans, je sais tout le mal que l’on peut avoir dans ce pays à vouloir créer. Les entrepreneurs français, en France, ont en commun d’être fous, ou inconscients, ou les deux. Quand on voit dans quel mépris les administrations les tiennent, et les obstacles qui se dressent en permanence contre eux ! Le premier, et non des moindres, étant que bien souvent, une entreprise publique, semi-publique, soutenue par des fonds ou subventions publics, une collectivité, fait déjà une partie du job à votre place. Ou vient le faire à votre place, bien entendu à moindre coût, puisque dopé aux subventions et aux couts cachés pris en charge par la collectivité. Sans qu’aucun Conseil de la Concurrence n’intervienne. Ni qu’aucun élu ne perçoive l’impossibilité de la chose qu’il a bien souvent suscitée voire décidée.

Voilà ce que nous avons en commun avec la RDA dirigiste de Honnecker. Nos performances économiques n’en sont plus si éloignées ! Nous sommes trois fois moins performants que l’Allemagne, comme la RDA en son temps l’était par rapport à la RFA, proportionnellement parlant.

Et les manifestants de ces derniers jours, les veilleurs en particulier, qu’ont ils en commun avec les manifestants qui firont tomber sans un coup de feu la RDA ? Les bougies. Les chants. la non-violence. En 1989, les vopos et leurs officiers, ne sachant pas que faire fasse à une foule compacte de camarades citoyens bougies à la main, laissèrent leurs barrages percer. Une fois, deux fois, dix fois. Tous les soirs. Pendant un mois. C’était ca, ou utiliser les fusils. Mielke, le ministre de l’Intérieur, a refusé de donner l’ordre. Moscou lachait Honnecker.

Que s’est il passé le 24 mars à Paris ? Un barrage, deux barrages, vingt barrages, ont percé. Ce n’était jamais arrivé en maintien de l’ordre en France, à ce point, si « simplement ». Mais en 1989, à Leipzig comme à Berlin et ailleurs en RDA, les vopos n’avaient PAS de gaz lacrymogène. Ni non plus de matraques. Pas besoin ! Dans un état policé comme la RDA, la seule injonction du vopo suffisait à vous glacer le sang, ou à vous envoyer à l’interrogatoire pour une durée indeterminée. Le 24 mars, policiers (surtout) et gendarmes (rarement) ont utilisé les gazeuses pour intimider (souvent), ou pour se dégager, pris de panique (parfois). Avec quelques coups de matraque ou de boucliers pour intimider.

La France a une réputation mondiale (à tenir) en matière de maintien de l’ordre. A Saint-Astier (Périgord), une ville fantôme reconstituée sert à entraîner les gendarmes mobiles mais aussi les forces de police et de gendarmerie du monde entier. Souvenez-vous l’offre de service de Michel Alliot Marie au gouvernement tunisien, aux prémices de sa révolution ! La France proposait au pouvoir tunisien de lui prêter des unités de mobiles… Et les caisses de grenades lacrymogènes bloquées par les douaniers à Roissy… Celles-là même qui sont utilisées aujourd’hui contre le petit peuple français.

Mais tout cela ne peut rien contre une foule déterminée, pacifiste, les mains nues. Si un rang tombe sous les coups de matraque, sous les jets de gaz, un autre rang sortira de l’ombre. Puis un autre. Vous connaissez, vous, sur ces cinquante dernières années, beaucoup de manifestations qui ont remplacé les slogans par le poème de Charles Péguy « Heureux ceux qui sont morts« ,  « l’Espérance« , ou « le chant des Partisans » ? Moi pas.

Car pour la première fois depuis des décennies, ceux qui connaissent par coeur Péguy, « l’Espérance » ou « le chant des Partisans », sont dans la rue.

Et ça, c’est un signe.

Source : http://www.economiematin.fr/les-experts/item/4446-revolution-francaise-crise-economique-manif-pour-tous