Olivier Delamarche – 23 Avril 2013 – BFM Business 23 04 2013

La toute nouvelle connerie bien fraîche de chez l’Oncle SAM, vu qu’on arrive ni à payer la dette, ni à l’annuler, ni la stabiliser face à un PIB qui ne bouge plus, faute de croissance positive, devinez quoi, on va changer les méthodes de calcul du PIB en y greffant les valeurs des Brevets, inventions et les budgets d’investissement relatifs aux différents domaines de Recherches et Développement, en espérant que ça va donner une petite bouffée d’air à des économies en coma profond, et entre temps, les politiques d’Assouplissement Quantitatif continuent en Europe, aux USA et au Japon, faute de relance économique, on imprime des billets de Monopoly qu’on distribue au Salopards de Banquiers pour leur donner de quoi continuer de nous Bai …. il est vraiment grand temps que ça pète ….!!!

Après la baisse des cours, l’or reste une valeur refuge – Economie Matin

Ne cédez surtout pas à la panique provoquée par la baisse du cours de l’Or ces derniers jours, il s’agit d’une manipulation orchestrée à grande échelle pour faire remonter le cours de la monnaie papier dont la valeur est en baisse constante à cause des politiques d’Assouplissement Quantitatif opérée par la BCE, la Réserve Fédéral et la Banque du Japon, la réalité du marché est complètement différente de ce que les cours ou les médias avancent, la plupart des pays s’acharnent à acheter de l’Or en grande Quantités (Principalement La Chine et l’Inde), parce qu’ils savent pertinemment que la politique d’émission de monnaie et de la planche à billet ne va pas résoudre le problème de la Crise Financière et économique autour du monde, bien au contraire, elle va faire accélérer le processus de crash final, et il faut garder à l’esprit qu’à ce moment fatidique, le seul refuge face à l’Hyperinflation qui sera causée par cette politique de fuite en avant sera la détention de l’Or, le pays qui en aura le plus, sera capable d’instaurer ses propres règles en matière d’échanges économiques et en matières de monnaie et c’est précisément pour faire face à ce scénario que les Chinois amassent de l’Or en centaines de tonnes, alors évitez surtout de tomber en proie aux rumeurs et à la propagande des médias, des banques et des Financiers, conservez votre Or …. !!!!

Mehdi BOUABID

22/04/2013

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Le cours de l’or a connu douze années de hausse ininterrompue. DR

La semaine dernière, en un week-end, le cours de l’or a plongé de 213.50 dollars (soit -14%), à son niveau le plus bas depuis février 2011. Lundi, le cours s’effondrait, perdant 135 dollars ou 9,11% : du jamais vu depuis 1983. Nous pensons toutefois que la pression vendeuse va commencer à se résorber.

Nous relevons trois événements majeurs et/ou rumeurs ayant pesé sur les cours de l’or depuis début avril :

• Tout d’abord les rumeurs concernant la vente possible de dix des quatorze tonnes de réserves d’or de Chypre – pour un montant de 400 millions de dollars, afin de contribuer au financement de son plan de sauvetage – font craindre au marché qu’elle ne marque un précédent. Ainsi, il deviendrait envisageable que d’autres pays de la zone euro se trouvant en difficulté – tels que l’Italie ou le Portugal –, et dont les réserves d’or sont bien plus importantes, ne recourent également à une vente massive de leur or.

• Puis la recommandation de Goldman Sachs, émise mercredi 10 avril, de vendre l’or à découvert.

• Enfin, les dernières minutes de la Fed suggérant que plusieurs membres souhaiteraient commencer à réduire le programme d’achats d’obligations – voire, même, de l’arrêter complètement. Nous sommes surpris par la réaction du marché face à ces commentaires, d’autant plus que la majorité des données publiées depuis la réunion du FOMC – chiffres du chômage, ventes au détail, indices de confiance – ont été en-dessous des attentes. Un retrait rapide de QE semble donc improbable.

Toutefois, la baisse ne fut que de 14% en deux jours, ceci après de longues années de hausse ininterrompue – n’oublions pas, en effet, qu’en 2009 l’once d’or s’échangeait pour moins de 1 000 dollars. En outre, le marché de l’or semble survendu et la demande physique chinoise et indienne pourrait resurgir, même si l’or n’a pas encore touché son niveau de support majeur, qui se situe entre 1 200 et 1 300 dollars.

Le désintérêt massif et global pour l’or est surprenant et semble ignorer la persistance de facteurs traditionnellement positifs pour le métal jaune tels que les tensions géopolitiques continues (entre les deux Corées, dans la région du Moyen Orient, etc.), les incertitudes subsistantes au sein de la zone euro ou encore la poursuite des politiques monétaires accommodantes dans les pays développés (Etats-Unis, Europe, Japon).

Un autre facteur méconnu mais qui sous-tend les cours de l’or est que les coûts de production se situent autour des 1 100 et 1 200 dollars. Ainsi, une dégringolade sous les 1 000 dollars plongerait les compagnies minières les moins rentables dans le rouge, ce qui entraînerait la fermeture de certaines mines et donc un frein à l’exploration et à la production d’or. Cette restriction de l’offre ne manquerait pas, par la suite, de soutenir à nouveau les cours.

Ainsi, et pour toutes ces raisons, nous ne cédons pas à la panique et pensons que l’or devrait rebondir à moyen terme. Nous réitérons toutefois notre manque d’appétit pour les actions aurifères négociées à des prix déconnectés du cours du métal jaune durant ces cinq dernières années.

L’augmentation des coûts de production a pesé sur les marges des mineurs, qui ne sont d’ailleurs plus le seul moyen d’investir sur l’or depuis la création des ETF.

Source : http://www.economiematin.fr/les-experts/item/4441-cours-or-baisse-placement-metal-jaune-goldman-sachs

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Olivier Delamarche le 16 Avril 2013 – BFM Business

Olivier DELAMARCHE sur la valeur de l’Or en baisse actuellement … je rappelle que c’est l’Or Bidon (ETF) qui est en dégringolade et non l’Or Physique, alors tout porte à croire que c’est de la manipulation ….. !!!

Thinkerview – Interview de Olivier Delamarche

Une interview très intéressante avec Olivier DELAMARCHE, qui avec sa franchise et son honnêteté habituelles, n’hésite pas à exposer la vérité d’une crise devenue désormais incontrôlable … à voir absolument …!!!

Les pays émergents s’émancipent de la Banque mondiale

La création d’une banque de développement commune d’investissement par les pays émergents des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud ), réunis en sommet depuis mardi jusqu’à ce mercredi à Durban en Afrique du Sud, est certainement l’un des premiers signes forts d’une émancipation de ces pays vis-à-vis l’ordre mondiale établi au sortir de la seconde guerre. 

En effet, ces pays qui rassemblent, aujourd’hui, 43% de la population mondiale et produisent le quart du produit intérieur brut (PIB) de la planète veulent préserver leur indépendance en se dotant d’institutions et de mécanismes communs. Cela devrait leur permettre de contourner le système dominé par l’Occident qui conserve la main mise sur le gouvernail de lafinance internationale avec des outils comme le Fonds monétaire international (FMI), la Banque Mondiale et même avec les agences de notation. 

Un projet de cable sous-marin du Brésil à la Russie

Cette banque dont les modalités ont été présentées ce mercredi, pourrait financer des infrastructures en commun comme ce projet gigantesque de 900 millions d’euros d’un câble sous marin permettant de transmettre des données à haut débit du Brésil à la Russie via l’Afrique du Sud, l’Inde et la Chine. Dans un premier temps, chaque pays devrait apporter au pot 7,7 milliards d’euros. Au delà, les Brics pourraient aussi constituer une cagnotte avec une partie de leurs réserves de change qui s’élèvent à 3 423 milliards d’euros pour se libérer de la tutelle du Fonds monétaire international (FMI). 

Dans une Europe en récession, une Amérique dont la reprise n’est pas brillante, les Brics constituent les plus grands viviers de croissance dans les années à venir avec le développement d’une classe moyene de population qui va s’équiper de voitures, de matériels high tech,… Une situation qui pousse les entreprises comme Peugeot, Valéo, Alstom à investir dans ces pays. Jusqu’à présent, un constructeur automobile comme PSA Peugeot Citroën était capable d’investir à l’étranger en se reposant sur les bénéfices engendrés en Europe. Dans les années à venir, cela pourrait donc être l’inverse… 

Le continent africain dans le viseur ? 

Si aujourd’hui les Brics ne sont que cinq, ce groupe n’a pas vocation à rester un club fermé. A Durban, l’Egypte invitée au sommet a déjà fait des appels du pied. Avant de se rendre à Durban, le président chinois Xi Jinping s’est rendu en Tanzanie et au Congo Brazzaville. Ce qui fait dire à certains que les Brics sous un discours basé sur le développement ou l’industrialisation ont en réalité une arrière pensée : faire main basse sur les affaires du continent africain. «Si nous prenons le chemin d’un accord de libre échange, nous nous mettons à la merci d’un flux d’importations bon marché de Chine, qui ne sera pas bénéfique pour l’industrialisation de l’Afrique du Sud», a prévenu un responsable d’un syndicat patronal sud-africain. Or, déjà depuis 2009, la Chine est le premier partenaire commercial de l’Afrique avec un volume qui a frôlé les 155 milliards d’euros en 2012. 

D’autres pointent des risques plus politiques. La Chine et la Russie qui restent les deux poids lourds des Brics partagent les mêmes opinions sur certains grands dossiers internationaux comme actuellement sur la Syrie. En captant dans leur giron de nouveaux pays en Amérique du sud ou en Afrique, les pays occidentaux auront de plus en plus de mal s’imposer. 

Source : LeParisien.fr

Les Etats-Unis feront défaut sur leur dette d’une manière ou d’une autre | Atlantico

Un excellent billet qui reprend en détail le choix fataliste des Politiciens et économistes Américains sur l’issue probable de la crise de la dette dans laquelle le pays est entrain de se noyer, il confirme que la politique de Quantitative Easing (Assouplissement Quantitatif ou Planche à Billet) est désormais un choix définitif de l’administration américaine qui ne veut surtout pas se rendre à l’évidence que le Dollar en tant que monnaie de référence est entrain de crasher et devra céder la place à d’autres monnaies plus solides et pouvant réinstaurer la confiance des acteurs économiques dans la valeurs des monnaies papier, ainsi, les américains refusent de se plier à la nécessité d’opérer une réforme radicale de leur financier basé sur des dettes devenus quasiment irrécouvrables et préfèrent à cela la fuite vers l’avant tout en imposant le Dollar comme devise de référence mondiale alors qu’il s’affaiblit de plus en plus à chaque QE, ce qui finira par absolument par une catastrophe sans pareil, et en même temps, les autres pays (Chine, Allemagne …) ont fini par comprendre cette équation et agissent actuellement de manière à s’en sortir avec le moins de dégâts possible (Les Allemands veulent récupérer leur Or stockée aux USA et les Chinois en achètent  en masse autour du monde), ce qui prouvent que tout le monde sait que le Chaos est pour bientôt et qu’on devra payer le prix de plusieurs décennies de manipulations bancaires frauduleuses, de dettes irrécouvrables, de malversations financières inadmissibles, dans le schéma qui se profile, les conséquences risquent d’être désastreuses, surtout pour les pays du tiers monde et les pays en voie de développement, mais il faut le reconnaître, nous vivons la fin d’une époque et le début d’une autre qui se trace tout doucement, mais elle se fera à travers le passage forcée par le chaos …. !!!

Mehdi BOUABID

14/03/2013

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Depuis 2008, les Etats-Unis n’ont mené qu’une seule politique : gagner du temps. En empêchant les créanciers d’abandonner le dollar, en évitant la déconnexion entre le pétrole et le dollar et en discréditant les autres monnaies. 

Crash du Dollar

C’est un enseignement de l’histoire, les dettes exceptionnelles ne sont jamais honorées. Elles sont soit répudiées, soit détruites. Il viendra un moment, après la phase aiguë de la crise, où tout le monde prendra conscience du risque qu’il y a, dans nos sociétés, de tuer la croissance, l’espoir et la mobilité/fluidité sociale. Sans compter les libertés.

Les sociétés pseudo démocratiques ont acheté la paix sociale avec ce que l’on peut appeler « la prime de risque communiste » : des salaires croissants, des transferts sociaux, des sécurités, des créations d’emplois, qui ont rendu légitime l’ordre social existant. L’accumulation des dettes, son corollaire le creusement des inégalités et le chômage rendent  cette solution maintenant périmée. On ne peut continuer.

Déjà la doctrine type FMI du rééquilibrage par l’austérité bat de l’aile. Elle est refusée par les Etats-Unis pour eux-mêmes, elle est contestée, de plus en plus en Europe. Concrètement, on s’en écarte jour après jour en repoussant discrètement les échéances.

Il viendra un moment où les Etats-Unis seront légitimes à proposer des solutions. Solutions dans l’intérêt général, mais bien sûr, surtout dans leur intérêt. Ces solutions passent par la réduction drastique du poids des dettes, du poids du passé et des réformes pour un nouveau départ.

Ce qui sera un coup de force passera pour ce qu’il ne sera pas, une sorte de cadeau des Etats-Unis au monde global, selon la même dialectique qui a conduit à la fin de l’étalon devise-or.

La présente situation monétaire est temporaire, nous dirions même qu’à l’échelle de l’Histoire, ce sont ces derniers moments. Le monde global ne peut pas vivre noyé sous les liquidités éternellement. Un jour ou l’autre, il faudra sortir des politiques monétaires et fiscales non conventionnelles. Elles construisent elles-mêmes leurs propres limites. C’est alors que se posera la question d’un système monétaire plus satisfaisant, plus équilibré, meilleur reflet de la situation et des rapports de forces globaux. Un système qui traduira l’ordre nouveau et non pas celui qui joue les prolongations, qui est issu de la Seconde guerre mondiale. Un système qui permettra de profiter des progrès de la science et des techniques et de le mettre au service des hommes.

Soit on le fait volontairement, de façon négociée, soit cela se fait dans le chaos, par la multiplication des crises, les affrontements et finalement la violence.

Le présent papier s’inscrit dans le droit fil de notre article intitulé « Pierre Laval, nous voilà ! ». Dans cet article récent, nous avions tiré prétexte de la hausse de l’euro et de quelques déclarations gouvernementales pour souligner la contradiction qu’il y avait entre mener une politique de déflation interne et, en même temps, maintenir le change. Nous avons rappelé l’exemple historique de Pierre Laval en 1935, lequel a pratiqué une politique de déflation des prix et des salaires, mais s’est totalement opposé à une dévaluation du franc par ce que l’on a appelé le patriotisme monétaire. Son conseiller Jacques Rueff avait pourtant mis toutes ses forces pour le persuader de la nécessité d’une dévaluation. Beaucoup d’observateurs dans la presse avaient fait de même. Pierre Laval s’est entêté. C’est cela qui est la cause directe de la dislocation de 1936. Il a semé les germes de toute l’histoire qui allait suivre.

Nous rappelons que nous sommes pour un change stable et sain, une monnaie non manipulée, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. La monnaie  ne devrait pas être politisée. Hélas, quand on a choisi une mauvaise politique comme celle de l’austérité et de la déflation, si on veut échapper aux dislocations sociales, on est obligé de compléter  ces politiques stupides par une dévaluation elle-même tout aussi stupide. Tout se passe comme si deux stupidités faisaient un moindre mal.

Les voix se sont donc élevées ces derniers jours en Europe afin de réclamer que l’on se préoccupe du niveau de l’euro vis-à-vis des monnaies concurrentes. Elles se sont élevées, mais bien timidement, car, en ce domaine, les politiques savent qu’ils marchent sur des œufs. Ce qui est frappant, c’est le double langage, encore que l’on ne devrait pas en être frappé, car il est coutumier. A usage intérieur, on n’hésite pas à proclamer que l’on veut faire baisser l’euro ; à usage extérieur, on emploie des tournures beaucoup plus alambiquées, des circonlocutions et des détours.

C’est l’une de ces circonlocutions de François Hollande que nous voulons analyser. Mardi 5 février, François Hollande s’est exprimé sur le sujet monétaire : « une zone monétaire devrait avoir une politique de change. En l’absence d’une telle politique, elle subit un taux de change qui ne correspond pas à l’état réel de son économie. Il ne s’agit pas de faire fixer une parité extérieure par la BCE, elle est indépendante, mais de s’engager dans la voie des réformes essentielles du système monétaire international ».

A première lecture, nous avons été enthousiastes. Pour une fois, nous nous sommes trouvés d’accord avec une déclaration de François Hollande. Hélas, consciencieux, nous avons fait une seconde lecture et nous nous sommes aperçus que ce texte était de la bouillie pour les chats, tellement incohérent, mélangeant tout, qu’il se discréditait lui-même. Le ministre allemand des Finances Philipp Roesler ne s’y est pas trompé en déclarant purement et simplement « l’objectif doit être d’améliorer la compétitivité et non pas d’affaiblir le change ».

Deux problèmes sont en effet totalement mélangés. Le premier problème est celui d’une politique monétaire unique, appliquée à un ensemble économique disparate, dont les degrés de compétitivité sont divergents. La question qui se pose sous cet aspect est de savoir comment on pourrait influencer le change alors que ce change recouvre des situations économiques et concurrentielles non seulement différentes, mais en plus, en cours d’accélération de divergence. Aucun taux de change ne peut satisfaire à la fois les pays du Nord, les pays du Sud et en même temps la France. Ceci tient bien sûr aux différences de compétitivité, mais également aux structures très différentes des économies, aux modalités des spécialisations internationales de chaque pays, au poids des secteurs protégés en regard des secteurs exposés. Aucune intelligence, fut-elle constructiviste, socialiste, hollandaise ou moscovicienne, ne peut suggérer un optimum dans ces conditions. Il est vrai que dans la situation présente,  c’est la force de l’Allemagne qui imprime la tendance de l’euro et qui fait qu’il est recherché. L’Allemagne est forte et, en plus, elle tient quand même la BCE en bride. On sait qu’avec elle on va dévaler la pente de l’inflationnisme, mais que ce ne sera pas au point d’y rejoindre les Etats-Unis et le Japon. Le taux de change constaté sur les marchés est un taux synthétique, une résultante, qui tient compte de tous les facteurs que nous avons évoqués ci-dessus. Y compris de la pression de la France pour un change plus bas.

La seconde partie de la déclaration de Hollande n’a aucun rapport avec la première. Seule la dialectique de cour d’école ou de congrès socialiste permet de faire un lien entre les deux propositions de Hollande. Il est évident qu’il faut s’engager dans la voie de réformes essentielles du système monétaire international. C’est un problème fondamental de notre époque. Il a été abordé lors de l’éclosion de la crise par la France, par la Russie, par la Chine, par le Brésil, mais comme toujours les Etats-Unis et leurs alliés anglo-saxons ont réussi à détourner l’attention et à recouvrir cette question du voile impudique de leur impérialisme.

 

Sous cet aspect, il faut exonérer Hollande des incohérences de la première partie de sa déclaration et le soutenir dans la seconde. Oui, il faut aller dans le sens d’une réforme maitrisée du système monétaire international.

Tout le monde sait que la situation actuelle est intenable à long terme ; pour une raison simple, les Etats-Unis se refusent à mettre de l’ordre dans leur maison. Ils préfèrent continuer comme avant, creuser les déficits, empiler les endettements, imposer le monopole du dollar. Ceci conduira obligatoirement à la catastrophe finale. Et tout le monde au niveau des responsables politiques le sait. Encore maintenant, à l’occasion du « fiscal cliff », la démonstration est faite que les Etats-Unis ne veulent pas changer. Ils veulent que cela continue et ils sont en position d’imposer que cela continue.

Depuis 2008, les Etats-Unis n’ont mené qu’une seule politique : gagner du temps. Cette politique s’est articulée autour des actions suivantes :

·         Empêcher les créanciers d’abandonner le dollar

·         Empêcher l’émergence d’alternatives simples ou complexes au dollar

·         Discréditer les autres monnaies

·         Empêcher la déconnexion entre le pétrole et le dollar.


Tout ceci converge vers un seul but, tirer le plus longtemps possible le maximum d’avantages de la situation dissymétrique globale. Les médias n’en parlent pas, les marchés bien évidemment non plus et, quant aux politiques, ils font le faux calcul d’avoir intérêt à faire l’autruche et à tenter de se préparer en douceur à l’inéluctable.

Le système actuel ne repose pas sur la confiance, celle-ci est définitivement détruite, il repose sur le calcul. Calcul du meilleur moment pour en sortir, calcul du meilleur moment pour arrêter de le soutenir, définition et mise en place des moyens de tenir jusque-là. Vous avez remarqué que l’on ne proteste même plus quand les Etats-Unis font des Quantitative Easing.  Tout le monde sait qu’à long terme, leur objectif, c’est le défaut de paiement. Analysez toutes les petites mesures soi-disant insignifiantes que vous voyez passer à la lueur de cet objectif américain et à la lueur des préparatifs des autres grands pays. Vous verrez que tout est cohérent.

Les partenaires/rivaux des Etats-Unis se sont résignés à une politique de lâcheté, en particulier les Allemands qui, en matière monétaire, voient plus clair que les autres. Ils pratiquent une double politique :

·         D’abord, ils cherchent à s’extraire au maximum de l’influence des Etats-Unis, ils désimbriquent leur système du système américain afin d’être relativement protégés quand se produira le grand choc. Tout cela constitue un ensemble de mesures discrètes mais convergentes


·         Ensuite, les différents pays cherchent à profiter de la mauvaise gestion américaine et à en tirer bénéfice. Ils ne s’opposent plus à cette mauvaise gestion. Ils font en sorte de tirer le maximum, à l’abri du laxisme américain. Cela est particulièrement net pour les Chinois.

China's Choice

Nous pensons que cette situation de complicité et de connivence tire à sa fin. Nous pensons qu’elle tire à sa fin car les tensions financières, géopolitiques et militaires, sont croissantes. Après le mois de mars, échéance du « fiscal cliff » américain, on y verra plus clair. Ce que beaucoup de responsables gouvernementaux savent sans jamais aborder la question, c’est qu’une partie de la base républicaine américaine souhaite un défaut pour se libérer de sa dette. Et c’est la base la plus cynique, la plus pugnace.

Le monde a le choix entre, d’un côté continuer d’être le jouet des événements et tenter d’en tirer le maximum, ce qu’il fait actuellement ou alors essayer de maitriser, de prévoir et d’organiser. Il ne s’agit pas de nier les forces qui sont à l’œuvre ou les réalités en présence, il s’agit simplement d’en prendre conscience et de tenter de peser afin que l’on puisse éviter le chaos.


En savoir plus sur
 http://www.atlantico.fr/decryptage/etats-unis-feront-defaut-dette-maniere-ou-autre-bruno-bertez-638447.html#Ro1spdd3b1DAxuDU.99 

 

Source : http://www.atlantico.fr/decryptage/etats-unis-feront-defaut-dette-maniere-ou-autre-bruno-bertez-638447.html?page=0,0

 

 

Obama se tourne contre la Chine et délaisse l’ultrasionisme.

Même si j’ai beaucoup de mal à imaginer le fait que le Sionisme puisse perdre sa main mise sur le pouvoir politique, médiatique, économique et financier au Etats-Unis, je dois avouer que le nouveau mandat d’Obama semble prendre une direction tout à fait différente du précédent, effet de la crise économique et financière actuelle ou rétrécissement volontairement négocié de la sphère de pouvoir américain, en tout cas il y a du changement qui s’opère au plus niveau politique chez l’Oncle Sam … à suivre de très près … !!!

Mehdi BOUABID

11/03/2013

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On a du mal à percevoir les nouvelles conceptions politiques mises en place lors de ce second mandat d’Obama. Autant le premier était pro-sioniste malgré quelques réticences, autant le second ne le sera pas malgré quelques concessions.  L’administration américaine bascule clairement dans ce qui sera son objectif prioritaire: son combat contre l’influence chinoise.

Vers un nouveau monde bipolaire

Vers un nouveau monde bipolaire

Obama délaisse le lobby israélien

LA-VISITE-DOBAMA-EN-ISRAËL-A-UN-LOGO-OFFICIEL1Ce qui a frappé lors de l’inauguration de son second mandat est la ténacité avec laquelle le président Obama a écarté toutes les demandes du lobby sioniste de l’AIPAC alors qu’il n’y a pas si longtemps il se serait soumis. La nomination de Chuck Hagel qui n’est pas un sioniste tout en étant un défendeur de l’intégrité d’Israël est le marqueur qu’un changement de cap est en train de s’opérer à l’intérieur de l’administration américaine.

D’ailleurs la visite prochaine d’Obama en Israël est préparée avec fébrilité par l’entité sionistequi tente de faire croire que les USA seront toujours et en toutes circonstances les alliés d’Israël quoi que fasse celui-ci 1 . Le président Shimon Péres proclame partout toute la confiance d’Israël en ce président 2  comme une sorte d’exhortation mystique pour tenter de nouer à jamais les liens de domination sioniste sur la politique étrangère US.
En attendant les sionistes ont mis la main sur la puissance militaire française qui est entièrement à leurs services et le sera lorsque la nécessité le demandera comme le montre la déclaration ultrasioniste du président français:  » L’Iran est un danger pour le monde entier!«  3 . Une déclaration aussi débile que le ministre des affaires étrangères Laurent Fabius disant qu’Assad devait disparaître de la surface de la terre! Ce pays, la France, est entièrement entre les mains d’intérêts ultrasionistes ce qui décrédibilise de plus en plus notre diplomatie alors que les américains changent leur fusil d’épaule!

Obama veut faire plier Israël!

Il y a de l'eau dans le gaz entre les deux leaders.

Il y a de l’eau dans le gaz entre les deux leaders.

La nouvelle politique d’Obama vis-à-vis de l’entité sioniste sera beaucoup moins complaisante avec elle. C’est ainsi qu’il demandera (qu’il exigera?) lors de son prochain voyage qu’Israël accède à la demande internationale d’une partition en deux états distincts accédant à la demande palestinienne de récupérer la Judée-samarie soit la Cisjordanie 4  . C’est une demande assez hallucinante venant d’un allié indéfectible d’Israël car cela ne peut pas être accepté par l’entité sioniste.

Mais de plus Obama semble adoucir son emprise contre le nucléaire iranien en assouplissant les sanctions contre l’état chiite 5 ce qui va bien entendu contre la position ultrasioniste qui est d’éradiquer la puissance iranienne dans son voisinage pour construire ce fameux grand Israël impérialiste qui lui donnerait quasiment une autonomie suffisante pour son indépendance surtout vis-à-vis de son allié américain. Celui-ci ne peut pas partager cette vision d’avenir car il sait que cela ne peut arriver que lors de la ruine de l’empire américain dans une longue guerre en Iran contre l’empire russo-chinois. Obama ne veut donc pas dépendre de la vision ultrasioniste de sa politique étrangère car pour lui il est temps de changer son fusil d’épaule et de comprendre que l’empire susceptible de le menacer dans le futur sera l’empire chinois.

C’est pourquoi la seconde administration Obama voudra réorganiser politiquement ses alliances avec le monde arabe et se désengager militairement de la région. L’objectif étant de le rassembler dans sa sphère d’influence pour lutter contre l’expansion de la sphère d’influence chinoise beaucoup plus inquiétante pour son hégémonie. Exit donc la politique des néo-conservateurs! 6  . Exit donc aussi la vision anti-russe de Brezinsky, car la nouvelle politique sera au minimum d’engager des relations neutres avec la Russie pour désamorcer les conflits, comme ils essayent de le faire en Syrie 7  , et surtout pour éviter qu’elle se rapproche trop de la Chine. Tout le jeu politique trouble de John Kerry dans la région est donc d’essayer de nouer des relations diplomatiques avec la Russie sans pour autant oublier son allié éternel qu’est Israël ce qui constitue en fait un double-jeu à mettre en place pour ne froisser ni l’un ni l’autre assez délicat.

La nouvelle administration d’Obama tout entière tournée contre la Chine.

Une pression constante est mise sur la Chine au nom des intérêts nationaux américains.

Une pression constante est mise sur la Chine au nom des intérêts nationaux américains.

Le nouvel ennemi, officieusement déclaré bien sûr, de l’empire américain est l’empire chinois en construction. Car l’influence chinoise dans le monde est suffisamment grandissante pour nuire à terme à l’hégémonie politique des USA sur l’ordre mondial. N’est-ce pas ceux-ci qui ont les pouvoirs à l’ONU, au FMI voir même à l’OMC 8 ?
L’empire américain va achever de noyer dans sa sphère d’influence la pôle européen dont la Chine espérait qu’il serait un pôle indépendant de l’influence américaine. Raté. L’union européenne via la signature prochaine du traité transatlantique (2014-2015) achèvera de mettre l’Europe sous influence américaine. AQprès l’adhésion totale de l’UE à l’Otan, et donc sous commandement américain, le traité transatlantique parachèvera l’œuvre en créant une espèce d’Otan économique 9  . Ainsi l’Europe servirait de vache à lait aux intérêts américains dans le monde…

La déstabilisation de l’Asie a donc commencée pour empêcher le développement de la sphère d’influence chinoise de s’étendre dans la région Asie-pacifique en plein développement économique.
Des terroristes islamistes financés par l’Arabie Saoudite sont en train d’infiltrer la Malaisie 10  pour tenter de porter au pouvoir en Malaisie un gouvernement pro-occidental financé par l’Arabie Saoudite qui est elle-même sous contrôle américain. Comme le fait le Qatar en Afrique en finançant les « frères musulmans » qui seront plus à la solde des intérêts américains que sionistes.

La nouvelle administration chinoise qui rentrera dans le jeu mondial le 16 mars a défini clairement ses priorités qui seront donc de garantir sa zone d’influence en Asie -pacifique et d’augmenter sa sphère d’influence dans le monde arabo-africain, abandonnant clairement l’Europe la sachant vendue aux intérêts US 11 . Ce déploiement chinois hors de sa zone doit être contenue par l’empire américain. C’est donc pour cela que la France est intervenue au Mali pour garantir à l’empire que la zone minière d’importance ainsi que ce territoire stratégique restera entre ses mains et ne tombera pas aux mains d’islamistes ou de bédouins indépendants qui pourraient trouver un intérêt à nouer des relations fortes avec la Chine. A noter que l’expansion chinoise promise se fera par le développement de la sphère diplomatique et économique et que l’empire américain ne pourra la contrer qu’en utilisant sa supériorité militaire.

C’est ainsi qu’il faut analyser la tension en Corée par l’entremise de la Corée du Sud qui a pour conséquence de mettre la Chine en porte-à-faux dans son soutien indéfectible au régime nord-coréen et ainsi l’affaiblir sur la scène internationale. La Chine a d’ailleurs voté, ce qui est rare!, les sanctions contre la Corée du Nord car la Chine ne veut pas de tensions militaires avec les américains, ni être pointée du doigt par la communauté internationale. Elle a bien conscience que pour l’instant ce n’est nullement son intérêt.
C’est aussi le jeu trouble joué par le Japon, allié américain dans la zone, sur les îles Diaoyu 12  créant une tension militaire sino-japonaise de plus. Les américains restent neutres alors que l’agression est typiquement japonaise 13  ce qui tendrait à montrer que cela fait les affaires de l’administration US qui veut augmenter la pression sur la Chine dans la zone. Une administration qui s’annonce offensive technologiquement puisqu’elle se prépare visiblement à une guerre informatique contre la Chine 14  .

Comme on le constate donc l’administration américaine change son fusil d’épaule sachant que l’empire susceptible de le menacer à terme ne sera pas l’empire islamique qui n’existera pas mais l’impérialisme chinois qu’elle se doit donc de contraindre par tous les moyens possible. Ce sera difficile économiquement alors les manœuvres de déstabilisation par le terrorisme et par l’agitation militaire de ses alliés Corée du Sud et Japon dans la mer de Chine serviront à maintenir les autorités chinoises sur le grill dans sa sphère d’influence d’origine. La Chine qui, elle, s’apprête à renforcer ses liens avec les BRICS ce qui peut nous montrer qu’un nouveau monde bipolaire est proche d’émerger et que la tête de proue de cette nouvelle guerre froide à venir ne sera plus la Russie mais bien la Chine.

Source : http://lecitoyenengage.fr/2013/03/11/obama-se-tourne-contre-la-chine-et-delaisse-lultrasionisme/