Thinkerview – Interview de Olivier Delamarche

Une interview très intéressante avec Olivier DELAMARCHE, qui avec sa franchise et son honnêteté habituelles, n’hésite pas à exposer la vérité d’une crise devenue désormais incontrôlable … à voir absolument …!!!

Merde aux banquiers! | Le Devoir

Merde aux banquiers! | Le Devoir.

Le jugement de cour est passé presque inaperçu, la semaine dernière. Mais il est de taille. Selon un tribunal de l’Association européenne de libre-échange, l’Islande avait le droit, lorsque ses banques se sont effondrées en 2008, de refuser de rembourser ses épargnants étrangers.

Ce jugement répond à une question cruciale : l’argent public doit-il sauver ou non des banques en faillite ? Après la chute de la première banque privée du pays, Landsbanki, l’Islande avait dû nationaliser en catastrophe son système bancaire. Par la suite, décision avait été prise – les politiciens se voyant un peu forcés par un peuple en colère et des référendums sans équivoque – de dire « merde » aux banquiers… et par la même occasion à leurs victimes étrangères.

 

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L’Islande, c’est ce minuscule pays insulaire (325 000 habitants) qui, dès 2008 et avant tous les autres, a connu les affres de la crise économique et financière. Au cours des années 2000, et jusqu’à ce fatidique automne 2008, une gigantesque bulle s’était formée dans ce pays.

 

Quelques banques de Reykjavik avaient réussi à attirer, de façon plus ou moins honnête, les économies et les investissements de sociétés et d’épargnants étrangers, la plupart britanniques et hollandais, qui étaient venus alléchés par des taux d’intérêt extraordinaires.

 

Dans les magouilles de ces fastes années, beaucoup d’Islandais avaient trouvé leur compte. Avant leur « divine colère » de 2008-2009, ils avaient longtemps fermé les yeux sur les manoeuvres lucratives des Icesave et autres Landbanski, entreprises financières dirigées par des chefs hautement « créatifs » dans leur recherche de débouchés internationaux.

 

Fin 2007, l’ONU rapportait qu’avec un produit intérieur brut de 40 000 euros par habitant, les Islandais jouissaient du niveau de vie le plus élevé du monde. Chômage inexistant, dette minime, croissance annuelle de 5 %. Avec un secteur bancaire envahissant qui avait supplanté les activités traditionnelles du pays (pêche).

 

Fin 2008, la bulle éclatait. Les banques faisaient faillite, laissant des dettes équivalant à plusieurs centaines de milliers de dollars par habitant… et le niveau de vie s’effondrait de près de 20 % en quelques mois.

 

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Il y a quelques jours sur Al-Jazeera anglais, en provenance de Davos, on pouvait voir une interview d’Olafur Ragnar Grimsson, président islandais réélu pour un quatrième mandat en juin 2012 (notamment parce qu’il a pris la part « du peuple » dans ce scandale bancaire).

 

Extrait de cette entrevue du président Grimsson : « Pourquoi considère-t-on que les banques sont les saintes chapelles de l’économie moderne ? La théorie que vous devez payer pour sauver les banques, selon laquelle les banquiers peuvent jouir de leurs propres bénéfices et de leur succès, mais que ce sont les gens ordinaires qui doivent payer pour leurs échecs, au moyen des impôts et de l’austérité… cette théorie, eh bien, les gens ne l’accepteront pas sur le long terme, dans des démocraties éclairées. »

 

On ne saurait mieux critiquer la doctrine de l’austérité, appliquée scrupuleusement par des pays comme la Lettonie (5,5 % de chômage avant la crise, 14 % aujourd’hui), le Royaume-Uni ou l’Irlande, régulièrement cités en exemple par les tenants de la rigueur fiscale. L’Irlande qui a connu vers la même époque des malheurs similaires, mais qui – à la différence de l’Islande – a remboursé scrupuleusement les créanciers étrangers, augmentant la dette nationale de façon astronomique… L’Irlande dont le taux de chômage, début 2013, reste aux alentours de 15 %.

 

Et l’Islande en 2013 ? Le pays des Vikings n’a pas seulement dit « merde » aux banquiers véreux. L’État islandais a refusé de suivre les doctes conseils des spécialistes de Londres et de Bruxelles ; il n’a pas fait de la réduction du déficit et des privilèges des banques une priorité absolue ; il a même défié le droit européen. Il a dévalué radicalement sa monnaie (oui, ce petit pays farouchement indépendant dispose toujours de sa devise), et ne s’en trouve que mieux aujourd’hui.

 

Le niveau de vie des Islandais a certes baissé : les week-ends à Paris sont plus rares, les importations de luxe également. Mais le chômage est retombé sous les 8 %, et après l’épouvantable purge de 2008-2009, la croissance a repris à 3 ou 4 % par an. Le pays, au contraire de tous les voisins qui ont traversé des épreuves semblables, est résolument sur la voie de la récupération totale.

 

Et s’il y avait une autre façon de faire face à la crise ?

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François Brousseau est chroniqueur d’information internationale à Radio-Canada. On peut l’entendre tous les jours à l’émission Désautels à la Première Chaîne radio.

Iceland Crise en Islande

» Attaque de la finance

» Attaque de la finance.

Attaque de la finance

Monsieur Dupond, après une longue carrière d’exploitation capitaliste, a réussi à se constituer une épargne pour améliorer l’ordinaire une fois l’âge légal de la retraite passé ou, le cas échéant, pour survivre des fois que l’État ait fait faillite d’ici-là. Comme il est patriote, Monsieur Dupond décide d’aider l’État français à se financer en plaçant ces économies sur l’OAT 2,25% 25 octobre 2022, obligation émise pour de vrai le 31 octobre dernier [1].

Il faut dire que des emprunts d’État, il y en a. C’est la maladie classique des social-démocraties : elles sont en permanence tiraillées entre une cette part de leur électorat qui réclame des services publics gratuits (i.e. financés par l’impôt) et ceux de leurs électeurs qui rechignent à raquer pour les autres. Du coup, afin d’assurer la réélection de l’équipe en place et une fois les trésors du génie fiscal épuisés, la social-démocratie se met à créer des dettes. Mieux encore, elle a même trouvé un moyen de justifier scientifiquement ses penchants clientélistes grâce à John Maynard Keynes : créer du déficit et de la dette, c’est une politique de croissance ™ et donc, c’est bien ; gérer son budget sainement, c’est de l’austérité ™ et donc, c’est mal.

Bref. Le 31 octobre 2012, Monsieur Dupond achète pour 100 euros (multipliez ce chiffre et les suivants comme bon vous semble) d’OAT 2,25% 25 octobre 2022 en vertu de quoi, l’État s’engage à lui verser 2,25 euros d’intérêts par an pour chacune des 10 prochaines années et à lui rembourser ses 100 euros en octobre 2022. Naturellement, ces intérêts seront fiscalisés soit au taux du prélèvement libératoire de 24%, soit au barème progressif de l’impôt sur le revenu et devront également être amputés de 15,5% de prélèvements sociaux : ce qui signifie que l’État pourrait récupérer jusqu’à 39,5% des intérêts qu’il paye à Monsieur Dupondvia son administration fiscale.

Il est important de noter qu’à ce stade, du point de vue de l’État, l’opération est définitivement bouclée : quoiqu’il arrive, il dispose désormais de 100 euros qui lui coûteront 1,36 euros par an (2,25 euros d’intérêts dont il récupère 89 centimes sous forme de taxes) et qu’il devra rembourser à Monsieur Dupond en octobre 2022 [2].

Évidemment, dix ans c’est long et il est tout à fait possible que Monsieur Dupond ait finalement besoin de son argent entre temps. Fort heureusement pour lui, les obligations ont ceci de pratique qu’elles se revendre au marché de l’occasion – i.e. le marché secondaire par opposition au marché primaire sur lequel Monsieur Dupond a prêté de l’argent à l’État. Tous le problème est de savoir à quel prix.

Par exemple, en octobre 2015, notre obligation à 10 ans sera devenue une obligation à 7 ans et il est tout à fait possible que le niveau des taux d’intérêt à 7 ans à cette date ne soit pas de 2,25% mais de 3%. Du coup, pour refourguer son obligation, Monsieur Dupond sera obligé de baisser son prix de vente de manière à ce que les 2,25 euros d’intérêts annuels payés par l’État permettent à l’acquéreur d’obtenir un rendement de 3% (sinon, bien sûr, il ira voir ailleurs). En l’occurrence, Monsieur Dupond devra vendre son obligation à 95,3 euros et donc subir une perte en capital de 4,7%.

Naturellement, le raisonnement symétrique est également vrai : si, en octobre 2015, Monsieur Dupond cherche à revendre son obligation alors que les taux à 7 ans sont à 1,5%, il réalisera une plus-value d’environ 5 euros par rapport à ses 100 euros initiaux (et devra au passage s’acquitter de 34,5% d’impôts sur ce montant). De ce qui précède, le lecteur est invité à retenir deux choses. Règle numéro 1 : d’une manière générale, dire que les taux des obligations montent est strictement équivalent à dire que leur prix baisse (et inversement) ; c’est le même phénomène vue d’un angle différent. Règle numéro 2 : du point de vue du débiteur – ici l’État – rien ne change ; que les taux ou les prix montent ou baissent, il continue à payer ce qui était prévu au départ.

Or, voilà qu’en octobre 2015, le gouvernement français s’apprête à clôturer son 40ème exercice fiscal en déficit d’affilée. Les caisses sont vides, les entreprises et les contribuables mettent la clé sous la porte ou fuient vers des cieux plus cléments, le chômage et les prestations publiques qu’il implique explosent… Bref, l’État français est en quasi-faillite : on ne sait pas encore s’il répudiera unilatéralement tout ou partie de sa dette ou s’il se contentera de revenir au franc pour le dévaluer (et donc rembourser en monnaie de singe, ce qui revient au même) ; ce qui semble de plus en plus probable, c’est que les créanciers de l’État risquent de passer à l’essoreuse.

Du point de vue de Monsieur Dupond, naturellement, c’est un gros problème : non seulement il pressent que sa retraite par répartition a déjà été répartie dans d’autres poches que les siennes mais, en plus, il comprend parfaitement que les fameux marchés financiers, c’est lui. Monsieur Dupond a beau faire habituellement preuve d’un flegme à toute épreuve, les hurlements de panique de Madame Dupond ne l’y aident pas. Alors Monsieur Dupond cherche à vendre son obligation ; quitte à la brader, quitte à perdre la moitié de ses économies : il préfère ça à la ruine totale.

Seulement voilà, la situation financière de l’État n’est un secret pour personne et déjà, les créanciers – la caisse de retraite de Monsieur Durand, la compagnie d’assurance qui gère le contrat d’assurance-vie de Monsieur Michel, le fonds d’investissement sur lequel Monsieur Leblanc a placé son épargne – se précipitent pour se débarrasser de leurs titres. Du coup, les prix s’effondrent et les taux s’envolent. C’est à ce stade que la cavalerie des agences de notation, toujours en retard de trois plombes depuis qu’elle est devenue une annexe du régulateur, arrive et dégrade la note souveraine de la France. Bien sûr, personne ne les croit mais les quelques investisseurs qui n’avaient pas encore cédé à la panique se voient maintenant contraints par la loi de liquider leurs positions.

Sur le marché obligataire, c’est O.K. Coral. Les derniers investisseurs craquent et réalisent des pertes énormes en cédant leurs obligations alors que seuls quelques hedge funds acceptent encore de les racheter à des prix dérisoires. Plusieurs compagnies d’assurance ont déjà fait faillite et la plupart des régimes de retraite complémentaire sont aux abois tandis que plus aucune entreprise française – sans parler des banques – n’arrive à emprunter un centime sur les marchés.

Alors que Monsieur Dupond réalise à peine qu’une vie de travail vient de partir en fumée, les politiciens, dûment relayés par les médias, défilent devant les caméras de télévision pour expliquer à quel point cette « attaque contre la France » est intolérable, pour dénoncer l’action nuisible des « spéculateurs », pour vouer aux gémonies la « finance folle, mondialisée et dérégulée. » Mais rassurez-vous : ce scénario apocalyptique n’est que pure fiction.

> le blog de Georges Kaplan

 

L’ONU annonce une crise alimentaire mondiale pour 2013 – AgoraVox le média citoyen

L’ONU annonce une crise alimentaire mondiale pour 2013 – AgoraVox le média citoyen.

L’ONU annonce une crise alimentaire mondiale pour 2013

Et pourtant, le domaine de l’agriculture ne s’est jamais mieux porté qu’en cette année, il n’y a jamais eu autant de terres cultivés mais la spéculation sur les produits alimentaire bat son train depuis que le marché financier a pris un sale coups à causes des produits financiers dérivés toxiques comme les Credt default Swap, les Hedge Funds et les banques d’investissement comme la Goldman Sachs se sont mis sur ce marché juteux et se remplissent les poches à notre insu en spéculant sur les produits alimentaires … !!!

 L’ONU met en garde la communauté internationale contre l’imminence d’une crise alimentaire globale pour l’an prochain qui commence dans… un mois ! The Guardian est le premier quotidien britannique a divulguer l’atterrante nouvelle. Cette famine sera induite par un indice incontournable, celui des réserves mondiales de céréales qui ont atteint des niveaux de production dangereusement bas.

Une crise dans la crise, la famine pour certains, la déroute pour d’autres, la spéculation pour quelques-uns : c’est bien le début de la vie invivable qui sera celle d’une humanité trop nombreuse sur une planète exsangue et soumise au chaos climatique. 2050 : il y aura plus à souffrir qu’à choisir.

La sécheresse qui a sévi cet été aux Etats-Unis – la pire depuis plus d’un demi-siècle – n’est pas étrangère à la menace de prochaines restrictions alimentaires, lesquelles feront les choux gras des maîtres chanteurs de la finance en matière d’opportunisme et de spéculation. Cette sécheresse nord-américaine et le grave déficit en pluies qui a touché la Russie et toute la région de la mer Noire ont déjà favorisé un emballement des cours du maïs et du soja. Cette hausse des denrées alimentaires de première nécessité engendrera très probablement des troubles et des conflits armés dans plusieurs contrées du monde, celles les plus sensibles en matière de souveraineté alimentaire, avertit encore l’’ONU.

« Les réserves mondiales de céréales sont si dangereusement basses que les phénomènes météorologiques les plus extrêmes des États-Unis ou d’autres pays exportateurs d’aliments pourraient déclencher une crise alimentaire majeure au cours de l’année prochaine ». Ce niveau n’avait jamais été aussi bas depuis 1974, a indiqué Abdolreza Abbassian, économiste senior de la FAO, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture.

« Nous avons moins produit que ce que nous consommons. C’est pourquoi les stocks sont en cours diminuent ». « Les approvisionnements et les réserves à travers le monde sont à un niveau très bas, ce qui ne laissera aucune place pour les imprévus l’année prochaine », a déclaré encore Abdolreza Abbassian. Par ailleurs, la FAO avertit qu’en 2012, plus de 870 millions de personnes ont souffert de la faim dans le Monde. Au Moyen Orient et en Afrique, la crise alimentaire s’est déjà aggravée considérablement.

Selon l’avis éclairé de Lester Brown, président du Earth Policy Institute : « On ne peut plus se fier au climat et la demande en nourriture croît tellement vite que la rupture est inévitable, à moins que des mesures urgentes ne soient prises immédiatement » ; « Les pénuries alimentaires ont détruit des civilisations antérieures. Nous sommes sur la même voie. Chaque pays devra maintenant se débrouiller par lui-même. Le monde vit chaque année comme s’il s’agissait de la dernière », écrit Lester Brown dans son nouveau livre « Full Planet, Empty Plates ».

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Encore une fois et sur un taux plus prononcé, le monde a vécu à crédit comme si la planète était rechargeable et comme si nous pouvions surexploiter les ressources sur un taux usuraire. En effet et pour la sixième fois en onze ans, le monde a encore consommé plus d’aliments qu’il n’en a produit, principalement en raison des conditions météorologiques extrêmes qui ont sévi dans les grands pays exportateurs d’aliments. Oxfam a déclaré la semaine dernière que les prix des denrées de base, notamment le blé et le maïs, pourraient doubler dans les vingt prochaines années, entraînant des conséquences désastreuses pour les populations surnuméraires et démunies qui consacrent la part la plus importante de leurs revenus au budget alimentaire.

« Nous entrons dans une nouvelle ère de hausse continue des prix alimentaires et la faim dans le monde va se propager ». « La géopolitique de la nourriture éclipse maintenant la géopolitique du pétrole », explique encore Brown qui conclut de la sorte : « Les menaces les plus urgentes de ce siècle sont le changement climatique, la croissance démographique, la pénurie d’eau et la hausse des prix des aliments ».

Selon Jean Ziegler, vice-président du Comité des Droits de l’Homme des Nations unies, tel est le terrible portrait de la faim dans le monde : un enfant meurt de faim toutes les cinq secondes ; ce sont au total 57 000 personnes qui meurent de sous-alimentation chaque jour ; il y a aujourd’hui un milliard d’êtres humains qui souffrent de ce mal ; sur les 70 millions de personnes qui meurent chaque année, 28 millions, soit près de la moitié, décèdent de la faim ou de ses complications ; le continent asiatique est le plus concerné en terme de quantité : 650 millions de personnes sont touchées par la faim ; en Inde, 450 millions d’habitants sont gravement sous alimentés sur 1,3 milliard d’habitants ; en terme de proportion à la population, c’est l’Afrique qui est le plus atteint par ce mal avec 37,2 % de la population continentale.
Cette situation s’explique par le système capitaliste qui régit le monde. La spéculation sur les produits de bases (riz, blé et maïs) dans les bourses agricoles fait grimper leurs prix, jusqu’à 61 % pour le maïs et 93 % pour le riz. Au final, les spéculateurs font des profits astronomiques et les plus démunis ne peuvent plus se procurer ces produits, devenus trop onéreux.

Pour limiter les dégâts et jouer les prolongations d’une humanité déjà victime de sa surpopulation, il faudrait mettre un terme au dumping agricole, abolir la dette extérieure et interdire la spéculation sur les produits de base.

Tout au contraire et depuis ces derniers temps, des firmes transnationales investissent dans les pays les plus pauvres en privant les paysans des terres fertiles qui sont celles de l’agriculture vivrière, donc d’une certaine indépendance alimentaire familiale.

Au vu de ce qui nous attend, il n’est pas exagéré de penser que la meilleure façon d’aimer les enfants est désormais de ne plus en faire.

http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/l-onu-annonce-une-crise-125798

Iceland’s Economy Now Growing Faster Than The U.S. and EU After Arresting Corrupt Bankers

So Iceland didnt follow the rest of the world by bailing out bankers they arrested them. Now their economy is recovering faster than the EU and the United States.

Remember when the United States government told the American people that action was required to save the banks? Action in the form of Billions of dollars in debt? Yeah we remember that. Hundreds of Billions of dollars in National debt later were still chasing our tail trying to get out of debt.

At the time of the 2008 collapse Iceland was in worse shape than almost any other country in the world. Hmmmmm..

Imaging what America would be like today if we bailed out the victims of poor banking practices, and punished the bankers who were responsible instead of bailing them out.

After watching this video tell us what you think? Is Iceland off their rocker, or on to something that America should have done as well.

Iceland’s Economy Now Growing Faster Than The U.S. and EU After Arresting Corrupt Bankers – Secrets of the Fed.

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Qui doit payer l’austérité?

Les tensions viennent d’un sentiment de détournement des richesses: les populations paient à la place des spéculateurs

Par Myret Zaki, le 3 octobre 2012

Ces dernières semaines, nous avons vu les populations se soulever contre les méfaits de l’austérité, que ce soit en Grèce, en Espagne ou au Portugal, sur fond de montée de l’europhobie. Dans l’esprit de tout-un-chacun, le coupable est «l’austérité». Mais le vrai problème, ce n’est pas l’austérité. C’est qui paie la facture de cette austérité. Les sacrifiés, ce sont la masse des petits et moyens salariés de la zone euro, ceux qui forment le tissu de l’économie réelle. Or il y a tragique méprise: ceux qui passent à la caisse ne sont pas les principaux responsables de la crise. Jamais auparavant les peuples n’avaient dû s’appauvrir alors que le monde était si riche, et que leur propre prodigalité avait si peu à voir avec la crise. C’est à ce titre que cette austérité est illégitime. D’où le profond malaise. Cette crise a pour origine les dégâts colossaux de la spéculation financière sur l’économie réelle et sur les budgets des Etats. Ces derniers ont dû encaisser les chocs récessionnistes et fiscaux majeurs de la bulle boursière et immobilière venue des Etats-Unis, qui avait entraîné, par voie de mimétisme monétaire, des bulles de même nature en Espagne, en Angleterre et en Irlande. Les mêmes techniques spéculatives importées ont permis à Goldman Sachs de s’enrichir en vendant à la Grèce une solution pour masquer son endettement. Les tensions actuelles viennent d’un sentiment de détournement des richesses, les populations ayant d’abord supporté les sauvetages bancaires, et devant, avec l’austérité, supporter le sauvetage des Etats… qui avaient sauvé la finance privée. Quand les Portugais marchent contre le «vol des salaires et des pensions», ils se doutent bien qu’il y a tromperie.

A raison. Ainsi, les mêmes 5 milliards d’euros que Lisbonne demande aux Portugais d’économiser en 2013 sont ceux que les fonds spéculatifs ont raflé en 2011 en dégradant la dette du Portugal et de ses voisins. Depuis 2010 en effet, le détournement de richesses s’opère à travers les gains privés réalisés sur la mise à terre des dettes européennes. En 2011, les fonds spéculatifs ont généré leurs meilleurs profits sur la chute provoquée des obligations de la zone euro. Selon CNBC, les fonds britanniques Brevan Howard, Caxton Associates et GLG Partners en ont tiré, sur les seuls mois d’août et septembre 2011, 3 milliards de dollars, soit la moitié de l’austérité que devra consentir le Portugal en 2013. Et là, on parle de 3 fonds et de quelques semaines. Il faudrait encore ajouter tout ce qu’ont gagné, en pariant contre l’Europe, les fonds de Paul Tudor Jones, Soros Fund Management, Brigade Capital, Greenlight Capital et SAC Capital Management, mais aussi John Paulson, ainsi que les principales banques intermédiaires sur ces stratégies que sont Goldman Sachs, Bank of America et Barclays. D’immenses fortunes se sont créées. Ces gains proviennent de la chute de valeur des obligations grecques et des pays voisins, causée par des ventes à découvert (short selling) massives. L’argent tiré de ces paris vendeurs est le même qui est soustrait aux gouvernements par la flambée des taux d’intérêt ainsi créée, induisant leur strangulation financière. Avec l’austérité, Athènes, Lisbonne et Madrid demandent aux salariés européens de renflouer les pertes colossales que ces gouvernements ont essuyées suite au transfert d’une partie de leurs richesses vers la finance spéculative. Cette dernière a donc permis de détourner des fonds publics vers des traders milliardaires.

Des fortunes colossales

Les gains individuels que peut générer le short selling dépassent l’entendement. L’Americain John Paulson avait empoché, à lui seul, 3 milliards de dollars en 2007 en pariant contre l’immobilier américain. Avant lui, George Soros s’était personnellement enrichi de 2 milliards en 1992 en coulant la livre sterling. Les hedge funds gagnent davantage que des pays entiers. En 2006, 25 spéculateurs (dont Jim Simons et Kenneth Griffin) avaient personnellement empoché l’équivalent du PIB de l’Islande (15 milliards de dollars). D’aucuns refusent par principe d’établir un quelconque lien entre les fortunes amassées par les hedge funds sur les difficultés de l’Europe et l’austérité en cours: c’est manquer là de notions financières de base. De toute évidence, les gains prélevés par les acteurs financiers équivalent à l’austérité aujourd’hui payée par la population. Ceux qui devraient renflouer les Etats ne sont autres que ceux qui les ont ruinés. Au minimum devraient-ils contribuer au prorata des pertes économiques et de l’endettement qu’ils ont occasionnés. Mais comment l’Europe pourra-t-elle jamais récupérer cet argent, elle qui a tenté en vain de réglementer la spéculation?

Qui doit payer l’austérité? | BILAN.

 

 

La Dette …. Le fléau de tout les temps qui terrasse l’humanité ….!!!

La Dette, le fléau de tout les temps, un concept qui a ruiné des nations entières et a causé la chute de véritables empires, une abomination qui a été combattue à la fois par les religions, les prophètes, les philosophes et les chefs politiques, et pourtant, personne d’entre nous n’y échappe, quelque soit le contexte Socio-économique dans lequel il évolue, qu’il soit endetté ou pas, quelque part, il supporte les conséquences de ce fléau, commençons par son instance la plus simple et la plus contagieuse, les crédits à la consommation.

L’origine du terme nous vient du mot latin DEBEO qui signifie «devoir, ce que l’on doit à quelqu’un », à l’origine elle prenait différentes formes depuis la nuit des temps, elle pouvait se résumer à l’entraide entre paysans quand il s’agit de labourer des terres pour les cultiver, ou entre commerçants pour couvrir des achats de matières destinées à la vente directe (Céréales, Epices, Tissus, Bois …), mais de nos jours, la dette a pris des dimensions incontrôlables, mystiques, inconnues pour le simple citoyen, qui est pourtant l’acteur principal dans le tissu économique, depuis que la dette est passée sous le manteau des banques, ce monde obscur semble nous échapper complètement et dépasser notre entendement, la mystification volontaire de ce domaine, le rend encore plus instable, surtout qu’en réalité, ce fléau est devenu le moyen privilégié pour exercer toutes les formes de contrôle de la masse monétaire et ce depuis que les banque ont eu la main mise sur la création de la monnaie, choses que même les gouvernements souverains n’ont plus le droit de le faire, puisque c’est devenu la mission sacrée des banques centrales qui ne sont autre que des consortiums de banques privées et banques d’investissement qui contrôlent l’évolution des économies des pays du monde entier, à travers différentes manipulations qui permettent d’ajuster la valeur de la masse monétaire du marché financier et ce moyennant des concepts comme le taux croissance, la récession, l’inflation ou l’hyperinflation, devant les yeux sidérés d’un citoyen à qui ce monde échappe complètement par ses complications.

Mais revenons à la véritable définition de la dette dans son mécanisme le plus simple, le travail tel que nous le connaissons est en lui-même une forme de dette, l’employeur s’engage à travers un contrats signé avec l’employé a payer ce dernier en échange d’un effort fournit ou d’un ensemble de tâches précises effectuées dans le cadre du travail, ainsi, le salaire est par définition une créance de travail, si votre employeur vous verse de l’argent, c’est parce que vous lui êtes redevable par l’activité que vous fournissez au sein de sa structure (Société, Entreprise, Usine, Fonction Publique…), autrement vous êtes incapable de d’avoir une forme de revenue autre que l’équivalent de l’effort et de l’engagement que vous fournissez.

Ce même revenu, vous permet de vivre et d’acquérir les biens services dont vous avez besoin (Nourriture, Habitat, vêtement, Soins Médicaux, Education …), ce qui en quelque sorte définit votre niveau de vie, selon la masse d’argent que vous dépensez chaque mois, jusqu’ici tout va bien et nous baignons dans un monde idéal, le problèmes survient lorsque vous décidez d’acquérir des biens ou des services qui dépassent la limite que vous permet votre revenu, et c’est là ou intervient véritablement la dette dans ses pires interactions avec le tissu social, quand vous vous endettez pour faire des acquisitions dépassant la limite de votre niveau de vie, vous êtes entrain de consommer de l’argent qui ne vous appartient pas, dont vous ne disposez pas suivant le cadre habituel dans lequel que vous gagnez votre revenu, l’argent emprunté à la banque ou à l’organisme financier, vous ne l’avez pas gagné directement par le biais de cette créance de travail mais en même temps, vous vous engagez moyennant un contrat signé auprès du prêteur pour rembourser la valeur totale de la dette (Dette+Intérêts) que vous devez absolument rembourser sur une durée bien précise mais dans le futur, et ce à travers l’effort de travail que vous allez fournir, en d’autres termes, vous vous piégez vous-mêmes en devenant redevable envers vos créanciers par une charge de travail à fournir dans le futur et sans laquelle vous êtes indéniablement insolvable, situation que vous devez impérativement éviter à tout prix, ce qui revient à mettre votre existence toute entière dans un état d’esclavage et d’oppression financière, physique et morale continue et implacable.

Mais ce qui vous échappe complètement, ce sont les multiples facteurs économiques, financiers, politiques et sociaux qui font définir le risque qui pèse sur ce mécanisme d’emprunt et de dette qui lui-même va définir votre niveau de solvabilité ainsi que le taux auquel on va vous prêter l’argent, un argent qui lui-même n’existe pas la base, et qui va être tout simplement crée à partir du néant par une écriture effectuée par votre banque sur son actif, ce même mécanisme va générer une situation financière (Système de Réserve Fractionnelle) encore plus complexe pour vous (Mais largement plus bénéfique pour votre banque), que votre banquier ne prendra jamais la peine de vous expliquer lorsque vous demandez un crédit, comme le disait si bien le célèbre industriel Américain Henry Ford : (Il est appréciable que le peuple de cette nation ne comprenne rien au système bancaire et monétaire, car si tel était le cas, je pense que nous serions confrontés à une révolution avant demain matin).

Alors faites attention, à l’avenir réfléchissez très bien avant de tomber dans le piège des crédits et des dettes faciles que les organismes financiers vous miroitent sous les yeux à chaque pancarte de publicité, questionnez et redéfinissez vos besoins, réglementez vos actes d’achats et ne vous laisser pas prendre à la tentation facile de vous enrôlez la corde autour du cou pour des années à venir, et rappelez vous que le moyen le plus direct de ruiner les banques et de stopper leurs mains mises sur notre stabilité économique et notre niveau de vie et celui de nos enfants en cessant de nous endetter car c’est le chemin le plus court pour faire de nous des hommes malheureux ……!!!

Mehdi BOUABID

24/09/2012

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