Fitch retire le « AAA » de la Grande-Bretagne, Actualités

L’agence évoque la dégradation de sa situation économique qui l’a amenée à revoir en hausse ses prévisions en matière de dettes publiques. La livre sterling a décroché face au dollar.

AFP

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L’agence Fitch Ratings a retiré ce vendredi soir sa note maximale « AAA » à la Grande-Bretagne, en raison de la dégradation de sa situation économique qui l’a amenée à revoir en hausse ses prévisions en matière de dettes publiques.

Elle explique dans un communiqué prévoir désormais que la dette publique britannique culminera à 101% du produit intérieur brut (PIB) sur l’exercice budgétaire 2015-2016 et qu’elle ne refluera qu’à partir de 2017-2018, alors qu’elle tablait auparavant sur un pic à 97% et un recul à partir de 2016-2017.

La note du pays a été abaissée d’un cran à « AA+ ». Sa perspective d’évolution est « stable », ce qui veut dire que l’agence de notation n’envisage pas de la modifier à nouveau à moyen terme. La probabilité d’une autre dégradation est de moins de 50% à un horizon de deux ans, précise le communiqué.

Situation comparable à la France

Fitch est la deuxième agence à déclasser la Grande-Bretagne en quelques semaines.Moody’s avait retiré son « Aaa » au pays en février dernier, ce qui a avait provoqué une véritable onde de choc dans le pays.

La Grande-Bretagne a désormais une situation à peu près comparable à celle de la France, qui a aussi perdu la note maximale chez deux des trois agences de notation faisant référence sur les marchés -Standard & Poor’s et Moody’s. La France bénéfice toujours du AAA chez Fitch, assorti d’une perspective négative.

La livre sterling a décroché face au dollar après l’annonce de cette décision. Elle s’échangeait contre 1,52233 dollar (-0,30%) vers 18h30.

Écrit par Guillaume MAUJEAN 
Chef de service 

Source : http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/0202717446666-fitch-retire-son-aaa-a-la-grande-bretagne-560063.php

Royaume-Uni : les banques doivent trouver 30 milliards d’euros « Le Journal du Siècle

Les banques britanniques vont devoir combler un trou de 30 milliards d’euros d’ici la fin de l’année pour renforcer leurs fonds propres et se mettre à l’abri des pertes provoquées notamment par le coût des scandales entachant la City et les turbulences dans la zone euro.

Ces capitaux permettront aux banques d’atteindre un ratio de 7% de fonds propres « durs » (capital et bénéfices mis en réserve rapportés aux prêts accordés) correspondant aux règles de Bâle III, a indiqué mercredi la Banque d’Angleterre.

Les règles de Bâle III devaient initialement entrer en vigueur à partir du 1er janvier 2013 en Europe mais du retard a été pris en raison de l’incapacité des Européens à trouver un accord. Leur entrée en vigueur devrait intervenir au mieux en début d’année prochaine.

Cependant, d’après un examen effectué par l’autorité des marchés financiers FSA, les pertes attendues d’ici trois ans sur les actifs risqués, qui incluent l’immobilier commercial en Grande-Bretagne et l’exposition aux économies « vulnérables » de la zone euro, devraient dépasser de 35 milliards d’euros les sommes déjà mises de côté par les banques britanniques.

D’autre part, le coût des scandales entachant la City (Libor, ventes abusives de produits financiers) devrait être supérieur de 12 milliards d’euros par rapport aux provisions déjà effectuées.

Et, enfin, l’approche plus prudente en terme de risques réclamée par les régulateurs va provoquer une augmentation des actifs pondérés par les risques de 200 milliards d’euros, ce qui équivaut à un besoin de plus de 14 milliards de fonds propres.

« Pris ensemble, les effets de ces trois ajustements vont être équivalent à une réduction d’environ 60 milliards d’euros du capital réglementaire des principales banques britanniques », a souligné la banque centrale.

Si certaines banques seront toujours au-dessus du seuil des 7% malgré ces ajustements, d’autres ont un « manque à combler d’environ 30 milliards d’euros » si l’on considère leur niveau de fonds propres de la fin 2012, selon la BoE.

La BoE avertit par ailleurs que « d’autres augmentations de ratios seront demandées après 2013″ en raison de la mise en conformité totale avec Bâle III d’ici 2019 et d’un renforcement supplémentaire des fonds propres des banques ayant un caractère systémique.

Le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mervyn King, a tenu à rassurer en indiquant que lever ces capitaux serait « gérable » tandis que son adjoint, Andrew Bailey, a assuré que la moitié de cette somme était déjà inclue dans les renforcements de fonds propres prévus par les banques.

Le ministre libéral-démocrate du Commerce, Vince Cable, a toutefois vivement attaqué cette annonce de la banque centrale. « L’idée que les banques soient forcées à lever de nouveaux capitaux au cours d’une période de récession est erronée », a-t-il déclaré sur Sky News.

L’annonce de ce trou « souligne la fragilité du système bancaire », juge de son côté Samuel Tombs, de Capital Economics, selon qui les mesures de soutien au crédit du gouvernement ne « devraient pas faire une grande différence pour les perspectives économiques à court-terme » alors que les banques font face à ces besoins de fonds propres.

Selon les observateurs, les banques qui pourraient être le plus touchées par cette décision devraient être RBS et Lloyds Banking Group, établissements sauvés par l’Etat durant la crise de 2008 et qui accusent toujours de lourdes pertes.

Sources : Le Parisien / Euronews / Le Journal du Siècle

Le Quantitative Easing … le coup de grâce définitif …. !!!

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Regardez bien ce graphique qui schématise l’effet de la politique du Quantitative Easing menée par la Réserve Fédérale Américaine et son patron Ben BERNANKE, les tendances haussières que vous y constatez, apparaissent comme une réaction directe à chaque nouvelle vague d’impression et d’émission de monnaie, ainsi, l’indice du Dow Jones Industrial Average a dépassé son record de 14.165, qui a été atteint le 9 octobre 2007 précédant «la grande récession», mais est ce que cela représente une véritable relance de l’économie américaine ??!!!

En réalité, ces tendances qu’on voit, ne correspondent à aucune forme de croissance économique réelle, l’économie américaine est toujours en récession aggravée, les taux de chômage augmentent, à mesure que les licenciements prennent de plus en plus d’envergure, les entreprises incapables de résister face à cette baisse d’activité, mettent la clé sous la porte et le rythme de consommation des ménages est en baisse constante, tout ces facteurs bloquent de manière radicale toute possibilité de relance économique, et pourtant la Réserve Fédérale Américaine continue son plan d’Assouplissement Quantitatif qui consiste à faire marcher les planche à billets, imprimer encore plus de monnaie et l’injecter dans un système économique déjà  à l’agonie (quoi que les Merdias essaient de vous convaincre du contraire) en espérant que ça va le réanimer, il est clair et évident que les spécialistes économiques de cette institution semblent oublier complètement que l’océan de croissance économique fulgurante d’avant la crise, ne fut possible que grâce aux mécanismes de la dette, en effet, les ménages américains durant les 10 années précédant la crise de 2008, s’endettaient à un rythme qui avoisinaient les 1000 milliards de dollars chaque année, et cet argent se retrouvait directement dans les circuits économiques via les mécanismes de consommation directe ou indirecte, enrichissant ainsi la croissance de manière effective et palpable, Or, avec les taux de chômage actuels, l’incertitude quand à la pérennité de leurs emplois, les gens n’ont plus le courage ou la volonté de s’endetter, ce qui fait que les sommes gigantesques d’argent imprimés et injectés dans l’économie, ne génèrent absolument aucune valeur économique réelle, elles circulent entre les stocks de la Réserve Fédérale, les banques d’investissement et les marchés financiers  sans produire quoi que ce soit (Et même les Chinois n’en veulent plus des bons aux trésor Américains ..), et l’économie elle est à l’arrêt, complètement incapable de générer de la valeur sans la dette.

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A la lumière des faits citées ci-dessous, le Quantitative Easing, est entrain de créer reprise synthétique du marché qui ne repose sur aucune certitude de relance de économique ou sortie probable de la récession aggravée, la FED qui a imprimée plus de 3 milliards de dollars et aura injecté $ 4 billions de dollars dans l’économie d’ici la fin de cette année (La FED imprime quelques 85 Milliards de dollar par mois), ne fait qu’enfoncer la situation déjà catastrophique au plus bas, et de ce fait semble complètement déconnectée de la réalité, et je rappelle dans ce sens, que son patron Ben BERNANKE lui, a confirmé que cette politique d’assouplissement sera adoptée de façon illimitée, jusqu’à ce que le taux de chômage baisse, alors que ce dernier est associé directement à la croissance qui est en baisse constante et non à la quantité de monnaie en circulation.

D’un autre côté, les banques d’investissement profitent largement de cette manne d’argent disponible gratuitement, et en l’absence de tout potentiel d’investissement dans des secteurs déjà meurtris par les manipulations frauduleuses (Marché immobilier, produits dérivés, Credit Default Swap …), la bande de Goldman Sachs et compagnie n’hésite pas à opérer dans le marché des matières premières et commodités avec d’autres formes de spéculations et montages de prix, causant ainsi des flambées des prix de produits alimentaires (Bulle Alimentaire) avec toutes les conséquences catastrophiques que peut causer sur les pays du tiers monde (Famine, Malnutrition, instabilité politiques et sociales ..)et ce, en toute impunité, puisqu’il est maintenant évident pour tout le monde que les politiciens ne servent plus les intérêts de leurs concitoyens, mais ceux du monde de la finance, entre temps, l’Oligarchie Financière Mondialiste, qui est maintenant absolument certaine qu’il n’ya pas de sortie possible de cette crise, n’hésite pas à se ruer sur l’unique et véritable forme de valeur lui permettant de conserver sa fortune, l’Or, ce métal précieux sur lequel s’opère un véritable Bankrun ces derniers mois.

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Ainsi, cette politique d’Assouplissement Quantitatif, n’aura qu’une seule et ultime conséquence sur l’économie américaine et elle est loin d’être positive, puisque les lois du marché sont immuables, et imposent une règle toute simple, le plus vous imprimez de la monnaie sans véritable croissance économique pour accompagner et soutenir l’émission d’argent et sans aucune valeur solide pouvant instaurer la confiance des acteurs économiques et des citoyens en cette monnaie (Or, métaux précieux …) le plus cette monnaie perd de sa valeur initiale de manière continue, ce qui finira par entraîner tout le circuit économique dans un gouffre abyssal d’Hyperinflation et de dévaluation sans fin, à ce moment là, les billets de banque, auront la même valeur que les billets du fameux Monopoly, pire encore, il vous faudra une brouette entière remplie d’argent pour payer votre miche pain ou votre café. 

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Pour résumer ce scénario lugubre qui se présente et que beaucoup d’entre nous n’arrivent pas a assimiler, l’unique certitude qui nous reste, c’est de se préparer au crash qui est devient désormais inévitable, devant la situation actuelle, la masse de monnaie en circulation continue d’augmenter et il est presque impossible d’envisager quoi que ce soit dans ce schéma, cependant une chose est sûre, l’assouplissement quantitatif continuera de faire baisser la valeur de la monnaie et rendra les marchés encore plus instables et plus sensibles au premier choc.

 

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Mehdi BOUABID

07/03/2013

Le Mexique veut impérativement auditer ses réserves d’Or stockées à la Banque d’Angleterre … !!!| SilverDoctors.com

L’Or, tout le monde en parle, tout le monde en cherche, il est maintenant question de Souveraineté pour les pays, le navire économique est entrain de chavirer et les issues possibles se réduisent à la garantie des véritables richesses, les métaux précieux et non les billets de banques qui très bientôt ne serviront à rien …. l’impact est de plus en plus imminent et on va tous rigoler bien comme il faut … et le Spectacle va être édifiant …..!!!!

Le Mexique veut impérativement auditer ses réserves d’Or stockées à la Banque d’Angleterre … !!!

Mehdi BOUABID

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MEXICO’S FEDERAL AUDIT DEMANDS PHYSICAL INSPECTION OF SOVEREIGN GOLD HOLDINGS HELD AT BOE!

*BREAKING
Guest Post, by Guillermo Barba

Today we have an exclusive note on this blog: the Mexican Superior Audit of the Federation (“ASF” in Spanish), in its Report of Supreme Audit Results of the 2011 Public Account” delivered last week to the Chamber of Deputies, gave a stern “recommendation” to the Bank of Mexico (Banxico) to audit the Bank of Mexico’s gold reserves held in London at the Bank of England.

The reason is one of the most important issues we have addressed here: the gold reserves of Mexico.
As you may recall, last year we informed that after four months of legal wrangling with Banxico, it was forced to give us the information about the supposed physical location of Mexico’s sovereign gold holdings.  In the disclosure, we discovered that 95 percent of the Mexican gold reserves (about 125 tonnes) were abroad, and almost all (99%), in London, England.The ASF has determined that Mexico should “make a physical inspection with the counterparty that has the gold under its custody, in order to be able to verify and validate its physical wholeness and thecompliance with the terms and conditions of dealing with this Asset…” It was verified by the ASF that this has never been done by Banxico.
Well, the ASF documented the purchase of 100 tonnes of gold that was made in 2011, for a total of 4,543 million dollars.
In its report, the ASF says that a confirmation of the operation was made with the counterparty, but also “found that Banxico has not conducted physical inspections to gold to verify compliance with the terms of acquisition and the conditions regarding its storage, in order to be certain of the physical custody of this asset.” Our emphasis.
Moreover, the central bank only has documents which establish the terms and conditions, the dates of the transactions and payment vouchers. That’s all.
In other words, Banxico invested 4.5 billion dollars and released the money without making any confirmation of the existence of the gold purchased, or of the location of the vaults where the gold bars were supposed to be held. Mere “paper gold”.
The ASF states that the Central Bank gave them some arguments on why they did not consider any verification as necessary, and assured them that the gold reserves were under the custody of “a prestigious financial institution”. It seems that Banxico has a “blind faith” regarding such an institution.
According to the report, the Bank of Mexico said that the metal seller “only” offers services to other central banks and monetary authorities, and “places gold in custody in a bank of the United Kingdom” who “sets strict standards for weight and purity which gold bars must meet, in order to be received  under custody.” Almost a religious act for Banxico.
In this blog it’s been documented that this custodian is none other than the famous Bank of England, which is supposed to provide its services on an “allocated basis”. That is, that customers have, or should have, a list of every ingot owned with serial number and stamped certifications of purity.
Banxico has none of these lists. Last year it could not answer a single question made by this journalist, through a legal “Request for Information”, about the number of bars that make up the Mexican gold reserves. The central bank only said that “due to the variability of the content of gold in the bars, it is not possible to specify with certainty the exact number of bars purchased.” Oops!
All this makes us wonder if Banxico is really complying with the mandate of Section I of Article 19 of the Bank of Mexico Act: that the reserve shall be composed of “The currencies and gold owned by the Central Bank, free of all liens and whose availability is not subject to any restriction”.
Is there no restriction on gold bullion that has not even been proved to exist? Isn´t Banxico breaking its own law?
The institution headed by Agustin Carstens wished to be excused for this irregularity, and reported that it is a common practice to perform such operations, and that an inspection such as that recommended by the ASF would have a“significant cost”.
Nevertheless, the ASF has insisted under its official “recommendation” number 11-0-98001-02-0154-01-001 (they made only two recommendations, and this was the first): Bank of Mexico should “make a physical inspection with the counterparty that has the gold under its custody, in order to be able to verify and validate its physical wholeness and thecompliance with the terms and conditions of dealing with this Asset…” It was verified by the ASF that this has never been done by Banxico.
No doubt. This is very delicate and Banxico has gotten into this problem unnecessarily.
Therefore it is important for Dr. Carstens to stop being evasive and decide not only to verify our gold but to order its complete repatriation to the country. It would not be the first nation to do so.
This is the very same story that Germany lived just months ago.
There, the German court of auditors (Bundesrechnungshof) demanded also in 2012 that the Bundesbank undertake an audit of its gold reserves.
By the way, a German parliamentarian, Philipp Missfelder, wished to inspect the German gold bars held at the N.Y. Fed, and the N.Y. Fed could not, or did not wish to, tell him which bars belonged to the Germans.
In Mexico we need to bring home all our gold. These ingots are national treasures and we should claim them as an act of sovereignty. There is no reason for them to remain abroad.
Instead of selling our golden reserves, as Banxico has been doing for several months now, it should take this buying opportunity to acquire much more. In this blog, we’ll be informing in the weeks to come if these gold bars have been located in our Mexican territory, England or NY.

Meanwhile, we have to remember that this global financial crisis is far from over, and that it is essential for us to have “in hand” the small gold shield we decided to buy. Not doing so means that we are unnecessarily exposed to expropriation and the real possibility of waking up tomorrow with a “hang over”, after a “dream of gold”.

Originally Posted at Guillermo Barba’s blog

Source : http://www.silverdoctors.com/mexicos-federal-audit-demands-physical-inspection-of-sovereign-gold-holdings-held-at-boe/

 

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La guerre des monnaies, ou la destruction mutuelle assurée | JOL Journalism Online Press

La guerre des monnaies, ou la destruction mutuelle assurée

C’est la nouvelle superproduction mondiale de 2013. La guerre des monnaies se déchaîne sur tous les écrans du monde. En réalité, elle n’a jamais cessé depuis 2010-2011, moment où elle a commencé.

Logo symbolisant l’échange de devises.

La guerre des monnaies a été occultée depuis deux ans pour une raison simple. Il y avait beaucoup d’autres sujets encore plus importants ou plus graves (à vous de choisir) à traiter dans l’actualité économique. L’euro allait-il exploser ? Les États allaient-ils fairefaillite ? La croissance allait-elle repartir et nous sauver enfin des affres de la récession ? Les banques allaient-elles être sauvées ou allaient-elles toutes s’effondrer en nous entraînant avec elles ?

Alors, franchement, savoir si une monnaie est un peu plus dévaluée que sa voisine ne présentait pas un intérêt majeur. En réalité, rien n’a beaucoup changé depuis le début des hostilités. Simplement nous occultons, nous oublions et un sujet chasse l’autre, la vitesse de l’information étant maintenant une évidence pour tous. Nous sommes plus que jamais dans l’immédiat. Mais l’immédiat empêche de voir le tableau d’ensemble, l’essentiel.

La guerre des monnaies, c’est en réalité la baisse des monnaies

Voilà l’essentiel, voilà l’idée qu’il faut retenir. Pour améliorer la compétitivité de manière factice, les États jouent sur la valeur de leur monnaie en en imprimant suffisamment pour que sa valeur baisse. Le problème, c’est qu’en dehors de l’Europe et de l’euro… tout le monde fait la même chose. C’est donc l’histoire de parachutistes qui, même s’ils n’ont pas sauté exactement au même moment de l’avion,… arriveront quand même tous au sol.

C’est donc un jeu économique stupide et sans intérêt qui ne fait que révéler le manque d’idées de nos autorités économiques et politiques totalement dépassées par la crise économique actuelle. Cela participe plus de manœuvres désespérées que d’une stratégie brillante qui aurait des chances de réussite. … mais c’est de toute façon, compte tenu du niveau d’endettement atteint partout dans le monde, désormais inéluctable.

Plusieurs limites

La guerre des monnaies c’est un peu comme l’arme nucléaire. Si tout le monde l’utilise sur son voisin qui lui-même riposte…. C’est la destruction mutuelle assurée. L’homme n’ayant jamais fait preuve de sagesse, la seule raison pour laquelle personne n’atomise son voisin, c’est bien la peur de se faire atomiser à son tour. Dans une guerre nucléaire, il n’y aurait pas de vainqueur. Que des perdants.

Il en va de même pour la guerre des monnaies. À l’arrivée, des monnaies qui ne valent plus rien. Vouloir supprimer toute valeur à sa monnaie n’est pas franchement une bonne idée. Raison pour laquelle ce phénomène trouvera naturellement des limites. Lerenchérissement des importations est également un obstacle auquel est confronté un pays comme le Japon par exemple, mais pas au hasard puisque c’est l’Empire du Soleil Levant qui vient de relancer les hostilités récemment, et depuis Fukushima et l’arrêt de nombreuses centrales nucléaires totalement dépendant de ses importations de pétrole de gaz et de charbon pour répondre à ses besoins énergétique.

Une croissance de l’activité économique japonaise, qui reposerait sur une baisse de la valeur du yen, entraînerait mécaniquement une très forte de hausse des importations de matières premières quelles qu’elles soient ce qui aurait pour conséquence… de réduire la compétitiviténippone. Là aussi la guerre des monnaies trouvera ses limites de façon assez rapide. La baisse des monnaies n’est qu’un bol d’air économique de court terme. On ne peut pas baser une politique économique, de croissance et de compétitivité durable sur ce genre de stratégies… sauf quand on a épuisé toutes les autres solutions.

Vers l’effondrement des monnaies

À mon sens, cette guerre des monnaies doit donc être vue non pas pour ce qu’elle semble être, à savoir la recherche d’une « dévaluation monétaire de compétitivité », mais une érosion de plus en plus marquée de la valeur intrinsèque des principales monnaies. Le Royaume-Uni avec sa livre sterling, les États-Unis avec leur dollar, ou encore le Japon avec son yen, sont tous les trois des pays surendettés et insolvables. Leur monnaie tendra donc progressivement vers 0. Cela signifie deux choses. La première, c’est que la guerre des monnaies va se poursuivre jusqu’à ce que tous les parachutistes aient atteint le sol. La deuxième chose, c’est quelorsque toutes monnaies ne vaudront plus tripette, il faudra réinventer un nouveau système monétaire international.

La guerre des monnaies occulte donc l’essentiel à savoir que les monnaies que nous connaissons et que nous utilisons sontcondamnées.

 La guerre des monnaies

L’Allemagne lève le secret sur ses 3396 tonnes d’or | ActuWiki

L’Allemagne lève le secret sur ses 3396 tonnes d’or | ActuWiki.

Sous la pression du Bundestag, la banque centrale allemande a levé le voile sur ses réserves en or, dont 45% sont stockées dans les coffres de la Fed, 13% à Londres et 11% à Paris.

l'Or - mur

La Bundesbank, la banque centrale allemande, s’est finalement décidée à lever le secret entourant le trésor national. Cela faisait plusieurs semaines que les députés allemands réclamaient la transparence sur les lieux de stockage des réserves d’or du pays, alors qu’une véritable psychose se répandait outre-Rhin, certains médias allant jusqu’à se demander si celles-ci étaient bien réelles.

Sous la pression de la commission du budget du Bundestag, la Buba a finalement révélé que 1536 tonnes d’or, d’une valeur de 60,1 milliards d’euros, soit 45% des réserves allemandes du métal précieux, sont entreposées dans les coffres de la Fed à New York. L’Allemagne conserve 31% des réserves sur son propre territoire. La Bank of England stocke 13% de l’or allemand à Londres, alors que la Banque de France veille sur 11% du trésor à Paris.

«Vous gardez bien cet or!», avait lancé en octobre le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung au gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer. Dopé par les incertitudes entourant l’euro, cette «fièvre de l’or» avait poussé les responsables de la Buba à inspecter les lingots numérotés de la banque centrale allemande à Paris, Londres et New York. «Je ne comprends pas pourquoi de l’or allemand est entreposé à l’étranger», s’était offusqué le député conservateur Philipp Missfelder, après s’être vu refuser une inspection des réserves allemandes par la Banque de France.

Rapatrier par bateau

Avec 3396 tonnes, soit une valeur de 132,8 milliards d’euros, l’Allemagne détient les réserves d’or les plus importantes au monde, après la Fed aux États-Unis. Depuis 1951, l’Allemagne avait acheté une grande partie de son or à New York, Londres et Paris, et décida de le stocker sur place. Le volume d’or stocké dans chacune de ces capitales était resté secret jusqu’à présent.

La Buba a aussi annoncé son intention de rapatrier quelque 150 tonnes d’or des États-Unis, par bateau en petite quantité, au cours des prochaines années. Elle a l’intention de le faire fondre et de vérifier sa pureté dans des lieux tenus secrets.

Peter Boehringer, cofondateur de l’initiative citoyenne «Rapatriez notre or au foyer», s’est félicité de ces annonces. «Nous avons toujours dit qu’un inventaire des réserves est au sommet de notre agenda, a-t-il commenté. Et si ce n’est pas possible, nous devons ramener notre or au pays.»

source : Le Figaro

http://actuwiki.fr/actu/4910 

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