Olivier Delamarche : « Le Japon c’est mort, c’est cuit, c’est fini » – 30 Avril 2013

Olivier DELAMARCHE particulièrement sur les nerfs aujourd’hui, il faut dire qu’il y a de quoi avec le triple con qu’il a en face …. !!!

Merkel: ‘Les membres de la zone euro doivent se tenir prêts à céder le…

Angela Merkel – Herman Van Rompuy

Les membres de la zone euro doivent se tenir prêts à céder leur souveraineté dans certains domaines aux institutions européennes pour permettre au bloc de surmonter la crise et d’attirer à nouveau les investisseurs étrangers, a déclaré la chancelière Angela Merkel dont les propos ont été rapportés par Reuters. La chancelière, qui s’exprimait lors d’une conférence organisée par la Deutsche Bank à Berlin, et à laquelle était également invité le Premier ministre Polonais Donald Tusk, a également défendu le recours à la politique d’austérité pour faire face à la crise, affirmant que l’Europe devait trouver à la fois une manière de générer de la croissance tout en assainissant ses finances.

« Nous semblons n’être capables de trouver des solutions communes que lorsque nous sommes au bord du gouffre », a-t-elle dit.  « Mais dès que la pression se fait moins forte, tout le monde veut suivre sa  propre voie. Nous devons être prêts à accepter que l’Europe ait le dernier mot dans certains domaines. Sinon, nous ne pourrons plus poursuivre la construction européenne ».

« Il serait dangereux que d’autres pays en Europe ressentent que l’Allemagne impose son propre modèle économique sur le bloc entier », a poursuivi la chancelière. Nous n’avons pas toujours besoin d’abandonner nos pratiques nationales, mais nous devons être compatibles. Actuellement, c’est le chaos. Nous devons être préparés à rompre avec le passé pour aller de l’avant. Je suis prête à le faire », a ajouté Merkel.

Les dirigeants européens doivent se réunir à Bruxelles dans les deux prochains mois pour discuter des avancées à réaliser pour aller vers une «union fiscale», rappelle Reuters.

Source : http://www.express.be/business/fr/economy/merkel-les-membres-de-la-zone-euro-doivent-se-tenir-prets-a-ceder-leur-souverainete/189437.htm

Après la baisse des cours, l’or reste une valeur refuge – Economie Matin

Ne cédez surtout pas à la panique provoquée par la baisse du cours de l’Or ces derniers jours, il s’agit d’une manipulation orchestrée à grande échelle pour faire remonter le cours de la monnaie papier dont la valeur est en baisse constante à cause des politiques d’Assouplissement Quantitatif opérée par la BCE, la Réserve Fédéral et la Banque du Japon, la réalité du marché est complètement différente de ce que les cours ou les médias avancent, la plupart des pays s’acharnent à acheter de l’Or en grande Quantités (Principalement La Chine et l’Inde), parce qu’ils savent pertinemment que la politique d’émission de monnaie et de la planche à billet ne va pas résoudre le problème de la Crise Financière et économique autour du monde, bien au contraire, elle va faire accélérer le processus de crash final, et il faut garder à l’esprit qu’à ce moment fatidique, le seul refuge face à l’Hyperinflation qui sera causée par cette politique de fuite en avant sera la détention de l’Or, le pays qui en aura le plus, sera capable d’instaurer ses propres règles en matière d’échanges économiques et en matières de monnaie et c’est précisément pour faire face à ce scénario que les Chinois amassent de l’Or en centaines de tonnes, alors évitez surtout de tomber en proie aux rumeurs et à la propagande des médias, des banques et des Financiers, conservez votre Or …. !!!!

Mehdi BOUABID

22/04/2013

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Le cours de l’or a connu douze années de hausse ininterrompue. DR

La semaine dernière, en un week-end, le cours de l’or a plongé de 213.50 dollars (soit -14%), à son niveau le plus bas depuis février 2011. Lundi, le cours s’effondrait, perdant 135 dollars ou 9,11% : du jamais vu depuis 1983. Nous pensons toutefois que la pression vendeuse va commencer à se résorber.

Nous relevons trois événements majeurs et/ou rumeurs ayant pesé sur les cours de l’or depuis début avril :

• Tout d’abord les rumeurs concernant la vente possible de dix des quatorze tonnes de réserves d’or de Chypre – pour un montant de 400 millions de dollars, afin de contribuer au financement de son plan de sauvetage – font craindre au marché qu’elle ne marque un précédent. Ainsi, il deviendrait envisageable que d’autres pays de la zone euro se trouvant en difficulté – tels que l’Italie ou le Portugal –, et dont les réserves d’or sont bien plus importantes, ne recourent également à une vente massive de leur or.

• Puis la recommandation de Goldman Sachs, émise mercredi 10 avril, de vendre l’or à découvert.

• Enfin, les dernières minutes de la Fed suggérant que plusieurs membres souhaiteraient commencer à réduire le programme d’achats d’obligations – voire, même, de l’arrêter complètement. Nous sommes surpris par la réaction du marché face à ces commentaires, d’autant plus que la majorité des données publiées depuis la réunion du FOMC – chiffres du chômage, ventes au détail, indices de confiance – ont été en-dessous des attentes. Un retrait rapide de QE semble donc improbable.

Toutefois, la baisse ne fut que de 14% en deux jours, ceci après de longues années de hausse ininterrompue – n’oublions pas, en effet, qu’en 2009 l’once d’or s’échangeait pour moins de 1 000 dollars. En outre, le marché de l’or semble survendu et la demande physique chinoise et indienne pourrait resurgir, même si l’or n’a pas encore touché son niveau de support majeur, qui se situe entre 1 200 et 1 300 dollars.

Le désintérêt massif et global pour l’or est surprenant et semble ignorer la persistance de facteurs traditionnellement positifs pour le métal jaune tels que les tensions géopolitiques continues (entre les deux Corées, dans la région du Moyen Orient, etc.), les incertitudes subsistantes au sein de la zone euro ou encore la poursuite des politiques monétaires accommodantes dans les pays développés (Etats-Unis, Europe, Japon).

Un autre facteur méconnu mais qui sous-tend les cours de l’or est que les coûts de production se situent autour des 1 100 et 1 200 dollars. Ainsi, une dégringolade sous les 1 000 dollars plongerait les compagnies minières les moins rentables dans le rouge, ce qui entraînerait la fermeture de certaines mines et donc un frein à l’exploration et à la production d’or. Cette restriction de l’offre ne manquerait pas, par la suite, de soutenir à nouveau les cours.

Ainsi, et pour toutes ces raisons, nous ne cédons pas à la panique et pensons que l’or devrait rebondir à moyen terme. Nous réitérons toutefois notre manque d’appétit pour les actions aurifères négociées à des prix déconnectés du cours du métal jaune durant ces cinq dernières années.

L’augmentation des coûts de production a pesé sur les marges des mineurs, qui ne sont d’ailleurs plus le seul moyen d’investir sur l’or depuis la création des ETF.

Source : http://www.economiematin.fr/les-experts/item/4441-cours-or-baisse-placement-metal-jaune-goldman-sachs

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Or : Vent de panique à Londres

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L’or a touché 1340$ cette nuit. La manœuvre à laquelle vous venez d’assister n’a pas eu de pareille dans l’histoire. 

Cette bataille électronique est à sens unique. Les vendeurs ont appuyé sur le bouton sur tous les supports, interdisant tout rebond. La logique de Fibonacci n’a été respectée à aucun moment. C’est une démonstration de puissance, sans réplique possible. Impressionnant !

Vous aurez noté que le cours des métaux précieux se sont effondrés et que l’Euro-Dollar n’a pas bougé d’un iota.
Vendredi et lundi, les ventes ont dépassé de 12% la production mondiale annuelle d’or. 
Hier à Londres, 155 tonnes d’or ont changé de main en une heure. Les banques centrales achètent en masse, profitant des prix cassés.

Bank run sur le LBMA

La politique de la Chine et de ses alliés demandant systématiquement livraison de l’or et l’argent achetés à Londres a asséché les stocks du LBMA. L’année dernière, les Etats Unis avaient du livrer d’urgence du métal blanc pour empêcher un défaut. La situation s’aggrave de mois en mois avec une demande de physique qui ne fait que croître. 
Le bail-in des banques chypriotes puis la découverte que ce principe de sauvetage des banques était en voie d’être institutionnalisé partout dans le monde a créé une gigantesque brèche dans le système actuel, basé sur la confiance. De très nombreux investisseurs ont demandé la livraison immédiate de leurs métaux précieux en compte. Les mieux informés avaient anticipé ce mouvement en se dégageant de l’or-papier, comme le montrent les volumes de GLD depuis plusieurs mois. 
Pour limiter l’hémorragie des stocks de physique, certaines banques comme ABM AMRO ne permettent plus à leurs clients de demander livraison. L’exemple va être suivi.
Andrew Maguire révèle que le Bank Run sur l’or a amené un défaut et que les « entités, » qui demandaient livraison, n’ont réussi qu’à obtenir du cash à la place de leurs lingots.

Les « commerciaux » to big to fail ont chargé les hedge funds de leurs positions short et une gigantesque manipulation des cours a été mise en place. En faisant brutalement baisser les cours, les autorités de marché voulait faire en sorte que ce ne soit pas intéressant pour les investisseurs de demander livraison. Elles espéraient faire chuter l’open interest qui surfe sur ses plus hauts historiques, notamment pour l’argent. Harvey Organ, ce matin, s’étonnait du stoïcisme des acheteurs sur le comex, qui malgré les pertes virtuelles sur leurs contrats après une telle chute des cours, restaient imperturbablement à l’achat. Il en concluait que seul un fond souverain, probablement la Chine, pouvait supporter une telle perte sans bouger de sa position.

Hausse des marges

Shanghai a ouvert le bal, hier soir, en augmentant les marges sur le trading des métaux précieux. Cette nuit, le CME a suivi en augmentant les marges de 19% pour l’or etle platine et de 18% pour l’argent. L’objectif est de forcer les investisseurs et spéculateurs a diminuer le nombre de leurs contrats pour couvrir ces frais. A priori, les mains faibles ont déjà lâché; on peut penser que les fonds chinois ont assez de trésorerie disponible pour digérer ces frais supplémentaires. Il est plus que probable que cette hausse des marges n’est que la première de la série. Actuellement, les spéculateurs ne peuvent plus jouer qu’avec un levier de 5 sur ces marchés.

Short squeeze

Les sbires de la Fed peuvent vendre 500 tonnes d’or à découvert, mais viendra le moment où il faudra couvrir cette position, d’autant plus si les acheteurs sont des puissances souveraines, comme la Chine, l’Inde ou la Russie.
Une fois encore, cette baisse est un bear trap avant la fulgurante hausse attendue. Restez sereins et confiants dans la réalité de votre physique. Ne jouez pas sur ces marchés.

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La preuve en chiffres de l’indécence des grands patrons du CAC40 | ActuWiki

Et même avec ces chiffres, les Grands Patrons du CAC40 osent toujours pleurnicher sur la crise économique, les impôts excessifs et les charges sociales de l’emploi, il y a vraiment de quoi perdre complètement la tête … !!!

Mehdi BOUABID

11/04/2013

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Juste un petit mot pour vous dire mon écœurement de voir dans le JDD du jour 98 grands patrons jouer les pleureuses et lancer un appel à payer moins pour gagner plus.

C’est assez comique je trouve, quand on sait que :

Voilà c’était juste ce petit coup de gueule avec des preuves factuelles que les grands patrons n’ont pas à se plaindre puisque ce sont eux et leurs groupes qui bénéficient le plus des largesses de 10 années de droite au pouvoir. Car au final, cet appel est une critique des 10 années d’UMP au pouvoir puisque le PS n’a pour l’instant rien modifié, n’ayant pas eu le temps, en 6 mois, de le faire.

Lire aussi : Les résultats des sociétés cotées au cac 40 par Ricol Lasteyrie (http://actuwiki.fr/eco/1135)

source : http://www.perdre-la-raison.com/

 

 

Le FMI et l’or des Algériens!

Cet article reprend quelques détails qui expliquent la raison pour laquelle l’Algérie est dans le collimateur de l’Empire, mais je doute que les Algériens ou du moins leurs responsables politiques soient conscients de ces faits  …. !!!

Mehdi BOUABID

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Gold Run

IRIB- Au moment où le château de cartes européen continuait de s’effondrer, la Directrice générale du FMI, Christine Lagarde, effectuait une visite, en Algérie.

Lors de son séjour à Alger, la femme politique française la mieux payée a déclaré ceci : «Ces derniers jours m’ont permis de mieux comprendre les aspirations de l’Algérie, ainsi que les défis qu’elle devra relever afin que l’avenir tienne ses promesses». Le jeudi 14 mars 2013, la première responsable du Fond Mondial International a dit aux Algériens : «Le FMI est profondément attaché à l’Algérie. Nous sommes votre ami, votre partenaire». Apparemment, le FMI est plus qu’attaché à l’Algérie, bien que les Algériens aient payé leur dette, il ne veut pas les laisser en paix.

À propos du réel motif de la visite de Christine Lagarde à Alger, certains observateurs soutiennent qu’elle est venue faire pression sur le gouvernement algérien pour qu’il dépose davantage d’or dans les coffres du FMI. Officiellement, la Banque d’Algérie détient 1.736 tonnes d’or, comme réserves. Mais il faut savoir que la charte du FMI exige qu’une partie des quotes-parts des pays membres soit réglée en or. D’après les documents officiels du FMI, le 15 décembre 2010, le Conseil des gouverneurs, l’organe de décision suprême du Fonds Mondial International, a approuvé une augmentation sans précédent équivalente à 100 % du total des quotes-parts.

Il est important de savoir que depuis la crise financière de 2008, l’or constitue un avoir de réserve de premier plan pour de nombreuses banques centrales. Les États n’ont plus confiance ni dans le dollar ni dans l’euro. En effet, le dollar ne vaut même pas l’encre qui a servi pour écrire sa valeur nominale, car il n’est pas étalonné sur l’or. Il suffit à la FED (Réserve fédérale américaine) de se procurer de l’encre et des imprimantes, pour produire des billets verts. Pour autant, la monnaie européenne n’est pas plus solide que le dollar. L’euro n’est étalonné sur aucun bien tangible et l’économie européenne n’est pas plus rigoureuse que celle des États-Unis.

Vu la configuration de l’économie mondiale, les économistes les plus avisés soutiennent que la dette américaine et celle des pays européens en faillite ne sera jamais remboursée ni en dollar ni en euro. C’est la force de l’OTAN, du FMI et de l’OMC qui impose le système financier actuel. Un nouveau système doit être installé en urgence pour remettre les compteurs à zéro. Sûrement, personne ne pourra obliger les Américains à payer leur dette. Dans le meilleur des cas, ils payeront un dollar symbolique. Cela arrivera, très probablement, après l’installation de l’union transatlantique, union entre les pays de l’Amérique du Nord et l’Union européenne, prévue, aux alentours de la mi-2014.

L’année 2012 a été l’année de la ruée vers l’or. Selon la GFMS, société de recherches spécialisée sur les métaux précieux, les banques centrales ont acheté plus d’or, en 2012, qu’elles ne l’avaient fait, pendant les cinquante dernières années. Il ne faut surtout pas se sentir satisfait de la 24e place occupée par l’Algérie, dans le classement des pays détenant les plus importantes réserves d’or, car elle reste très loin derrière les États-Unis (8133,5 tonnes), l’Allemagne (3391,3 tonnes), l’Italie (2451,8 tonnes), la France (2435,4 tonnes) et la Suisse (1040,1 tonnes).

Le métal jaune possède tous les atouts pour être considéré comme le standard de payement universel. D’après le professeur Antal Fekete, auteur du livre «Le retour au standard or» paru aux éditionsLe jardin des livresen 2011, ce qui rend l’or précieux n’est pas sa rareté, mais justement son abondance relative qui justifie la superbe confiance dans la stabilité de sa valeur, et qui ne sera pas diminuée par une année de production minière forte, ni augmentée par un fort retrait de la circulation de pièce d’or. Mais les mondialistes ne veulent surtout pas que les gens considèrent l’or comme une valeur refuge, le dollar et l’euro doivent à tout prix rester des monnaies fortes. Au cours des années 1990, le FMI a poussé quelques pays comme ceux de l’ex-Union Soviétique à vendre leur or. Après l’invasion de l’Irak, on a parlé de tout sauf de l’or des Irakiens. La même chose s’est répétée, en Libye.

Le vol de l’or a toujours été le motif caché de la guerre. Gardons à l’esprit qu’en 1830, la France a mobilisé 104 navires de guerre et 535 navires de commerce pour faire main basse sur le trésor de la Régence d’Alger. La finance internationale représentée par les Bacri (chefs de la communauté juive d’Algérie) et les Rothschild (chefs de la communauté juive de France), ainsi que la presse écrite française représentée par le journal d’oppositionLe Nationalfondé par Talleyrand, ministre français des Affaires étrangères, entre 1814 et 1815, ont joué un rôle très important, dans la conquête de l’Algérie.

Finalement, tous les moyens sont bons pour mettre un État à genoux : terrorisme, régionalisme, corruption, opium, fausse monnaie, vol de l’or… À l’heure actuelle, les mondialistes ne sont pas prêts à laisser les Algériens vivre en paix. Rester unis et vigilants est le seul moyen de faire face à ces suceurs de sang.

Source : http://french.irib.ir/info/afrique2/item/249664-le-fmi-et-l%E2%80%99or-des-alg%C3%A9riens

La dette publique française explose : 1834 milliards d’euros ! « Le Journal du Siècle

Comptes

Le déficit atteint 4,8% du PIB en 2012, contre 4,5% prévu par le gouvernement, selon l’Insee. La dette publique a franchi un nouveau record, à 90,2% du PIB.

Le déficit public de la France n’a été ramené en 2012 que de 5,3% à 4,8% du produit intérieur brut (PIB), éloigné de l’objectif du gouvernement qui visait 4,5% en accord avec ses partenaires européens, a annoncé vendredi l’Insee.

La dette publique a, elle, continuée d’exploser atteignant fin 2012 un nouveau record à 1 833,8 milliards d’euros soit 90,2% du PIB, plus que les 89,9% prévus par le gouvernement, selon l’Institut national de la statistique et des études économiques. Elle s’élevait à 85,8% en 2011.

Le déficit public qui comprend les comptes de l’Etat, des collectivités locales et de la Sécurité sociale a été révisé à 5,3% du PIB en 2011, au lieu de 5,2% d’abord annoncés par l’Insee. Cette révision ajoutée à la recapitalisation de la banque Dexia intervenue en décembre et à une hausse des dépenses expliquent le dérapage.

Dans le détail, les dépenses sont passées de 55,9% du PIB en 2011 à 56,6% en 2012, un taux supérieur aux prévisions du gouvernement (56,3%). Le taux de prélèvements obligatoires est en revanche conforme aux prévisions, à 44,9% du PIB en 2012 après 43,7% l’année précédente, «sous l’effet de la hausse des impôts»(+5,3%), a précisé l’Insee.

Le gouvernement français s’était engagé à réduire le déficit public à 3% du PIB en 2013 mais a reconnu il y a un mois qu’il n’y parviendrait pas. Des discussions sont en cours avec la Commission européenne afin d’obtenir un délai d’un an.

Sources : Insee / AFP / Le Journal du Siècle

Royaume-Uni : les banques doivent trouver 30 milliards d’euros « Le Journal du Siècle

Les banques britanniques vont devoir combler un trou de 30 milliards d’euros d’ici la fin de l’année pour renforcer leurs fonds propres et se mettre à l’abri des pertes provoquées notamment par le coût des scandales entachant la City et les turbulences dans la zone euro.

Ces capitaux permettront aux banques d’atteindre un ratio de 7% de fonds propres « durs » (capital et bénéfices mis en réserve rapportés aux prêts accordés) correspondant aux règles de Bâle III, a indiqué mercredi la Banque d’Angleterre.

Les règles de Bâle III devaient initialement entrer en vigueur à partir du 1er janvier 2013 en Europe mais du retard a été pris en raison de l’incapacité des Européens à trouver un accord. Leur entrée en vigueur devrait intervenir au mieux en début d’année prochaine.

Cependant, d’après un examen effectué par l’autorité des marchés financiers FSA, les pertes attendues d’ici trois ans sur les actifs risqués, qui incluent l’immobilier commercial en Grande-Bretagne et l’exposition aux économies « vulnérables » de la zone euro, devraient dépasser de 35 milliards d’euros les sommes déjà mises de côté par les banques britanniques.

D’autre part, le coût des scandales entachant la City (Libor, ventes abusives de produits financiers) devrait être supérieur de 12 milliards d’euros par rapport aux provisions déjà effectuées.

Et, enfin, l’approche plus prudente en terme de risques réclamée par les régulateurs va provoquer une augmentation des actifs pondérés par les risques de 200 milliards d’euros, ce qui équivaut à un besoin de plus de 14 milliards de fonds propres.

« Pris ensemble, les effets de ces trois ajustements vont être équivalent à une réduction d’environ 60 milliards d’euros du capital réglementaire des principales banques britanniques », a souligné la banque centrale.

Si certaines banques seront toujours au-dessus du seuil des 7% malgré ces ajustements, d’autres ont un « manque à combler d’environ 30 milliards d’euros » si l’on considère leur niveau de fonds propres de la fin 2012, selon la BoE.

La BoE avertit par ailleurs que « d’autres augmentations de ratios seront demandées après 2013″ en raison de la mise en conformité totale avec Bâle III d’ici 2019 et d’un renforcement supplémentaire des fonds propres des banques ayant un caractère systémique.

Le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mervyn King, a tenu à rassurer en indiquant que lever ces capitaux serait « gérable » tandis que son adjoint, Andrew Bailey, a assuré que la moitié de cette somme était déjà inclue dans les renforcements de fonds propres prévus par les banques.

Le ministre libéral-démocrate du Commerce, Vince Cable, a toutefois vivement attaqué cette annonce de la banque centrale. « L’idée que les banques soient forcées à lever de nouveaux capitaux au cours d’une période de récession est erronée », a-t-il déclaré sur Sky News.

L’annonce de ce trou « souligne la fragilité du système bancaire », juge de son côté Samuel Tombs, de Capital Economics, selon qui les mesures de soutien au crédit du gouvernement ne « devraient pas faire une grande différence pour les perspectives économiques à court-terme » alors que les banques font face à ces besoins de fonds propres.

Selon les observateurs, les banques qui pourraient être le plus touchées par cette décision devraient être RBS et Lloyds Banking Group, établissements sauvés par l’Etat durant la crise de 2008 et qui accusent toujours de lourdes pertes.

Sources : Le Parisien / Euronews / Le Journal du Siècle

La France, plus proche d’une chute à la grecque que l’Espagne ou l’Italie ? | Atlantico

Croissance, chômage, moral des entreprises, consommation : tous les voyants de l’économie française sont au rouge. Le pays sous-estime-t-il la gravité de sa situation ?

A qui le tour ?

 

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Atlantico : L’Insee prévoit une croissance presque nulle pour l’économie française au moins jusqu’à la fin du mois de juin, les indices PMI flash de Markit (qui dressent un panorama de l’activité économique) font état de la plus forte chute depuis quatre ans, le tout sur fond de crise chypriote. Faute de croissance, le chômage pourrait atteindre 10,6% en juin selon l’Insee , qui prévoit aussi une stagnation de la consommation – un des moteurs phares de la croissance française – au premier trimestre avant un léger rebond (+0,1%) au second. Résultat, 9 chefs d’entreprises sur 10 ne sont pas confiants, selon un sondage Vivavoice/CCI France/Les Echos/Radio Classique. La France sous-estime-t-elle la gravité de sa situation ? Peut-elle connaitre, à son niveau et avec ses caractéristiques, une grave crise économique comme l’a connu la Grèce ?

Jean-Paul Betbèze : La réponse est oui : nous sous-estimons la gravité de la situation, car ce qui se passe échappe à nos mesures. La France n’a plus de croissance depuis quelques mois, précisément depuis le moment où l’inquiétude est revenue sur la zone euro, avec l’Italie, et la France, avec en sus les annonces d’augmentations d’impôts venant d’ici. Les anticipations des Français ont été durement affectées depuis et ne se relèvent pas. Et les nouvelles qui nous viennent d’Italie et maintenant de Chypre n’aident évidemment pas. Ce qui est en jeu, c’est le moral. Le moral des entrepreneurs, avec moins de stocks et aussi moins d’investissement, et on voit ce qui se passe avec la décélération du crédit, notamment aux petites et moyennes entreprises, le moral des ménages, et on voit la chute de la construction, et aussi le freinage de la consommation.

Ce moral est essentiel, en liaison avec ce qui se passe ailleurs, avec les impôts, avec le chômage. En même temps, et ceci échappe encore plus aux statistiques, tous les agents économiques sont plus aux aguets et réactifs que jamais. La volatilité est entrée plus encore dans les esprits et dans les comportements, avec un raccourcissement des horizons. C’est ce qui est très grave, avec un risque de sur-réaction, si les nouvelles ne sont pas bonnes dans les semaines qui viennent, ou les messages, ou les rumeurs.

Guy Martin : Je ne crois pas que la France sous-estime la gravite de la situation, pas plus ses dirigeants que ses habitants. Lors de la campagne présidentielle il y a un an déjà, François Langlet opposait au candidat Hollande la fantaisie de ses prévisions de croissance a 0,8%; ce à quoi l’intéressé avait répondu du bout des lèvres : de toute manière, s’il n’y a pas de croissance nous n’y arriverons pas, et de répéter comme à lui-même, nous n’y arriverons pas.  Vous voyez, tout était dit il a déjà un an. Le reste n’est que du bruit.

La France traverse déjà une grave crise économique et la question n’est pas tant si elle risque un choque encore plus grave mais quand celui-ci arrivera. La comparaison avec la Grèce s’arrête là. La Grèce est un Etat voyou qui a falsifié ses comptes pour entrer dans l’euro et mis en place une économie de la corruption qui n’a aucune mesure avec ce que nous pouvons connaitre en France. Il faut ajouter à cela un marché noir qui pèse près d’un tiers de son économie. C’est autant de rentrées fiscales qui passent à la barbe d’Athènes. Malgré les idées reçues, l’économie souterraine est très peu développée en France qui est plus vertueuse que l’Allemagne dans ce domaine !

Non, le problème de la France est au contraire le poids de son service public et de la redistribution. Pendant de nombreuses années nous avons financé les excès de celui-ci par la dette et entretenu l’illusion que nous pouvions nous permettre des assurances généreuses et un service publique pléthorique. Ce que nous réalisons aujourd’hui c’est que nous sommes incapable de porter ce poids par nous-même et que 40 milliards d’euros d’impôts nouveaux sont en train de mettre les entreprises autant que les particuliers à genou.

Mais là encore, il n’y a guère de surprise. Le principe de l’Etat providence et de la sécurité sociale a été théorisé en 1942 dans le rapport Beveridge, au Royaume-Uni. Or il y a eu un second rapport Beveridge en 1950 qui précisait que le modèle d’Etat providence n’était viable que dans une économie de plein emploi… cela fait très longtemps que la France n’est plus une société de plein emploi.

Aussi, la question qui se pose à nous depuis 25 ans et de manière urgente aujourd’hui est celle de la refondation de l’Etat providence. Or syndicats, fonctionnaires et de nombreux français ne sont pas près a cela et les politiques le savent… faute de réforme cela sera donc la chute.

Il suffit d’une hausse des taux d’intérêts de la dette française, d’une contraction un peu plus marquée de l’économie ou encore un effondrement  des administrations locales (dont les finances se sont très dégradées avec la crise et la faillite de Dexia). Chacun de ces évènements pourrait arriver dans les 6 prochains mois et déclencher un vent de panique en France et dans le monde.

Pascal de Lima : La France ne connaîtra pas de crise telle que l’a connue la Grèce. Céder à la panique des marchés ou à la défiance des chefs d’entreprise est la même erreur que d’avoir un excès de confiance. La question en soulève deux autres :
a. Les erreurs de prévision jouent-elles un rôle dans l’enfoncement de la situation économique ?
 
b. Quel diagnostic peut-on faire de la situation française par rapport à son chômage ?

Sur le point (a), il me semble que les erreurs de prévision contraignent les gouvernements à réajuster constamment leur plan d’austérité ou de rigueur. La prévision n’est pas un exercice facile et la confrontation avec la réalité decrédibilise les orientations de la politique économique. Chaque année, les objectifs a priori risquent de ne pas être atteints, comme le déficit public à 3% pour l’année 2013 en France, parce que les prévisions produisent un écart à la réalité. On sous estime constamment les effets récessifs des plans d’austérité, ce d’autant plus qu’ils sont conjoints. 

Sur le point (b) et la question du chômage en France, il faut comprendre que la France est dans un chômage non pas keynésien mais classique, contrairement à l’Italie et l’Espagne et même la Grèce. Un chômage keynésien se caractérise pas un excès d’offre de biens sur la demande et un chômage. Un chômage classique se caractérise par un excès de demande de biens par rapport à l’offre et un chômage. Ceci est confirmé par certains indicateurs comme la profitabilité des entreprises, la demande de services et la balance courante (au cours des dix dernières années).

Du coté chômage, il faut donc taper sur l’offre et la compétitivité des entreprises en passant par le marché du travail. il me semble très modestement que l’internationalisation des PME TPE, l’allègement des cotisations, le business friendly etc…sont de meilleures mesures que de taper sur le coût unitaire de production par une flexibilité des ajustements salariaux au cycle. D’ailleurs, j’insiste sur cette mesure de l’accord emploi qui consiste à vouloir ajuster les salaires en fonction du cycle. Mesure très dangereuse car il y a toujours une bonne raison de dire que le cycle va mal. Enfin on encre dans le marbre l’idée que la précarité du marché du travail est une réalité bientôt juridique. Soit on propose des vrais jobs avec des vrais métiers, soit on a rien à proposer mais laisser s’engouffrer certains patrons dans la brèche de la flexibilité salariale en fonction du cycle est extrêmement dangereux.

Pour résumer, la crise française tient à un excès de demande de biens et service. Il faut donc conjointement augmenter l’offre de préférence, et éviter de jouer sur les salaires qui comme votre question le dit, jouerait sur la consommation. Il vaut mieux en France que l’offre rejoigne la demande que l’inverse par la baisse de la demande.

Un autre point est que la cause des symptômes du mal français (dette privée, dette publique, balance commerciale) vient d’une exploitation inadéquate de ses avantages comparatifs naturels du fait de défaillances structurelles. La France a un nombre incalculable d’avantages comparatifs naturels qui n’émergent pas à cause des rigidité structurelles. De plus elle est coincée entre l’Allemagne qui lui prend les parts de marché du haut de gamme et la Chine qui lui prend les part de marché du bas de gamme.

 

Serait-il crédible que le second pilier fort (après l’Allemagne) de la zone euro en vienne à vaciller ? L’Europe pourrait-elle le supporter alors que la BCE a déjà revu à la baisse ses prévisions de croissance pour la zone avec une contraction de 0,5% du PIB en 2013 ?

Guy Martin : Etait-il crédible en 2007 qu’une banque comme Lehman Brothers fasse faillite ? Ou que Chypre qui pèse 0,2% du PIB de l’Europe et ¼ du chiffre d’affaires de Carrefour puisse mettre en danger l’ensemble de la zone euro ? Certes non la zone euro ne supporterait pas la crise qui se profile en France mais ce n’est pas pour autant que cela n’arrivera pas. La zone euro est vouée a s’effondrer. Nous avons regroupé autour d’une monnaie commune des économies trop différentes et avons échoué à les faire converger vers un modèle commun. Les économies du sud –France y compris- ont une tradition d’inflation et dévaluations que l’Euro a rendu impossible au profit des modèles nordiques plus rigoureux. Force est de constater que nous n’avons pas su nous adapter. Et ce n’est pas parce que les conséquences d’un retour aux monnaies nationales dépassent l’imagination que cela n’arrivera pas. 

 

Jean-Paul Betbèze : L’Allemagne regarde ailleurs pour sa croissance, qui dépend pour moitié de l’exportation, une exportation tirée par l’Asie et, de plus en plus, par les Etats-Unis. En même temps, l’Allemagne joue le tour d’avance, en discutant d’ores et déjà de la question de la compétitivité. Ceci sera plus compliqué pour elle, puisqu’elle va mieux que ces voisins, et que ces voisins freinent, voire baissent leurs salaires. On peut donc avoir plus de tensions sociales que de d’habitude en Allemagne.

Pascal de Lima : La France ne vacille pas mais elle souffre d’une déficience de trois ordres : 
– Un manque d’état d’esprit social-démocrate au sens américain (égalité des chances, méritocratie, jeunesse d’esprit – ce qui n’a rien à voir avec l’âge, liberté d’expression, et attention prioritaire aux plus démunis) et non au sens suédois (redistribution massive et sélective).
 
– Une atmosphère nauséabonde et stérilisante voire spoliatrice dans bon nombre d’entreprises où la récompense et le mérite ainsi que la reconnaissance sont étouffés pour des raisons très souvent médiocres.
– Une impression que le politique est en roue libre par rapport à la réalité économique. Cela crée une impression hallucinante non pas d’inadéquation de l’offre politique à la demande économique mais d’opacité de l’offre politique, comme si elle manquait d’épaisseur, et d’un endoctrinement des idées (peu de réflexion sur l’évaluation de l’efficacité des politiques publiques, pour l’Europe oui, mais une autre Europe, pour la rigueur oui mais une autre forme de rigueur plus qualitative etc…). Il y a peu d’ouverture d’esprit sur une autre Europe, ou sur une autre forme d’austérité.

En conclusion, la France vacille plus par son comportement et sa psychologie et sa rigidité structurelle que par ses talents et son potentiel. A chaque révision de prévisions de quelque institut que ce soit, il y a un vent de culpabilité stérilisant qui émerge. Pourtant sur le plan économique, avec patience, elle devrait rapidement se relever. Et la France reste une grande économie.

 

Si cela devait se produire, quelles seraient les conséquences sur l’économie française ? Serait-elle en mesure d’encaisser un choc à la grecque ?

 

Guy Martin : Non, ni la France ni l’Europe ne seraient en mesure de supporter un choc à la grecque. Le premier effet serait sans aucun doute un appauvrissement général de la population par le biais d’une dévaluation, d’une confiscation des avoirs et d’une forte baisse des revenus de redistribution.

Notre système bancaire ne survivrait sans doute pas au choc. Il faudrait plutôt imaginer un scenario chypriote –que nous savons maintenant possible- même si à l’heure où je vous parle je ne sais pas comment la crise chypriote sera résolue. Nous avons tendance à croire en France que nos banques ont été plus vertueuses que nombre de leurs homologues dans le monde. Ce n’est malheureusement pas tout à fait vrai et nous venons de recevoir un rappel à l’ordre de la part du Fonds monétaire international à ce sujet. Nous étudions depuis 6 mois la situation des grandes banques françaises et le risque qui pèse sur les dépôts dans chacune d’entre elles. Nous venons de publier un rapport détaillé de ces risques et nous avons été plutôt douchés par ce que nous avons découvert. Sans même avoir à envisager un scenario de sortie de l’euro, nos banques pourraient elles aussi nous plonger dans la crise et il est tout à fait envisageable que des restrictions de retraits s’appliquent comme à Chypre ou en Argentine en 2001. Imaginez un instant ce que cela fait de ne plus pouvoir utiliser sa carte bleue… 

Jean-Paul Betbèze : La question française est celle d’une boucle dangereuse entre inquiétude, emploi et budget. La France a décalé d’un an sa cible de réduction du déficit budgétaire, et les marchés financiers, les autres pays, et les agences de notation… vont regarder de près ce qui se passe. Le risque, si la France n’entre pas dans les clous de la modération de la dépense publique, c’est une montée des taux longs par rapport à l’Allemagne. Cette situation n’a rien à voir avec la Grèce. La France a toujours un problème de déficit primaire, toujours un problème de gestion de sa dépense publique, mais elle a, heureusement, plus de moyens d’encaisser économiquement les chocs d’ajustement. La vraie question est politique et psychologique : sommes-nous préparés, sommes-nous au courant, sommes-nous assez unis ?

Pascal de Lima : La France ne vacillera pas du fait de la crise chypriote, on assistera à deux ou trois aléas sur les marchés financiers mais tout devrait entrer dans l’ordre rapidement. Le risque est davantage au niveau des questions que la situation chypriote pose : Finalement l’euro est-il réellement irréversible ? A t-on caché la situation à Chypre ? Les Etats sont-ils consciencieux dans l’attente de fonds mutualisés ? Trop d’Europe tue-t-il l’Europe ? bref des questions très lourdes.

Jens Weidmann, le président de la Bundesbank (la banque centrale allemande, très orthodoxe sur la rigueur budgétaire) déclarait que « le cours des réformes en France semble marquer le pas ». La France a-t-elle tout faux dans le choix de ses politiques économiques ?

Guy Martin : Le problème qui se pose à nos gouvernants est cornélien et dure depuis 25 ans au moins. Nous savons bien qu’il nous faut dépenser moins… mais chaque fois que les réformes ont été présentée aux Français elles ont été refusées, au moins par la fonction publique et les syndicats : que ce soit pour la sécurité sociale, les retraites ou l’emploi… chaque réforme depuis les années 1990 a été soit refusée soit vidée de sa substance. Aujourd’hui encore le gouvernement sait que toute réforme aboutissant à une baisse significative de ses dépenses mènerait à un blocage dramatique du pays. Et il n’y a pas dans le paysage politique français un homme d’État ayant la stature pour porter de telles reformes. La France n’est pas et n’a jamais été un pays de réforme. Nous devons aujourd’hui repenser la place de l’Etat dans notre société. Nous devons réinventer l’État providence. Selon moi, cela passera d’abord par sa destruction. 

Jean-Paul Betbèze : La question des réformes n’est pas seulement jugée ainsi par Jens Weidmann, mais aussi par l’OCDE, les marchés financiers, et nombre de Français eux-mêmes. Les partenaires sociaux viennent de signer de premiers accords, ce n’est pas « historique », au sens où ce serait suffisant, c’est « historique » au sens où c’est le tout début. La France, pendant longtemps, a sous-estimé le problème de son déficit budgétaire, puis de son déficit commercial. Elle n’a pas vu (ou pas voulu voir) l’explosion de ses dépenses sociales et moins encore qu’elle avait décroché dans les échanges mondiaux, notamment industriels. Dans sa tête, dans nos têtes, la demande interne, la logique keynésienne, marchent encore – alors que ce n’est pas vrai pour une économie intermédiaire, qui a des coûts de production plus élevés que ses concurrents… et des productions de milieu de gamme…. Donc la politique qui se met en place reste encore insuffisante : ce n’est pas l’impôt qui réduira dans la durée le déficit budgétaire, mais seulement la croissance des entreprises, donc leur profit, donc une nécessaire modération salariale, dans la négociation. Cette révolution des esprits n’est pas encore là : c’est la tâche de nos dirigeants de la mettre en œuvre, dans la clarté et la justice.

Pascal de Lima : On connait des revues scientifiques classées CNRS les principales règles de consolidation budgétaire : un équilibre « coupe dans les dépenses – hausse des impôts » 50/50 bien étalé dans le temps, sur 5 ou 6 ans, pour éviter d’étouffer l’économie, et en général éviter la synchronisation, le fait que tout le monde le fasse en même temps. Ces règles sont maintenant bien connues. On peut prudemment dire sans entrer dans le « y a qu’à faut qu’on » que la seule hausse des impôts ne suffit pas, ce d’autant plus qu’une hausse des impôts a un effet plus récessif qu’une baisse des dépenses.

La baisse des dépenses doit être sélective. Imaginer peut-être une structure autonome d’évaluation de l’efficacité des dépenses publiques comme dans certains pays anglosaxons. Par exemple le prêt à taux zéro, on le sait, est inefficace pour l’accession à la propriété des ménages primo-accédants. Ce sont des études de causalité qui l’ont démontré. Le refus de la relance par l’offre est aussi une erreur de diagnostic. Mais peut-être est-ce encore un peu tôt pour conclure définitivement. J’ai cru comprendre que la question de la baisse des dépenses publiques (et non du ralentissement de sa hausse…) était pour bientôt. Après stigmatiser des familles est une autre erreur et la fonction publique est aussi le symbole de la République française. Tout doit être global et les efforts doivent concerner tout le monde dans une logique dégressive ou progressive pour assurer l’égalité des chances.

En savoir plus sur http://www.atlantico.fr/decryptage/pourquoi-france-est-bien-plus-proche-chute-grecque-que-espagne-ou-italie-pascal-lima-jean-paul-betbeze-guy-martin-679226.html#pYJziu6xyeKfgHzD.99 

La bourse d’Athènes s’effondre de 6,83% « Le Journal du Siècle

Bourse d'Athènes

La Bourse d’Athènes s’est effondrée pour la deuxième journée consécutive, perdant 6,83% à la mi-séance, dans le sillage du règlement par l’UE et le FMI du cas chypriote, dont la Grèce craint des retombées sur son économie.

A 13h10 GMT, l’indice général réduisait toutefois légèrement ses pertes, à -5,16% (839,29 points), avec des valeurs bancaires relativement épargnées, subissant une chute limitée à 2,71%. Les craintes suscitées par la situation à Chypre avaient déjà fait chuter mardi la place d’Athènes de 4,9%, les économies des deux pays étant très interconnectées.

Les télécoms grecs OTE, qui ont annoncé qu’ils détenaient 3 millions d’euros de dépôts bancaires à Chypre, désormais exposés à une forte décote, perdaient ainsi 7,92%. Selon les médias, les responsables grecs redoutent notamment une chute attendue des exportations vers Chypre et un assèchement supplémentaire du crédit, susceptible de peser sur la recapitalisation en cours des banques grecques.

Les agences des trois filiales grecques de banques chypriotes Bank of Cyprus, Cyprus Popular Bank (Laïki) et Hellenic Bank, passées sous contrôle de l’établissement grec Banque du Pirée, ont par ailleurs rouvert normalement leurs portes mercredi. De nombreux déposants s’y sont pressés pour retirer leur argent, sans toutefois de mouvement de panique.

Sources : L’Expansion / Le Journal du Siècle