Olivier Delamarche : « La crise est loin d’être finie » – 28 Mai 2013

Les Politiques et les Banquiers Centraux continuent la Mascarade en voulant stopper la Crise avec de la Dette, alors que cette dernière est à l’origine de la Crise actuelle, durant des années, étant incapables de générer de la véritable croissance, on nous a gavé d’argent dette et de faux discours sur la stabilité économique alors que le gouffre financier et économique se creusait de plus en plus chaque jour … Pour ceux qui cherchent la solution à tout ce cirque, il n’y a qu’une seule, il faut tout d’abord commencer par pendre les Banquiers et les Politiques à leurs soldes par les Tripes, les solution viendront ensuite toutes seules … !!!

Olivier Delamarche – 23 Avril 2013 – BFM Business 23 04 2013

La toute nouvelle connerie bien fraîche de chez l’Oncle SAM, vu qu’on arrive ni à payer la dette, ni à l’annuler, ni la stabiliser face à un PIB qui ne bouge plus, faute de croissance positive, devinez quoi, on va changer les méthodes de calcul du PIB en y greffant les valeurs des Brevets, inventions et les budgets d’investissement relatifs aux différents domaines de Recherches et Développement, en espérant que ça va donner une petite bouffée d’air à des économies en coma profond, et entre temps, les politiques d’Assouplissement Quantitatif continuent en Europe, aux USA et au Japon, faute de relance économique, on imprime des billets de Monopoly qu’on distribue au Salopards de Banquiers pour leur donner de quoi continuer de nous Bai …. il est vraiment grand temps que ça pète ….!!!

Olivier Delamarche le 16 Avril 2013 – BFM Business

Olivier DELAMARCHE sur la valeur de l’Or en baisse actuellement … je rappelle que c’est l’Or Bidon (ETF) qui est en dégringolade et non l’Or Physique, alors tout porte à croire que c’est de la manipulation ….. !!!

La bourse d’Athènes s’effondre de 6,83% « Le Journal du Siècle

Bourse d'Athènes

La Bourse d’Athènes s’est effondrée pour la deuxième journée consécutive, perdant 6,83% à la mi-séance, dans le sillage du règlement par l’UE et le FMI du cas chypriote, dont la Grèce craint des retombées sur son économie.

A 13h10 GMT, l’indice général réduisait toutefois légèrement ses pertes, à -5,16% (839,29 points), avec des valeurs bancaires relativement épargnées, subissant une chute limitée à 2,71%. Les craintes suscitées par la situation à Chypre avaient déjà fait chuter mardi la place d’Athènes de 4,9%, les économies des deux pays étant très interconnectées.

Les télécoms grecs OTE, qui ont annoncé qu’ils détenaient 3 millions d’euros de dépôts bancaires à Chypre, désormais exposés à une forte décote, perdaient ainsi 7,92%. Selon les médias, les responsables grecs redoutent notamment une chute attendue des exportations vers Chypre et un assèchement supplémentaire du crédit, susceptible de peser sur la recapitalisation en cours des banques grecques.

Les agences des trois filiales grecques de banques chypriotes Bank of Cyprus, Cyprus Popular Bank (Laïki) et Hellenic Bank, passées sous contrôle de l’établissement grec Banque du Pirée, ont par ailleurs rouvert normalement leurs portes mercredi. De nombreux déposants s’y sont pressés pour retirer leur argent, sans toutefois de mouvement de panique.

Sources : L’Expansion / Le Journal du Siècle

Olivier Delamarche : « A un moment ou à un autre, on sera tous chypriotes ! » / 26 Mars 2013

Olivier Delamarche, était sur BFM Business, comme tous les mardis, pour mettre les points sur les I à propos de la crise chypriote et de la zone euro en général.

Le Président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, n’a fait que dire la vérité, selon Olivier Delamarche, en affirmant que le plan de « sauvetage » élaboré pour Chypre pourrait servir de modèle pour résoudre les difficultés bancaires au sein de la zone euro.

« On peut se poser la question : réellement, aujourd’hui vous êtes portugais, espagnol ou italien, est-ce que vous laisser vos sous dans une banque ? C’est idiot, parce que ça va leur tomber dessus. »

« Si aujourd’hui les gens n’ont pas compris que ni leur épargne ni leur compte en banque n’étaient absolument pas en sécurité dans les banques des pays qui sont surendettés. »

« Cette histoire de 100000€, ça va bien quand c’est Chypre. Mais quand ça va être l’Italie, quand ça va être l’Espagne, ça va se passer comment ? »

« Donc, aujourd’hui, dans les pays qui sont largement surendettés, les gens devraient se poser des questions nous seulement sur leurs dépôts mais aussi sur leur épargne. Parce que, à un moment ou à un autre, on sera tous chypriotes. »

« L’Euro finira par éclater. »

Les Etats-Unis feront défaut sur leur dette d’une manière ou d’une autre | Atlantico

Un excellent billet qui reprend en détail le choix fataliste des Politiciens et économistes Américains sur l’issue probable de la crise de la dette dans laquelle le pays est entrain de se noyer, il confirme que la politique de Quantitative Easing (Assouplissement Quantitatif ou Planche à Billet) est désormais un choix définitif de l’administration américaine qui ne veut surtout pas se rendre à l’évidence que le Dollar en tant que monnaie de référence est entrain de crasher et devra céder la place à d’autres monnaies plus solides et pouvant réinstaurer la confiance des acteurs économiques dans la valeurs des monnaies papier, ainsi, les américains refusent de se plier à la nécessité d’opérer une réforme radicale de leur financier basé sur des dettes devenus quasiment irrécouvrables et préfèrent à cela la fuite vers l’avant tout en imposant le Dollar comme devise de référence mondiale alors qu’il s’affaiblit de plus en plus à chaque QE, ce qui finira par absolument par une catastrophe sans pareil, et en même temps, les autres pays (Chine, Allemagne …) ont fini par comprendre cette équation et agissent actuellement de manière à s’en sortir avec le moins de dégâts possible (Les Allemands veulent récupérer leur Or stockée aux USA et les Chinois en achètent  en masse autour du monde), ce qui prouvent que tout le monde sait que le Chaos est pour bientôt et qu’on devra payer le prix de plusieurs décennies de manipulations bancaires frauduleuses, de dettes irrécouvrables, de malversations financières inadmissibles, dans le schéma qui se profile, les conséquences risquent d’être désastreuses, surtout pour les pays du tiers monde et les pays en voie de développement, mais il faut le reconnaître, nous vivons la fin d’une époque et le début d’une autre qui se trace tout doucement, mais elle se fera à travers le passage forcée par le chaos …. !!!

Mehdi BOUABID

14/03/2013

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Depuis 2008, les Etats-Unis n’ont mené qu’une seule politique : gagner du temps. En empêchant les créanciers d’abandonner le dollar, en évitant la déconnexion entre le pétrole et le dollar et en discréditant les autres monnaies. 

Crash du Dollar

C’est un enseignement de l’histoire, les dettes exceptionnelles ne sont jamais honorées. Elles sont soit répudiées, soit détruites. Il viendra un moment, après la phase aiguë de la crise, où tout le monde prendra conscience du risque qu’il y a, dans nos sociétés, de tuer la croissance, l’espoir et la mobilité/fluidité sociale. Sans compter les libertés.

Les sociétés pseudo démocratiques ont acheté la paix sociale avec ce que l’on peut appeler « la prime de risque communiste » : des salaires croissants, des transferts sociaux, des sécurités, des créations d’emplois, qui ont rendu légitime l’ordre social existant. L’accumulation des dettes, son corollaire le creusement des inégalités et le chômage rendent  cette solution maintenant périmée. On ne peut continuer.

Déjà la doctrine type FMI du rééquilibrage par l’austérité bat de l’aile. Elle est refusée par les Etats-Unis pour eux-mêmes, elle est contestée, de plus en plus en Europe. Concrètement, on s’en écarte jour après jour en repoussant discrètement les échéances.

Il viendra un moment où les Etats-Unis seront légitimes à proposer des solutions. Solutions dans l’intérêt général, mais bien sûr, surtout dans leur intérêt. Ces solutions passent par la réduction drastique du poids des dettes, du poids du passé et des réformes pour un nouveau départ.

Ce qui sera un coup de force passera pour ce qu’il ne sera pas, une sorte de cadeau des Etats-Unis au monde global, selon la même dialectique qui a conduit à la fin de l’étalon devise-or.

La présente situation monétaire est temporaire, nous dirions même qu’à l’échelle de l’Histoire, ce sont ces derniers moments. Le monde global ne peut pas vivre noyé sous les liquidités éternellement. Un jour ou l’autre, il faudra sortir des politiques monétaires et fiscales non conventionnelles. Elles construisent elles-mêmes leurs propres limites. C’est alors que se posera la question d’un système monétaire plus satisfaisant, plus équilibré, meilleur reflet de la situation et des rapports de forces globaux. Un système qui traduira l’ordre nouveau et non pas celui qui joue les prolongations, qui est issu de la Seconde guerre mondiale. Un système qui permettra de profiter des progrès de la science et des techniques et de le mettre au service des hommes.

Soit on le fait volontairement, de façon négociée, soit cela se fait dans le chaos, par la multiplication des crises, les affrontements et finalement la violence.

Le présent papier s’inscrit dans le droit fil de notre article intitulé « Pierre Laval, nous voilà ! ». Dans cet article récent, nous avions tiré prétexte de la hausse de l’euro et de quelques déclarations gouvernementales pour souligner la contradiction qu’il y avait entre mener une politique de déflation interne et, en même temps, maintenir le change. Nous avons rappelé l’exemple historique de Pierre Laval en 1935, lequel a pratiqué une politique de déflation des prix et des salaires, mais s’est totalement opposé à une dévaluation du franc par ce que l’on a appelé le patriotisme monétaire. Son conseiller Jacques Rueff avait pourtant mis toutes ses forces pour le persuader de la nécessité d’une dévaluation. Beaucoup d’observateurs dans la presse avaient fait de même. Pierre Laval s’est entêté. C’est cela qui est la cause directe de la dislocation de 1936. Il a semé les germes de toute l’histoire qui allait suivre.

Nous rappelons que nous sommes pour un change stable et sain, une monnaie non manipulée, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. La monnaie  ne devrait pas être politisée. Hélas, quand on a choisi une mauvaise politique comme celle de l’austérité et de la déflation, si on veut échapper aux dislocations sociales, on est obligé de compléter  ces politiques stupides par une dévaluation elle-même tout aussi stupide. Tout se passe comme si deux stupidités faisaient un moindre mal.

Les voix se sont donc élevées ces derniers jours en Europe afin de réclamer que l’on se préoccupe du niveau de l’euro vis-à-vis des monnaies concurrentes. Elles se sont élevées, mais bien timidement, car, en ce domaine, les politiques savent qu’ils marchent sur des œufs. Ce qui est frappant, c’est le double langage, encore que l’on ne devrait pas en être frappé, car il est coutumier. A usage intérieur, on n’hésite pas à proclamer que l’on veut faire baisser l’euro ; à usage extérieur, on emploie des tournures beaucoup plus alambiquées, des circonlocutions et des détours.

C’est l’une de ces circonlocutions de François Hollande que nous voulons analyser. Mardi 5 février, François Hollande s’est exprimé sur le sujet monétaire : « une zone monétaire devrait avoir une politique de change. En l’absence d’une telle politique, elle subit un taux de change qui ne correspond pas à l’état réel de son économie. Il ne s’agit pas de faire fixer une parité extérieure par la BCE, elle est indépendante, mais de s’engager dans la voie des réformes essentielles du système monétaire international ».

A première lecture, nous avons été enthousiastes. Pour une fois, nous nous sommes trouvés d’accord avec une déclaration de François Hollande. Hélas, consciencieux, nous avons fait une seconde lecture et nous nous sommes aperçus que ce texte était de la bouillie pour les chats, tellement incohérent, mélangeant tout, qu’il se discréditait lui-même. Le ministre allemand des Finances Philipp Roesler ne s’y est pas trompé en déclarant purement et simplement « l’objectif doit être d’améliorer la compétitivité et non pas d’affaiblir le change ».

Deux problèmes sont en effet totalement mélangés. Le premier problème est celui d’une politique monétaire unique, appliquée à un ensemble économique disparate, dont les degrés de compétitivité sont divergents. La question qui se pose sous cet aspect est de savoir comment on pourrait influencer le change alors que ce change recouvre des situations économiques et concurrentielles non seulement différentes, mais en plus, en cours d’accélération de divergence. Aucun taux de change ne peut satisfaire à la fois les pays du Nord, les pays du Sud et en même temps la France. Ceci tient bien sûr aux différences de compétitivité, mais également aux structures très différentes des économies, aux modalités des spécialisations internationales de chaque pays, au poids des secteurs protégés en regard des secteurs exposés. Aucune intelligence, fut-elle constructiviste, socialiste, hollandaise ou moscovicienne, ne peut suggérer un optimum dans ces conditions. Il est vrai que dans la situation présente,  c’est la force de l’Allemagne qui imprime la tendance de l’euro et qui fait qu’il est recherché. L’Allemagne est forte et, en plus, elle tient quand même la BCE en bride. On sait qu’avec elle on va dévaler la pente de l’inflationnisme, mais que ce ne sera pas au point d’y rejoindre les Etats-Unis et le Japon. Le taux de change constaté sur les marchés est un taux synthétique, une résultante, qui tient compte de tous les facteurs que nous avons évoqués ci-dessus. Y compris de la pression de la France pour un change plus bas.

La seconde partie de la déclaration de Hollande n’a aucun rapport avec la première. Seule la dialectique de cour d’école ou de congrès socialiste permet de faire un lien entre les deux propositions de Hollande. Il est évident qu’il faut s’engager dans la voie de réformes essentielles du système monétaire international. C’est un problème fondamental de notre époque. Il a été abordé lors de l’éclosion de la crise par la France, par la Russie, par la Chine, par le Brésil, mais comme toujours les Etats-Unis et leurs alliés anglo-saxons ont réussi à détourner l’attention et à recouvrir cette question du voile impudique de leur impérialisme.

 

Sous cet aspect, il faut exonérer Hollande des incohérences de la première partie de sa déclaration et le soutenir dans la seconde. Oui, il faut aller dans le sens d’une réforme maitrisée du système monétaire international.

Tout le monde sait que la situation actuelle est intenable à long terme ; pour une raison simple, les Etats-Unis se refusent à mettre de l’ordre dans leur maison. Ils préfèrent continuer comme avant, creuser les déficits, empiler les endettements, imposer le monopole du dollar. Ceci conduira obligatoirement à la catastrophe finale. Et tout le monde au niveau des responsables politiques le sait. Encore maintenant, à l’occasion du « fiscal cliff », la démonstration est faite que les Etats-Unis ne veulent pas changer. Ils veulent que cela continue et ils sont en position d’imposer que cela continue.

Depuis 2008, les Etats-Unis n’ont mené qu’une seule politique : gagner du temps. Cette politique s’est articulée autour des actions suivantes :

·         Empêcher les créanciers d’abandonner le dollar

·         Empêcher l’émergence d’alternatives simples ou complexes au dollar

·         Discréditer les autres monnaies

·         Empêcher la déconnexion entre le pétrole et le dollar.


Tout ceci converge vers un seul but, tirer le plus longtemps possible le maximum d’avantages de la situation dissymétrique globale. Les médias n’en parlent pas, les marchés bien évidemment non plus et, quant aux politiques, ils font le faux calcul d’avoir intérêt à faire l’autruche et à tenter de se préparer en douceur à l’inéluctable.

Le système actuel ne repose pas sur la confiance, celle-ci est définitivement détruite, il repose sur le calcul. Calcul du meilleur moment pour en sortir, calcul du meilleur moment pour arrêter de le soutenir, définition et mise en place des moyens de tenir jusque-là. Vous avez remarqué que l’on ne proteste même plus quand les Etats-Unis font des Quantitative Easing.  Tout le monde sait qu’à long terme, leur objectif, c’est le défaut de paiement. Analysez toutes les petites mesures soi-disant insignifiantes que vous voyez passer à la lueur de cet objectif américain et à la lueur des préparatifs des autres grands pays. Vous verrez que tout est cohérent.

Les partenaires/rivaux des Etats-Unis se sont résignés à une politique de lâcheté, en particulier les Allemands qui, en matière monétaire, voient plus clair que les autres. Ils pratiquent une double politique :

·         D’abord, ils cherchent à s’extraire au maximum de l’influence des Etats-Unis, ils désimbriquent leur système du système américain afin d’être relativement protégés quand se produira le grand choc. Tout cela constitue un ensemble de mesures discrètes mais convergentes


·         Ensuite, les différents pays cherchent à profiter de la mauvaise gestion américaine et à en tirer bénéfice. Ils ne s’opposent plus à cette mauvaise gestion. Ils font en sorte de tirer le maximum, à l’abri du laxisme américain. Cela est particulièrement net pour les Chinois.

China's Choice

Nous pensons que cette situation de complicité et de connivence tire à sa fin. Nous pensons qu’elle tire à sa fin car les tensions financières, géopolitiques et militaires, sont croissantes. Après le mois de mars, échéance du « fiscal cliff » américain, on y verra plus clair. Ce que beaucoup de responsables gouvernementaux savent sans jamais aborder la question, c’est qu’une partie de la base républicaine américaine souhaite un défaut pour se libérer de sa dette. Et c’est la base la plus cynique, la plus pugnace.

Le monde a le choix entre, d’un côté continuer d’être le jouet des événements et tenter d’en tirer le maximum, ce qu’il fait actuellement ou alors essayer de maitriser, de prévoir et d’organiser. Il ne s’agit pas de nier les forces qui sont à l’œuvre ou les réalités en présence, il s’agit simplement d’en prendre conscience et de tenter de peser afin que l’on puisse éviter le chaos.


En savoir plus sur
 http://www.atlantico.fr/decryptage/etats-unis-feront-defaut-dette-maniere-ou-autre-bruno-bertez-638447.html#Ro1spdd3b1DAxuDU.99 

 

Source : http://www.atlantico.fr/decryptage/etats-unis-feront-defaut-dette-maniere-ou-autre-bruno-bertez-638447.html?page=0,0

 

 

Le Quantitative Easing … le coup de grâce définitif …. !!!

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Regardez bien ce graphique qui schématise l’effet de la politique du Quantitative Easing menée par la Réserve Fédérale Américaine et son patron Ben BERNANKE, les tendances haussières que vous y constatez, apparaissent comme une réaction directe à chaque nouvelle vague d’impression et d’émission de monnaie, ainsi, l’indice du Dow Jones Industrial Average a dépassé son record de 14.165, qui a été atteint le 9 octobre 2007 précédant «la grande récession», mais est ce que cela représente une véritable relance de l’économie américaine ??!!!

En réalité, ces tendances qu’on voit, ne correspondent à aucune forme de croissance économique réelle, l’économie américaine est toujours en récession aggravée, les taux de chômage augmentent, à mesure que les licenciements prennent de plus en plus d’envergure, les entreprises incapables de résister face à cette baisse d’activité, mettent la clé sous la porte et le rythme de consommation des ménages est en baisse constante, tout ces facteurs bloquent de manière radicale toute possibilité de relance économique, et pourtant la Réserve Fédérale Américaine continue son plan d’Assouplissement Quantitatif qui consiste à faire marcher les planche à billets, imprimer encore plus de monnaie et l’injecter dans un système économique déjà  à l’agonie (quoi que les Merdias essaient de vous convaincre du contraire) en espérant que ça va le réanimer, il est clair et évident que les spécialistes économiques de cette institution semblent oublier complètement que l’océan de croissance économique fulgurante d’avant la crise, ne fut possible que grâce aux mécanismes de la dette, en effet, les ménages américains durant les 10 années précédant la crise de 2008, s’endettaient à un rythme qui avoisinaient les 1000 milliards de dollars chaque année, et cet argent se retrouvait directement dans les circuits économiques via les mécanismes de consommation directe ou indirecte, enrichissant ainsi la croissance de manière effective et palpable, Or, avec les taux de chômage actuels, l’incertitude quand à la pérennité de leurs emplois, les gens n’ont plus le courage ou la volonté de s’endetter, ce qui fait que les sommes gigantesques d’argent imprimés et injectés dans l’économie, ne génèrent absolument aucune valeur économique réelle, elles circulent entre les stocks de la Réserve Fédérale, les banques d’investissement et les marchés financiers  sans produire quoi que ce soit (Et même les Chinois n’en veulent plus des bons aux trésor Américains ..), et l’économie elle est à l’arrêt, complètement incapable de générer de la valeur sans la dette.

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A la lumière des faits citées ci-dessous, le Quantitative Easing, est entrain de créer reprise synthétique du marché qui ne repose sur aucune certitude de relance de économique ou sortie probable de la récession aggravée, la FED qui a imprimée plus de 3 milliards de dollars et aura injecté $ 4 billions de dollars dans l’économie d’ici la fin de cette année (La FED imprime quelques 85 Milliards de dollar par mois), ne fait qu’enfoncer la situation déjà catastrophique au plus bas, et de ce fait semble complètement déconnectée de la réalité, et je rappelle dans ce sens, que son patron Ben BERNANKE lui, a confirmé que cette politique d’assouplissement sera adoptée de façon illimitée, jusqu’à ce que le taux de chômage baisse, alors que ce dernier est associé directement à la croissance qui est en baisse constante et non à la quantité de monnaie en circulation.

D’un autre côté, les banques d’investissement profitent largement de cette manne d’argent disponible gratuitement, et en l’absence de tout potentiel d’investissement dans des secteurs déjà meurtris par les manipulations frauduleuses (Marché immobilier, produits dérivés, Credit Default Swap …), la bande de Goldman Sachs et compagnie n’hésite pas à opérer dans le marché des matières premières et commodités avec d’autres formes de spéculations et montages de prix, causant ainsi des flambées des prix de produits alimentaires (Bulle Alimentaire) avec toutes les conséquences catastrophiques que peut causer sur les pays du tiers monde (Famine, Malnutrition, instabilité politiques et sociales ..)et ce, en toute impunité, puisqu’il est maintenant évident pour tout le monde que les politiciens ne servent plus les intérêts de leurs concitoyens, mais ceux du monde de la finance, entre temps, l’Oligarchie Financière Mondialiste, qui est maintenant absolument certaine qu’il n’ya pas de sortie possible de cette crise, n’hésite pas à se ruer sur l’unique et véritable forme de valeur lui permettant de conserver sa fortune, l’Or, ce métal précieux sur lequel s’opère un véritable Bankrun ces derniers mois.

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Ainsi, cette politique d’Assouplissement Quantitatif, n’aura qu’une seule et ultime conséquence sur l’économie américaine et elle est loin d’être positive, puisque les lois du marché sont immuables, et imposent une règle toute simple, le plus vous imprimez de la monnaie sans véritable croissance économique pour accompagner et soutenir l’émission d’argent et sans aucune valeur solide pouvant instaurer la confiance des acteurs économiques et des citoyens en cette monnaie (Or, métaux précieux …) le plus cette monnaie perd de sa valeur initiale de manière continue, ce qui finira par entraîner tout le circuit économique dans un gouffre abyssal d’Hyperinflation et de dévaluation sans fin, à ce moment là, les billets de banque, auront la même valeur que les billets du fameux Monopoly, pire encore, il vous faudra une brouette entière remplie d’argent pour payer votre miche pain ou votre café. 

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Pour résumer ce scénario lugubre qui se présente et que beaucoup d’entre nous n’arrivent pas a assimiler, l’unique certitude qui nous reste, c’est de se préparer au crash qui est devient désormais inévitable, devant la situation actuelle, la masse de monnaie en circulation continue d’augmenter et il est presque impossible d’envisager quoi que ce soit dans ce schéma, cependant une chose est sûre, l’assouplissement quantitatif continuera de faire baisser la valeur de la monnaie et rendra les marchés encore plus instables et plus sensibles au premier choc.

 

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Mehdi BOUABID

07/03/2013

La mort des petites banques américaines | La Chronique Agora

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▪ Le gouvernement américain est en train d’assassiner les petites banques des Etats-Unis. C’est assez ironique. Ce ne sont pas les petites banques qui menaçaient le système financier durant la crise de 2008 — ce seront pourtant elles qui subiront le plus gros des conséquences de la réglementation qui a été imposée dans le sillage de la crise. Résultat : les actifs bancaires américains se retrouveront entre les mains de banques encore plus grandes.

C’est très dommage. Mais la mort de l’agneau fait la vie du loup, comme le dit un vieux proverbe américain. En d’autres termes, ce n’est pas mauvais pour tout le monde, comme nous le verrons dans quelques lignes.

Voici d’abord une preuve anecdotique qui nous vient du PDG — en partance — de Third Street Bancshares, à Marietta, dans l’Ohio. Son nom est James Meagle Jr., et il travaille dans le secteur depuis 40 ans.

Tous les jours, quelque part dans le monde, un PDG quitte une entreprise. Rien de bien neuf en soi. Mais peu de PDG partent en disant que l’entreprise qu’ils quittent pourrait ne pas survivre. Citant de profonds changements dans la réglementation, les questions de conformité et les coûts que tout cela entraîne, Meagle a déclaré qu’il “était à bout de patience”. Son ancienne banque devra dépenser environ 100 000 $ pour répondre aux nouvelles exigences des régulateurs. Pour une petite banque qui possède une seule branche, 100 000 $ est une grosse somme — probablement une bonne partie de ses bénéfices sur l’année.

“Je ne sais pas comment nous allons pouvoir nous en sortir”, a déclaré Meagle à SNL Financial, une société de recherches sur le secteur bancaire. “Nous pouvons [survivre], mais nous consacrons tant de temps et d’énergie à nous confirmer aux nouvelles réglementations”…

“Complètement absurde”, c’est ainsi qu’il décrivait le niveau d’exigence des régulateurs.

Que peut faire cette banque ? Fusionner.

“Nous avons pu maintenir nos revenus et nous sommes encore bien capitalisés”, continue Meagle, “mais ce que je vois arriver pour l’avenir n’est pas joli-joli. Nous ne voulons pas vraiment vendre, mais nous n’aurons peut-être pas d’autre solution”.

▪ La fusion, seule solution… 
On entend le même son de cloche de la part des dirigeants et des investisseurs professionnels du secteur bancaire. Les petites banques devront se vendre aux plus grandes, ce qui permet de répartir ces coûts sur une base d’actifs plus large.

Précisons un peu le tableau, et examinons le système bancaire américain dans son ensemble. A quoi ressemble-t-il ? Eh bien, les 20 banques les plus grosses détiennent actuellement près de 80% des actifs du secteur. Regardez le schéma ci-dessous.

Top Heavy US Banking System

Une question se pose naturellement : quelle taille faut-il avoir pour obtenir un rendement digne de ce nom en tant que franchise bancaire aux Etats-Unis ?

Elle n’est pas réglée, même parmi les initiés du secteur. Ce qui est presque sûr, c’est que les 2 490 banques les plus petites sont grillées — les Third Street Bancshares et autres. Elles sont bien trop petites pour ne serait-ce qu’essayer de survivre, un peu comme un petit garçon de trois ans qui essaierait de mettre KO Mike Tyson.

Goldman Sachs

Le niveau supérieur devra probablement vendre lui aussi. On parle là des 4 000 banques environ ayant des actifs jusqu’à un milliard de dollars. En fait, le coût des nouvelles réglementations ainsi que les marges nettes des banques (grâce aux taux bas) mettent la pression sur le bloc supérieur, qui doit se consolider.

Je pense nous verrons de nombreuses banques parmi les plus petites se combiner au cours des prochaines années, comme des gouttelettes d’eau se rassemblant pour former des gouttes de plus en plus grandes. En tant qu’investisseur, il y a beaucoup à gagner en se positionnant sur les petites banques sous-valorisées.

Mais vous pouvez aussi jouer les acquéreurs. Dans ce cas, mieux vaut sélectionner les prédateurs sains, comme Republic Bancorp, qui a ramassé quelques banques en faillite ces dernières années. C’est un “consolidateur” qui se développera suite à ces acquisitions.

Le côté malheureux de tout cela, c’est que la consolidation qui est en train de se produire dans le secteur signifiera la mort des petites banques communautaires. La conséquence de toutes ces nouvelles règles et réglementations, c’est que le système bancaire américain sera encore plus déséquilibré. Les banques deviendront plus grosses. Les actifs bancaires se concentreront encore plus. Et même si nous pensons qu’il y aura beaucoup de résistance et de mauvaise volonté de la part des conseils d’administration et équipes dirigeantes, je pense que les fusions auront lieu. Il y a trop d’argent en jeu.

La mort annoncée des petites banques devrait engendrer de bons rendements ces prochaines années, le temps que le processus ait lieu. Pour les investisseurs dans les valeurs bancaires, c’est une profitable ironie.

Source : http://la-chronique-agora.com/mort-petites-banques-americaines/

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CHRIS MAYER

Rédacteur en Chef de Capital & Crisis et Crisis Point Trader
Chris Mayer s’occupe de la lettre d’information Capital & Crisis, ainsi que du système de trading Crisis Point Trader. Ses analyses pertinentes et précises des problématiques financières ont été reprises souvent dans de nombreuses publications, et notamment dans le très réputé Grant’s Interest Rate Observer.

L’escroquerie monétaire mondiale | ActuWiki

par Eberhard Hamer, professeur à l’institut des classes moyennes de Hanovre

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La manipulation actuelle des systèmes de la monnaie et des changes constitue le scandale le plus important et aux conséquences les plus marquées de notre époque. Pour la première fois, l’escroquerie monétaire atteint des dimensions mondiales, car elle a lieu sur toute la planète, elle ne peut plus être contrôlée, arrêtée ou empêchée par aucun gouvernement et elle a même lieu de manière formellement légale, conformément à des lois nationales désuètes. Toutefois, il est certain que l’escroquerie monétaire, comme toute autre escroquerie, ne peut pas enrichir à long terme les malfaiteurs par l’appauvrissement de leurs victimes, puisque l’on ne peut abuser d’aucun système monétaire libéral à long terme.

Selon la théorie financière, la monnaie est un moyen d’échange légalisé, qui conserve de surplus sa valeur. C’est pourquoi elle était jadis un monopole de l’Etat (droit de battre monnaie). Les pièces d’or, d’argent et de cuivre qui circulaient comme monnaie étaient battues par l’Etat. Celui-ci garantissait aussi la pureté du métal et le poids des monnaies, de sorte que l’on savait à tout moment, dans le pays comme à l’étranger, quelle était la valeur de chaque pièce. Ainsi, les pièces de monnaie étaient simultanément moyen d’échange et valeur durable.

• Mais pour battre monnaie, l’Etat doit avoir de l’or et de l’argent. Il était donc important qu’il disposât de mines d’argent par exemple (Rammelsberg près Goslar), ce qui lui permettait de battre des monnaies supplémentaires en argent. Inversement, les citoyens savaient que l’Etat ne pouvait battre monnaie que dans la mesure où il disposait des métaux précieux correspondants. L’approvisionnement en métaux précieux était donc la base de la monnaie de métal précieux en circulation (monnaie d’or en circulation).

De la monnaie réelle à la monnaie fiduciaire

Cependant, des princes ont toujours tenté de se procurer davantage de monnaie qu’ils n’avaient de métal précieux en réduisant la part des métaux précieux dans l’alliage des pièces. Il en est résulté que les marchands et bourgeois ont cédé la mauvaise monnaie, mais gardé la bonne jusqu’au moment où, tous étant au courant, il a fallu refondre la mauvaise monnaie. Des pièces d’or ont circulé jusqu’à la Première Guerre mondiale.

• Une monnaie d’or en circulation a cependant l’inconvénient que l’augmentation de l’or n’atteint pas la croissance économique, de sorte qu’un manque d’or déflationniste peut empêcher une forte croissance économique. C’est pourquoi de nombreux Etats sont passés à une monnaie d’or indirecte: ils disposaient d’un trésor d’or d’un certain montant en or, à partir duquel ont été émis des billets de banque qu’il était plus aisé de transporter, de compter et de détenir en grande quantité. Leur valeur résultait de la faculté de présenter à tout moment les billets à la banque centrale et de les y échanger contre la quantité correspondante d’or ou d’argent (billets convertibles en métal précieux). De cette manière, l’Etat pouvait émettre davantage de monnaie fiduciaire qu’il ne possédait de métal précieux, peu de détenteurs de monnaie insistant d’habitude sur l’échange de billets en or. Normalement, un volume de moins de 10% d’or suffisait à un volume de billets de 90%.

• Le système fonctionnait dans le monde entier. En effet, des pays dépourvus d’or garantissaient aux détenteurs de leurs billets un cours fixe de change par rapport aux monnaies convertibles en or. Tant que cette garantie de change existait, les bourgeois étaient certains de pouvoir échanger – à vrai dire par le biais d’un double échange (étalon de change-or) – leur monnaie fiduciaire contre des pièces de métal précieux et avaient ainsi tout au moins une garantie indirecte de la valeur de leur monnaie.

De la monnaie d’Etat à la monnaie privée

L’étape décisive menant à l’abandon de la monnaie d’Etat a été la fondation, en 1913, du Système fédéral de réserve des Etats-Unis. Bien que la constitution américaine ne prévoie que l’or et l’argent comme monnaies légales, un cartel fondé par des banques privées et dirigé par les deux grands groupes financiers Rothschild et Rockefeller a créé une banque centrale privée ayant droit d’émettre sa propre monnaie, devenue moyen légal de paiement et garantie initialement par le gouvernement des Etats-Unis. Après la Première Guerre mondiale, cette banque privée a racheté les réserves d’or mondiales. Il en est résulté que de nombreuses autres monnaies n’ont plus pu maintenir leur étalon-or et ont sombré dans la déflation (première crise économique mondiale).

• A la fin de la Deuxième Guerre mondiale, l’instauration d’un nouvel étalon dollar-or a été donc décidée en 1944 à Bretton Woods. Pendant la guerre mondiale, les Etats-Unis ont exigé des belligérants le paiement d’armements en or. L’or de l’Allemagne a dû être remis comme butin. Ainsi, plus de 30000 tonnes d’or venant du monde entier se sont accumulées aux Etats-Unis, soit davantage que dans tous les autres pays réunis. Cet or a servi de couverture au dollar. Mais comme les banques centrales du monde détenaient une grande partie des dollars à titre de réserves monétaires, les Etats-Unis ont pu émettre davantage de monnaie que leur quantité d’or. L’étranger avait en effet besoin de dollars pour acheter les matières premières traitées uniquement en cette monnaie. Outre l’or, le dollar est donc devenu toujours davantage une réserve monétaire des autres banques centrales. Le règne du dollar sur le monde avait commencé.

• En 1971, le président des Etats-Unis, Richard Nixon, a supprimé l’obligation de convertir le dollar en or (étalon dollar-or) et, simultanément, la responsabilité de l’Etat à propos du cours du dollar. Depuis lors, la devise américaine n’est plus couverte ni par de l’or ni par la garantie de l’Etat, mais demeure la monnaie privée libre du Système fédéral de réserve (la Fed). Le dollar et toutes les autres monnaies du monde ne conservent par conséquent plus de valeur, mais est un simple moyen de paiement imprimé et légalisé.

• Si la loi peut obliger à accepter une monnaie non couverte comme moyen d’échange, il ne peut en faire de même comme moyen de conservation de la valeur. Dans ce cas, la confiance du détenteur de billets que la valeur de sa monnaie est assurée à long terme est nécessaire. A son tour, le cours à long terme – la confiance – d’une monnaie flexible dépend uniquement de la rareté de cette monnaie ou du volume de la masse monétaire. Le problème est que la masse des biens n’a que quadruplé durant les trente dernières années alors que la masse monétaire s’est multipliée par quarante.

• Or, une augmentation de la masse monétaire implique toujours de l’inflation. Et l’inflation entraîne une dévalorisation de la monnaie. On a recouru à trois solutions pour résoudre ce problème:

Dès la fondation de la Banque fédérale d’Allemagne, la science financière allemande avait exigé l’établissement d’un «quatrième pouvoir» en faveur de l’institut d’émission pour permettre à celui-ci de résister aux pressions visant à un excès de masse monétaire et, partant, de se fier au maintien de la valeur monétaire. En fait, la Banque fédérale était tenue, de par la loi, de préserver la valeur du mark (théorie de la monnaie neutre) et était indépendante de l’Etat dans une forte mesure. Dans ces conditions, le mark, monnaie la plus stable du monde, a été utilisé toujours davantage comme monnaie de réserve et monnaie de placement.

La plupart des autres Etats ont préféré une monnaie axée sur la quantité. Ils ont obligé leurs banques centrales à déterminer leurs masses monétaires d’après certains objectifs, tels la croissance économique ou le plein-emploi. La politique nationale a profité de cette évolution pour exercer son influence sur la banque centrale et sur la monnaie, ce qui a régulièrement entraîné une inflation de la masse monétaire (exemples: France, Italie, Espagne).

En revanche, la plupart des dictatures des pays en voie de développement et la Fed ont préféré une «monnaie quantitativement libre», c’est-à-dire une monnaie dont les excès par la politique ou les propriétaires privés du Système de réserve ne sont pas limités par la loi. Une «monnaie quantitativement libre» a toujours signifié «monnaie dont on peut abuser librement» et n’a jamais fonctionné à long terme.

Point essentiel, il ne faut pas sous-estimer les tensions auxquelles sont soumis les cours des changes lorsque évoluent parallèlement des monnaies, tel le mark, dont les banques d’Etat émettrices préservent la valeur, et des monnaies de banques d’Etat assujetties, voire de banques privées, qui sont manipulées selon les objectifs de l’émetteur: comme la Banque fédérale d’Allemagne a maintenu la valeur du mark relativement stable et que celle d’autres monnaies importantes a diminué toujours plus fortement en raison de l’augmentation de la masse monétaire et de l’inflation, les détenteurs de monnaie se sont efforcés tout naturellement d’investir à long terme en monnaies fortes et d’éviter les monnaies faibles.

• Depuis lors, aucune monnaie du monde n’a plus quelque base de valeur que ce soit, la monnaie mondiale s’est détachée de toute valeur réelle, les billets sont imprimés sans arrêt et leur valeur diminue continuellement en raison de leur augmentation constante. Si les gens croient toujours que le papier-monnaie qu’ils détiennent a une valeur fixe, cela résulte de manipulations habiles des changes donnant l’illusion d’un rapport de valeurs. De fait, les changes sont manipulés par les groupes qui engendrent aussi l’augmentation de la masse monétaire.

• Pratiquement, le Système fédéral de réserve privé guidé par la haute finance des Etats-Unis et appartenant à celle-ci a atteint l’importance d’un système de monnaie mondiale:

Le dollar, monnaie privée de la Fed, domine déjà le monde de par sa masse monétaire. Plus de 75% de la monnaie mondiale sont des dollars.

La haute finance des Etats-Unis a obligé aussi les marchés des matières premières qu’elle contrôle à ne vendre leurs produits qu’en dollars. Qui ne vend pas son pétrole contre des dollars sans valeur est déclaré terroriste (Saddam).

Les banques centrales des autres pays ont été également forcées d’accepter des dollars comme réserves monétaires dans des proportions croissantes (plus de 90% dans le cas de la Banque centrale européenne). La valeur des autres monnaies – tel l’euro – découle donc à raison de plus de 90% de billets en dollars sans valeur, ne reposant que sur la puissance et la volonté de la haute finance américaine.

Les banques centrales étrangères ont été amenées avec ou sans douceur (Suisse) à céder ou à «prêter» leurs réserves d’or contre des dollars. Ainsi, l’or du monde s’est de nouveau concentré, comme avant la première crise économique mondiale, chez les propriétaires de la Fed, de sorte qu’un système de l’étalon-or ne pourrait être réinstauré que conformément à leur volonté et qu’ils feraient l’affaire du siècle du simple fait d’une réforme monétaire entraînant une nouvelle fixation du prix de l’or (Greenspan: «peut-être jusqu’à 6000 dollars»).

La haute finance des Etats-Unis détermine donc par l’intermédiaire de la Fed, qui lui appartient, la monnaie et les changes du monde entier. Le dollar est la monnaie privée de cette haute finance. Il n’est garanti par personne d’autre, mais est maltraité autant que faire se peut, accru et modelé en instrument de sa domination sur le monde et du vol de toutes les matières premières et valeurs réelles importantes.

• En augmentant sans scrupules la masse des dollars, la haute finance des Etats-Unis s’est procuré des liquidités illimitées, qui lui permettent d’acheter le monde entier. Par cette émission, l’Etat américain peut émettre davantage de dollars qu’il n’en reçoit (endettement débridé). Aussi bien la haute finance dominatrice des Etats-Unis que le gouvernement qu’elle domine profitent donc de l’augmentation de la masse monétaire. Par conséquent, le volume des dollars s’est accru toujours plus vite ces dix dernières années.

• De même, les dettes de l’Etat ont augmenté considérablement envers l’étranger. Le gouvernement des Etats-Unis commande donc de plus en plus de biens réels à l’étranger, qu’il paie par des billets sans valeur – la forme moderne du tribut.

• Il faut attribuer à une mise en scène et à un chantage habiles le fait que cet accroissement sans limite des dollars n’a pas entraîné depuis longtemps la chute de cette monnaie et le refus des clients de l’accepter: la haute finance et le gouvernement des Etats-Unis forcent économiquement et politiquement depuis des années les principales banques centrales du monde (Banque centrale européenne, Banque du Japon, Banque de Chine, etc.) à garder des dollars sans valeur accumulés lors d’exportations ou d’achats de valeurs réelles et à les détenir comme réserves de devises constituant soi-disant de la valeur. Cela signifie pratiquement que les banques centrales de Chine, du Japon et d’Europe accumulent en quantités toujours plus fortes, comme réserves monétaires prétendument de valeur, les dollars sans valeur leur parvenant à la suite des livraisons de biens de leurs ressortissants. La monnaie des Etats satellites est donc déjà garantie par des dollars dont la valeur diminue toujours davantage; elle a aussi perdu pratiquement sa valeur. Ainsi, toutes ces monnaies naviguent sur le même bateau de la dévaluation, les promoteurs de l’augmentation de la masse monétaire à New York et Washington ainsi que leurs aides augmentant la masse monétaire dans les banques centrales des Etats satellites.

• Toutefois, le débiteur que sont les Etats-Unis décide lui-même dans quelle mesure il plumera finalement ses financiers par une dévaluation officielle du dollar et se débarrassera de son endettement à leurs frais. L’étranger, qui détient 80% des dollars, subira surtout les effets de la dévaluation de cette monnaie. Le débiteur a toute latitude pour déterminer dans quelles proportions il dévaluera ses dettes et dépouillera ainsi ses créanciers.

• Cependant, la manipulation des cours fait croire au public que les monnaies manipulées et accrues sans limite ont toujours un cours solide.

• Si les détenteurs de monnaies savaient qu’ils n’ont au fond que du papier en mains, mais que tout dépend des manipulations, des abus, de la puissance et des objectifs de la haute finance des Etats-Unis, la vitesse de circulation de la monnaie augmenterait davantage en raison du refus d’accepter la monnaie, une fuite dans les valeurs réelles aurait lieu, il s’ensuivrait une inflation s’accélérant dramatiquement, voire galopant, la dévalorisation accomplie depuis longtemps des investissements en valeur nominale (papiers monétaires, obligations, fonds de placement, etc.) entraînerait un deuxième krach, la dévalorisation entraînerait la ruine du secteur financier, qui devrait faire face à des procès en dommages-intérêts, si bien qu’une réforme monétaire deviendrait inévitable.

Malgré une dévalorisation dramatique, l’illusion de la valeur de la monnaie est encore maintenue artificiellement par l’obligation de considérer les billets comme moyens de paiement légaux. Les profiteurs de ce système sont non seulement la haute finance de Etats-Unis qui, par sa Fed, place dans le monde des masses de dollars toujours plus considérables, mais aussi des banques centrales menant le même jeu, telles la Banque centrale européenne (BCE) et la Banque du Japon. Les directions de ces instituts savent fort bien à quel point le dollar a perdu toute valeur, mais confortent toujours l’illusion du dollar moyen de paiement légal, se sont tues pour des raisons politiques et ont couvert leur propre monnaie par des réserves monétaires libellées en dollars sans valeur. Si une réforme monétaire avait lieu, la BCE notamment serait dépourvue de valeurs. La présence de l’or se limite vraisemblablement à une simple créance et ne consiste donc plus en or réel. La plupart du temps, il est prêté prétendument en nature à la Fed, qui le prête à son tour, si bien qu’il n’est plus saisissable en cas d’effondrement. Le système repose sur le fait qu’un abus n’est ni discuté ni ne fait l’objet d’une publication.

• Fait n°1: Les masses monétaires mondiales ont été tellement accrues et ont une base si fragile (dollars, euros, yens, etc.) que les monnaies correspondantes n’exercent plus de véritable fonction de conservation de la valeur, si importante aux yeux du citoyen.

• Fait n°2: Seules la manipulation et la tromperie à propos d’une valeur de la monnaie qui n’existe plus préservent artificiellement la fonction d’échange des monnaies.

• Fait n°3: Le dollar, monnaie privée de la haute finance américaine, a rompu depuis longtemps tous ses liens avec une valeur réelle (l’or) ou avec une masse monétaire déterminée. Il a donc non seulement perdu sa fonction de conservation de la valeur, mais ne trompe plus le monde, à propos d’une valeur d’échange prétendue de la monnaie privée dévalorisée par une augmentation sans limite, que par des manipulations de cours sur l’ensemble de la planète. Seules cette tromperie et la puissance de la haute finance des Etats-Unis alimentent encore une «confiance» artificielle dans le dollar. En revanche, si les participants au marché savaient qu’ils n’ont en main, avec la valeur nominale du billet, que la promesse sans valeur de particuliers dans lesquels ont ne peut depuis longtemps plus avoir confiance, qui abusent constamment de leur pouvoir de manipuler la valeur de la monnaie, cette confiance se serait effondrée depuis longtemps.

• Il en va des actions comme de la monnaie. La plupart de ces titres n’ont plus de substance et ne recèlent que de l’espoir. Celui qui a cru avoir beaucoup gagné lors de la hausse fulgurante des actions a appris par le krach que l’action ne comporte, outre la valeur du papier, que de l’espoir, mais que celui-ci peut disparaître facilement. Le gain ou la perte dans le jeu de la Bourse sont de simples espérances et non des valeurs réelles. Tel est aussi le cas de la monnaie. La seule valeur réelle est celle du papier. Le reste est une confiance dans des puissances financières mondiales corrompues, mais fortes.

La mainmise sur les valeurs réelles au moyen d’une monnaie-fiction

Si les participants au marché savaient que notre système monétaire repose finalement sur la monnaie privée qu’est le dollar et que cette monnaie dépend uniquement des souhaits de manipulation et d’abus de l’oligarchie financière, ils perdraient confiance dans la monnaie, ne considéreraient plus celle-ci comme moyen de conservation de la valeur, mais tenteraient d’échapper à la dévalorisation constante de la monnaie en se réfugiant dans les valeurs réelles.

• Or telle est l’action de ceux qui, cachés derrière la Fed, procèdent à la plus forte augmentation de la masse monétaire de tous les temps. Depuis des décennies, ils achètent avec une monnaie perdant de plus en plus de sa valeur toutes les valeurs réelles qu’ils trouvent: stocks de matières premières, complexes industriels, immeubles et presque chaque société financière étrangère à peu près intacte par une reprise amicale ou hostile, à presque n’importe quel prix. Non seulement la haute finance des Etats-Unis accumule les valeurs réelles mondiales, mais aussi l’Etat importe depuis des années, contre de la monnaie de papier au fond sans valeur, davantage de valeurs réelles du monde qu’il n’en peut payer et s’endette ainsi sans limite envers l’étranger – tant que les créanciers étrangers croient encore à la valeur du dollar ou peuvent être obligés, par chantage politique, de prendre comme réserves monétaires ces dollars pourris.

Monopoles formés grâce aux valeurs réelles

De cette manière, la haute finance qui se cache derrière la Fed a acquis contre ses dollars pourris, grâce à une politique ciblée de valeurs réelles, des secteurs entiers du marché et a constitué ainsi des monopoles ou oligopoles dans les domaines suivants: diamants, or, cuivre, zinc, uranium, télécommunications, presse et télévision, denrées alimentaires (Nestlé, Coca-Cola), de grandes parties de l’industrie de l’armement et de l’espace, etc.

• Actuellement, une tentative de monopole tente de contrôler le secteur de la génétique. Les animaux et plantes qui ont subi des manipulations génétiques sont stériles. Si l’on peut donc manipuler les gènes de toute une région, les paysans ne peuvent plus utiliser les céréales qu’ils ont récoltées et doivent acheter les semences d’une entreprise au prix qu’elle fixe.

Une autre monopolisation a lieu actuellement sur le marché du sucre: le marché du sucre de l’UE est régi de manière à préserver aux paysans leur production de sucre de betteraves, qui est d’une nécessité vitale pour nombre d’entre eux. Or le sucre de betteraves est plus cher que le sucre de canne du cartel américain qui croît sous les tropiques. Nestlé et Coca-Cola, qui appartiennent à la haute finance des Etats-Unis, exigent maintenant, de concert avec les scientifiques et politiciens qui en dépendent, une «libéralisation du marché du sucre» et la revendiquent dans les instances internationales (GATT, Mercosur). Dès que cette libéralisation sera imposée, le sucre de betteraves cher ne pourra plus se maintenir face au sucre de canne bon marché, la production européenne de sucre s’effondrera définitivement et le marché du sucre – tout d’abord bon marché, puis cher – sera inondé par le cartel du sucre de canne contrôlé par la haute finance des Etats-Unis.

• Le cas Primacom démontre par quelles méthodes la haute finance des Etats-Unis accapare des branches entières: cet exploitant de réseaux par câble a une situation très lucrative, mais est depuis longtemps dans le collimateur de la haute finance des Etats-Unis (monopolisation des télécommunications). Celle-ci s’est infiltrée depuis longtemps dans le management de Primacom, puis lui a accordé un prêt à un taux d’intérêt dépassant 30%. Par conséquent, cette entreprise florissante a connu des difficultés et est devenue, aux yeux de la banque américaine, propre à une OPA très bon marché. Le jeu traverse actuellement sa dernière phase.

• L’émissaire de la haute finance américaine Ron Sommer a tenté de se livrer à un jeu analogue avec Deutsche Telekom. La haute finance des Etats-Unis accumule les sociétés du secteur des télécommunications pour créer un monopole mondial. Pour ce faire, l’émissaire Sommer lui a acheté une petite entreprise du secteur des télécommunications à un prix ($­­­­­ 30 milliards) supérieur de trente fois à sa valeur, afin que cette haute finance puisse racheter Telekom avec son propre patrimoine. La deuxième étape consistait à rendre les actions Telekom si bon marché que l’investisseur américain puisse les acheter à bas prix. Sur ce point, Rom Sommer a échoué. Toutefois, cet échec ne fera que retarder, sans les empêcher, les plans de reprise de la haute finance américaine. La privatisation et le rachat d’entreprises des télécommunications continuent, conformément aux plans dressés.

• Un jeu analogue se déroule sur le marché mondial de l’énergie. En Allemagne, EON et RWE y participent visiblement, la haute finance des Etats-Unis ayant déjà envoyé ses hommes de confiance dans les banques et managements décisifs pour les candidats à la reprise. En 20 ans, elle veut aussi monopoliser l’eau du monde, selon les indications de son représentant Brzezinski.

La réforme monétaire et les valeurs réelles

Une interprétation correcte des plans de la haute finance mondiale aboutit à la conclusion que la masse monétaire doit être accrue et dévalorisée jusqu’à ce que toutes les valeurs réelles importantes du monde soient achetées et monopolisées. La haute finance sait bien que son accroissement de la masse monétaire ne saurait passer inaperçu et que, à un moment donné, la confiance en un dollar inflationniste disparaîtra. L’éclatement d’une crise de confiance fera de l’inflation encore contrôlée une inflation galopante, qui aboutira forcément à une réforme monétaire.

• Or, il s’agit d’un avantage dont bénéficiera aussi bien la haute finance que les Etats-Unis:

Préalablement, la haute finance a acheté assez de valeurs réelles avec des dollars pourris, et ces valeurs réelles ne seront pas touchées par la réforme. La haute finance aura ainsi converti à temps de l’argent pourri en patrimoine de valeur. Comme elle a constitué des monopoles mondiaux dans de nombreux domaines, elle peut imposer des prélèvements à tout moment au monde, grâce à des prix de monopole. Les dominateurs du monde auront donc comme revenu non plus des impôts, mais des revenus de monopoles. Personne ne pourra empêcher la haute finance de relever de 10, 20 ou 30% les prix de l’or, des diamants, du cuivre, du zinc, de l’eau, des semences ou de l’énergie et d’imposer ainsi des prélèvements spéciaux à l’ensemble de la population mondiale. Il n’y a encore jamais eu de telle puissance financière dans le monde ayant constitué un tel péril pour l’ensemble de la population.

Rusée, la haute finance des Etats-Unis a principalement déversé ses dollars pourris à l’étranger. Plus des trois quarts des dollars ne sont plus aux Etats-Unis, mais se trouvent dans les Etats créanciers de ce pays. En effet, les Etats-Unis se sont de plus en plus endettés envers l’étranger ces dernières années. L’étranger a livré des produits et reçu en échange des dollars sans valeur. Toutes les banques centrales étrangères sont remplies de dollars pourris. Si ceux-ci sont subitement dévalués, plus des trois quarts du dommage toucheront les banques centrales, les banques, les Etats et les opérateurs hors des Etats-Unis. Les banques centrales européennes pourront alors regretter d’avoir échangé leur or contre des dollars pourris et d’avoir constitué de la monnaie formelle comme base (réserves monétaires) de leur propre monnaie, tels le yen et l’euro. Si le cours de la monnaie-clé, le dollar, s’effondre, celui des monnaies satellites subira le même sort, sa seule base étant un montant en dollars pourris. En d’autres termes: la réforme monétaire qui se prépare déclenchera forcément une réforme de toutes les monnaies mondiales, dont le dollar pourri constitue encore la principale réserve monétaire.

Le fait que tout accroissement continuel d’une monnaie privée – le dollar – par le Système fédéral de réserve appartenant à la haute finance des Etats-Unis doive forcément entraîner un pourrissement du dollar, une inflation de plus en plus forte et, finalement, une réforme monétaire est une certitude fondamentale de la science financière, et même Greenspan et ses collaborateurs devraient en être conscients.

De la réforme monétaire à la monnaie mondiale

Imprudemment, Greenspan a indiqué dans un discours «qu’une correction fondamentale du dollar aurait lieu d’ici 2007 et que l’on pourrait fondre à cette fin le dollar et l’euro en euro-dollar, une nouvelle monnaie mondiale.» Cette vue est conforme aux besoins de la haute finance américaine, car l’abus du dollar ne peut se poursuivre que jusqu’en 2007 au pire. En effet, la confiance du monde dans cette monnaie privée accrue sans trêve, perdant de plus en plus de sa valeur et maintenue artificiellement devrait avoir disparu jusqu’alors. Le dollar subira donc une transformation ces prochains temps. Si une fusion avec l’euro avait lieu, la haute finance des Etats-Unis atteindrait des objectifs importants:

Une nouvelle monnaie permettrait de dévaloriser les anciennes dettes monétaires et, partant, de spolier les créanciers détenant encore de cette monnaie. Si le nouvel euro-dollar vaut 20 anciens dollars ou 15 euros, les anciennes monnaies sont dévaluées en conséquence, les créanciers détenteurs d’ancienne monnaie spoliés, le jeu a profité aux émetteurs de monnaie privée.

L’Etat fédéral américain surtout se débarrasserait ainsi de ses dettes: l’endettement envers l’étranger, qui atteint actuellement 5200 milliards de dollars, ne se chiffrerait alors qu’à 2600 milliards d’euro-dollars, soit une dévaluation de 50%.

Les détenteurs d’anciens dollars seraient les principales victimes, les montants qu’ils détiennent étant dévalués de 50, voire de 90%. Les banques centrales de Chine, du Japon et d’Europe, qui détiennent d’importantes réserves monétaires en dollars, en pâtiraient particulièrement.

Toutefois, le but principal de la haute finance américaine est d’établir ainsi une monnaie mondiale qu’elle contrôlerait. Sous un régime d’euro-dollars, le Système fédéral de réserve appartenant à la haute finance des Etats-Unis aurait forcément une majorité. Cette haute finance contrôlerait alors la majorité du système. A cette fin, la haute finance des Etats-Unis a choisi la BRI (Banque des règlements internationaux), une organisation privée dont elle a déjà acquis secrètement la majorité des parts. Si la BRI devenait la banque centrale émettant les euro-dollars, les mêmes propriétaires privés seraient, par hasard, les principaux propriétaires de la nouvelle banque centrale, qui étaient auparavant les propriétaires de la Fed. Ils pourraient jouer le jeu consistant à émettre de la monnaie à leur gré, à un niveau supérieur, qu’ils ont joué jusqu’à maintenant avec le Système fédéral de réserve – et bénéficier de surcroît de la diminution de leur endettement due à la réforme monétaire. L’augmentation de la masse monétaire mondiale qui a eu lieu jusqu’à maintenant, cette grande escroquerie monétaire, serait effacée par la réforme monétaire. Les vieux malfaiteurs bénéficieraient d’un nouveau système, d’une nouvelle monnaie, qui leur permettrait d’utiliser aux mêmes fins la monnaie mondiale euro-dollar durant les 20 à 30 prochaines années.

Ce faisant, la haute finance des Etats-Unis aurait donc monopolisé par escroquerie les valeurs réelles mondiales – parmi lesquelles figurent des biens aussi essentiels que les semences, les denrées alimentaires, l’eau, l’énergie et les métaux, mais aurait aussi bâti de nouveau un monopole monétaire à sa disposition, qu’elle pourrait utiliser à son gré – une machine d’accroissement monétaire, tel l’âne aux ducats de la légende.

• Même la publication de ce système d’escroquerie ne provoquera pas de cris dans le monde. On parlera de «théorie du complot», d’«antiaméricanisme», voire d’«antisémitisme» (Rothschild) ou s’efforcera d’empêcher de telles publications, une partie essentielle des médias imprimés et électroniques mondiaux appartenant à la haute finance des Etats-Unis.

• Il est important que ceux qui pourraient subir des pertes comprennent ce jeu. Celui qui possède un patrimoine financier devrait donc écouter, ou plutôt lire.

• Les perdants du grand jeu de l’oligarchie financière sont les participants au marché mondial qui accordent trop de confiance à la monnaie, qui croient toujours que celle-ci n’a pas une simple fonction d’échange, mais qu’elle sert encore de préservateur de la valeur. Les hommes n’ont visiblement pas tiré de leçon de la dévalorisation constante de la monnaie de ces 40 dernières années. Celle-ci s’accélérera ces prochaines années avant la catastrophe finale, car elle sert uniquement aux manipulateurs. Celui qui attache donc de l’importance au maintien de la valeur à long terme de son patrimoine ne peut pas continuer à avoir des placements en valeurs monétaires, en polices d’assurances, en obligations ou en espèces, il doit investir en valeurs réelles, comme la haute finance lui en donne l’exemple.

Objectif stratégique de l’escroquerie monétaire mondiale

Pour autant que l’on puisse en juger de l’extérieur, la haute finance des Etats-Unis a eu pour seul objectif initialement de contrôler la monnaie du pays et, partant, de manipuler le marché des Etats-Unis à son gré. La Fed privée servait à réaliser cet objectif. Lorsque le président Kennedy a proposé une loi visant à étatiser ce système financier privé, il est décédé subitement. Toute personne en contact avec les possibilités de monnaie privée a perdu son patrimoine ou sa vie.

• Depuis lors, les objectifs stratégiques de la haute finance américaine ont dépassé le cadre national. Elle a pour but un système monétaire privé mondial qu’elle a assuré par son dollar privé, imposé comme principale monnaie de réserve dans le monde entier, et qu’elle ne doit plus formaliser que par une monnaie mondiale, l’euro-dollar.

• Si nous voulons empêcher un deuxième abus du système monétaire mondial en faveur d’une haute finance privée et l’abus des masses monétaires, chaque monnaie doit être protégée contre tout abus public ou privé, contre toute manipulation déflationniste ou inflationniste.

• Ce but ne peut certainement pas être atteint si l’on abandonne les changes à la haute finance privée. Celle-ci profitera toujours des possibilités d’abus en spoliant et exploitant le monde par un accroissement de la masse monétaire.

• Cependant, l’expérience a montré aussi que la plupart des gouvernements abusent également de leur monnaie, s’ils peuvent influer sur la banque centrale et sa politique de la masse monétaire.

• Il convient donc d’empêcher les abus que les pouvoirs publics et la haute finance privée exercent sur les monnaies.

• Il est certain qu’une monnaie basée sur l’or ne peut pas être manipulée aussi facilement qu’une simple monnaie formelle. Toutefois, les problèmes d’une monnaie basée sur l’or découlent de la disponibilité de l’or, la haute finance ayant accaparé la plus grande partie des réserves d’or. Ainsi, elle redeviendrait gagnante et accapareuse de toute sorte de monnaie basée sur l’or.

• La seule solution est donc celle d’une monnaie formelle. Cependant, cette monnaie ne doit pas être librement, arbitrairement déterminable, mais doit être axée sur un objectif de monnaie neutre. La masse monétaire ne doit donc pas croître davantage que celle des biens. Le secteur monétaire ne doit plus exercer d’effets inflationnistes ou déflationnistes sur les monnaies et l’économie mondiale.

• Cet objectif ne peut être atteint que par des banques centrales strictement neutres et si indépendantes qu’elles constituent un «quatrième pouvoir», ne sont pas dans les mains de particuliers et ne peuvent pas être influencées par leurs gouvernements. Avant sa castration par la Banque centrale européenne, la Banque fédérale d’Allemagne était très proche de cette indépendance.

• La prochaine réforme monétaire offre une chance unique de dénoncer les coupables, leurs manipulations monétaires et leurs abus, ainsi que de susciter l’approbation générale d’un système de banques centrales sur lequel ni la haute finance ni les gouvernements n’exerceraient d’influence. Il s’agit d’une chance exceptionnelle.

• La haute finance surtout, qui, par son organe la BRI, s’est déjà préparée à s’emparer du prochain système de banques centrales et de monnaies pourrait empêcher la création d’un système indépendant. Il convient donc d’informer, d’expliquer à la population, à l’économie et aux politiciens les dangers qu’une économie monopoliste fait courir non seulement à la monnaie actuelle, mais aussi à un nouveau système monétaire.

Source : Horizons et débats, numéro 31, juin 2005

Obey

Vol à main armée à Tripoli | « L’art de la guerre »

goldman-sachs-libya

par Manlio Dinucci 

Comment le Banquier de Satan, Goldman Sachs a dépouillé la Libye … une autre dimension cachée de l’Automne Arabe..!!!!

Que feriez-vous si une banque, à laquelle vous avez confié 100 000 euros pour les faire fructifier, vous communiquait qu’en une année ils se sont réduits à moins de 2 000 euros ?

C’est ce qui est arrivé à la Libye, d’après une enquête du Wall Street Journal [1]. Après que les USA et l’Union européenne aient révoqué l’embargo en 2004, affluèrent en Libye des dizaines de banques et sociétés financières étasuniennes et européennes. Parmi lesquelles Goldman Sachs, une des plus grandes banques d’investissement du monde, dont le siège principal est à New York. Dans la première moitié de l’année 2008, l’Autorité libyenne d’investissement lui confia 1 milliard et 300 millions de fonds souverains (capitaux de l’État investis à l’étranger). La banque Goldman Sachs les investit dans un panier de valeurs et en actions de six sociétés : l’étasunienne Citigroup Inc., la banque italienne Unicredit et l’espagnole Santander, la compagnie allemande d’assurances Allianz, la compagnie énergétique française Électricité de France et l’italienne Eni. Un an après, Goldman Sachs communiqua à l’Autorité libyenne qu’à cause de la crise financière, le fonds libyen avait perdu 98 % de sa valeur, les 1 milliard et 300 millions se réduisant à 25 millions de dollars. Les responsables de l’Autorité libyenne, furieux, convoquèrent à Tripoli le responsable de Goldman Sachs pour l’Afrique du Nord. La rencontre fut turbulente, si bien que Goldman Sachs évacua précipitamment ses employés de Tripoli, craignant qu’ils ne fussent arrêtés. Comme la Libye menaçait d’intenter un procès, qui aurait compromis la réputation de la banque aux yeux d’autres investisseurs institutionnels, Goldman Sachs lui offrit en dédommagement des actions privilégiées de la banque elle-même. Mais les Libyens étant à juste titre soupçonneux, l’accord ne fut pas signé. Restait ainsi ouverte la possibilité, redoutée par Goldman Sachs, que l’Autorité libyenne n’entreprit un procès international. Des cas analogues de « mauvaise administration de l’argent libyen » sont rapportés par une enquête publiée par le New York Times [2]. Par exemple, la société Permal —unité de Legg Mason, une des principales sociétés de gestion d’investissements, dont le siège est à Baltimore— a administré 300 millions de dollars de fonds souverains libyens, qui ont perdu 40 % de leur valeur entre janvier 2009 et septembre 2010. En compensation, Permal a perçu 27 millions de dollars pour ses prestations. Même chose pour d’autres banques et sociétés financières, comme la hollandaise Palladyne, la française BNP Paribas, la britannique HSBC et le Crédit Suisse. L’Autorité libyenne menaçait d’entreprendre contre elles des actions judiciaires internationales, qui auraient endommagé l’image de ces « prestigieux » organismes financiers. Le tout s’est résolu de façon heureuse quand, en février dernier, États-Unis et Union européenne ont « gelé » les fonds souverains libyens. Leur « surveillance » a été confiée à ces mêmes banques et sociétés financières qui les avaient si bien gérés.

Et, du vol, on est passé à la rapine à main armée quand la guerre a commencé, en mars. À l’abri des chasseurs-bombardiers de l’OTAN, HSBC et d’autres banques d’investissement ont débarqué à Benghazi pour créer une nouvelle « Central Bank of Libya », qui leur permettra de gérer les fonds souverains libyens « gelés » et les nouveaux qu’ils tireront de l’exportation des hydrocarbures. Cette fois, sans aucun doute, en obtenant de forts rendements.

Goldman Sachs

Manlio Dinucci

Traduction 

Marie-Ange Patrizio