La preuve en chiffres de l’indécence des grands patrons du CAC40 | ActuWiki

Et même avec ces chiffres, les Grands Patrons du CAC40 osent toujours pleurnicher sur la crise économique, les impôts excessifs et les charges sociales de l’emploi, il y a vraiment de quoi perdre complètement la tête … !!!

Mehdi BOUABID

11/04/2013

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Juste un petit mot pour vous dire mon écœurement de voir dans le JDD du jour 98 grands patrons jouer les pleureuses et lancer un appel à payer moins pour gagner plus.

C’est assez comique je trouve, quand on sait que :

Voilà c’était juste ce petit coup de gueule avec des preuves factuelles que les grands patrons n’ont pas à se plaindre puisque ce sont eux et leurs groupes qui bénéficient le plus des largesses de 10 années de droite au pouvoir. Car au final, cet appel est une critique des 10 années d’UMP au pouvoir puisque le PS n’a pour l’instant rien modifié, n’ayant pas eu le temps, en 6 mois, de le faire.

Lire aussi : Les résultats des sociétés cotées au cac 40 par Ricol Lasteyrie (http://actuwiki.fr/eco/1135)

source : http://www.perdre-la-raison.com/

 

 

La mort des petites banques américaines | La Chronique Agora

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▪ Le gouvernement américain est en train d’assassiner les petites banques des Etats-Unis. C’est assez ironique. Ce ne sont pas les petites banques qui menaçaient le système financier durant la crise de 2008 — ce seront pourtant elles qui subiront le plus gros des conséquences de la réglementation qui a été imposée dans le sillage de la crise. Résultat : les actifs bancaires américains se retrouveront entre les mains de banques encore plus grandes.

C’est très dommage. Mais la mort de l’agneau fait la vie du loup, comme le dit un vieux proverbe américain. En d’autres termes, ce n’est pas mauvais pour tout le monde, comme nous le verrons dans quelques lignes.

Voici d’abord une preuve anecdotique qui nous vient du PDG — en partance — de Third Street Bancshares, à Marietta, dans l’Ohio. Son nom est James Meagle Jr., et il travaille dans le secteur depuis 40 ans.

Tous les jours, quelque part dans le monde, un PDG quitte une entreprise. Rien de bien neuf en soi. Mais peu de PDG partent en disant que l’entreprise qu’ils quittent pourrait ne pas survivre. Citant de profonds changements dans la réglementation, les questions de conformité et les coûts que tout cela entraîne, Meagle a déclaré qu’il “était à bout de patience”. Son ancienne banque devra dépenser environ 100 000 $ pour répondre aux nouvelles exigences des régulateurs. Pour une petite banque qui possède une seule branche, 100 000 $ est une grosse somme — probablement une bonne partie de ses bénéfices sur l’année.

“Je ne sais pas comment nous allons pouvoir nous en sortir”, a déclaré Meagle à SNL Financial, une société de recherches sur le secteur bancaire. “Nous pouvons [survivre], mais nous consacrons tant de temps et d’énergie à nous confirmer aux nouvelles réglementations”…

“Complètement absurde”, c’est ainsi qu’il décrivait le niveau d’exigence des régulateurs.

Que peut faire cette banque ? Fusionner.

“Nous avons pu maintenir nos revenus et nous sommes encore bien capitalisés”, continue Meagle, “mais ce que je vois arriver pour l’avenir n’est pas joli-joli. Nous ne voulons pas vraiment vendre, mais nous n’aurons peut-être pas d’autre solution”.

▪ La fusion, seule solution… 
On entend le même son de cloche de la part des dirigeants et des investisseurs professionnels du secteur bancaire. Les petites banques devront se vendre aux plus grandes, ce qui permet de répartir ces coûts sur une base d’actifs plus large.

Précisons un peu le tableau, et examinons le système bancaire américain dans son ensemble. A quoi ressemble-t-il ? Eh bien, les 20 banques les plus grosses détiennent actuellement près de 80% des actifs du secteur. Regardez le schéma ci-dessous.

Top Heavy US Banking System

Une question se pose naturellement : quelle taille faut-il avoir pour obtenir un rendement digne de ce nom en tant que franchise bancaire aux Etats-Unis ?

Elle n’est pas réglée, même parmi les initiés du secteur. Ce qui est presque sûr, c’est que les 2 490 banques les plus petites sont grillées — les Third Street Bancshares et autres. Elles sont bien trop petites pour ne serait-ce qu’essayer de survivre, un peu comme un petit garçon de trois ans qui essaierait de mettre KO Mike Tyson.

Goldman Sachs

Le niveau supérieur devra probablement vendre lui aussi. On parle là des 4 000 banques environ ayant des actifs jusqu’à un milliard de dollars. En fait, le coût des nouvelles réglementations ainsi que les marges nettes des banques (grâce aux taux bas) mettent la pression sur le bloc supérieur, qui doit se consolider.

Je pense nous verrons de nombreuses banques parmi les plus petites se combiner au cours des prochaines années, comme des gouttelettes d’eau se rassemblant pour former des gouttes de plus en plus grandes. En tant qu’investisseur, il y a beaucoup à gagner en se positionnant sur les petites banques sous-valorisées.

Mais vous pouvez aussi jouer les acquéreurs. Dans ce cas, mieux vaut sélectionner les prédateurs sains, comme Republic Bancorp, qui a ramassé quelques banques en faillite ces dernières années. C’est un “consolidateur” qui se développera suite à ces acquisitions.

Le côté malheureux de tout cela, c’est que la consolidation qui est en train de se produire dans le secteur signifiera la mort des petites banques communautaires. La conséquence de toutes ces nouvelles règles et réglementations, c’est que le système bancaire américain sera encore plus déséquilibré. Les banques deviendront plus grosses. Les actifs bancaires se concentreront encore plus. Et même si nous pensons qu’il y aura beaucoup de résistance et de mauvaise volonté de la part des conseils d’administration et équipes dirigeantes, je pense que les fusions auront lieu. Il y a trop d’argent en jeu.

La mort annoncée des petites banques devrait engendrer de bons rendements ces prochaines années, le temps que le processus ait lieu. Pour les investisseurs dans les valeurs bancaires, c’est une profitable ironie.

Source : http://la-chronique-agora.com/mort-petites-banques-americaines/

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CHRIS MAYER

Rédacteur en Chef de Capital & Crisis et Crisis Point Trader
Chris Mayer s’occupe de la lettre d’information Capital & Crisis, ainsi que du système de trading Crisis Point Trader. Ses analyses pertinentes et précises des problématiques financières ont été reprises souvent dans de nombreuses publications, et notamment dans le très réputé Grant’s Interest Rate Observer.