Jeff Berwick : Sortez des USA, sa Chute va être catastrophique … !!!

Jeff Berwick, revient sur sa vision de l’état actuel de l’Economie Américaine et présente ses prévisions pour l’avenir, ou il ne voit aucune possibilité de relance ou de sortie de la récession et ceci est dû principalement au fait que le mode économique actuel soit basé sur des principes complètement destructeur comme l’Argente Dette, et la spéculation financière sans limites et sans bases, son conseil aux Américains, acheter de l’Or et des métaux Précieux et éviter toute interaction avec les système économique et financier …. dans son cas, il s’agit d’un Anarchiste confirmé qui en reconnaît aucune forme de loi mais son analyses et vraie authentique et diffère complètement de ce que les Merdias nous balancent chaque jour …. !!!!

Sept Français sur dix redoutent une explosion sociale – Economie – MYTF1News

70% des Français interrogés dans un sondage Ifop estiment que la France pourrait connaître une explosion sociale au cours des prochains mois.

Très pessimistes les Français. Ainsi, selon un sondage Ifop* à paraître dans Dimanche-Ouest France, sept Français sur 10 estiment que la France pourrait connaître une explosion sociale dans les mois à venir. Cette proportion est en hausse de quatre points en quatre ans (66% en avril 2009), souligne Jérôme Fourquet, directeur du département opinion de l’Ifop.

Si 81% des ouvriers, soit 11 points de plus que l’ensemble des Français, disent s’attendre à une explosion sociale, les professions libérales et cadres supérieurs semblent plus dubitatifs quant à la survenue d’un tel événement, seuls 57% le redoutant pour les prochains mois, ajoute-t-il.

Le pronostic d’une explosion sociale en France augmente à mesure que l’on s’approche des extrêmes, note Jérôme Fourquet. Ainsi, 89% des sympathisants du Front National jugent ce risque réel, contre 79% à l’UMP, 64% des sympathisants du Front de Gauche et un peu plus de la moitié des proches du Parti socialiste (51%).

L’enquête paraît dans un contexte marqué par de nombreux plans sociaux et une forte tension entre l’exécutif et la rue, principalement dans le cadre des mobilisations des opposants au mariage homosexuel, relève l’analyste.

*Ce sondage a été réalisé par internet du 23 au 25 avril auprès d’un échantillon de 1.005 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas.

Source : http://lci.tf1.fr/economie/social/sept-francais-sur-dix-redoutent-une-explosion-sociale-7940858.html

Info-express.ma – La Banque mondiale octroie au Maroc 2 prêts et un don de 369,44 millions de dollars

Et Hop, un autre prêt, le Maroc s’enfonce la tête dans dette à un rythme effréné, à tel point qu’on nos annonce un nouveau prêt chaque mois, et notez bien cette info « Le premier prêt de 160 millions de dollars, vise à financer le programme d’appui à la compétitivité, qui contribuera à favoriser les réformes des politiques publiques en cours, notamment en matière d’accroissement de la transparence et la rationalisation des principaux aspects du cadre institutionnel et réglementaire régissant la conduite des affaires« , là ça veut tout dire, le conditionnement des prêts de cette façon n’a qu’un seul sens, le FMI et la Banque Mondiale vont nous bouffer d’une seule bouchée et côté gouvernement, personne n’a le courage d’expliquer aux Marocains les conséquences d’une telle politique … !!!!

Mehdi BOUABID

17/04/2013

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La Banque mondiale vient d’accorder au Royaume  deux prêts et un don d’un montant global de 369,44 millions de dollars, pour appuyer sa compétitivité économique, le Plan Maroc vert et le projet agriculture solidaire et intégrée. Le premier prêt de 160 millions de dollars, vise à financer le programme d’appui à la compétitivité, qui contribuera à favoriser les réformes des politiques publiques en cours, notamment en matière d’accroissement de la transparence et la rationalisation des principaux aspects du cadre institutionnel et réglementaire régissant la conduite des affaires. Le deuxième prêt, d’un montant de 203 millions de dollars, a pour objectif d’appuyer le Plan Maroc vert, en vue d’améliorer l’efficacité des marchés intérieurs et la gestion de l’eau d’irrigation et d’encourager l’innovation et la recherche dans le domaine agricole, a indiqué le ministre de l’Economie et des finances, Nizar Baraka qui s’exprimait lors de la cérémonie de signature. Un don de 6,44 millions de dollars a été accordé par le Fond de l’environnement mondial au Maroc dans le but d’appuyer le projet « Agriculture solidaire et intégrée au Maroc (ASIMA) ». Ce projet encourage les petits agriculteurs à introduire des mesures de conservation des sols et de la biodiversité. Il se concentre dans les zones marginales ciblées des régions de Souss-Massa-Daraâ et Marrakech-Tensift Al Haouz, a précisé le directeur du Département Maghreb, Bureau régional Moyen-Orient et Afrique du Nord à la Banque mondiale, Simon Gray.

Austérité Maroc 1

Maroc … L’Austérité est là … !!!

Mes Chers Concitoyens, préparez vous pour l’Austérité qui vient de démarrer en force chez nous, en effet notre gouvernement vient de faire son choix, le plus facile parmi tous, celui de l’austérité avec une coupe dans le budget d’investissement de 15 Milliards de DH, quelques 2% de notre PIB, une politique de satisfaction des organismes qui nous noient chaque année dans l’endettement excessif, à savoir le FMI et la Banque Mondiale et entre temps, qu’en est-il de la dilapidation du denier public qui continue toujours sur le même rythme depuis des années, et l’évasion fiscale personne ne s’y intéresse, et la rationalisation des budgets et dépenses publiques que personne ne contrôle, et l’économie de la rente qui pompe des milliards de dirhams chaque année qui sortent complètement du circuit légal, il est facile de céder au solutions imposées par le FMI et il est encore plus facile de faire imposer l’austérité à un peuple déjà écrasé par la crise, surtout avec un gouvernement aussi incompétent et incapable de mettre en place de véritables solutions aux problèmes qui rongent notre économie, en attendant, un petit rappel du détail de cette politique s’imposent pour éveiller un peu les esprits :

 

Les plans d’austérité varient selon le contexte économique du pays concerné mais en général, ils se présentent comme suit :

1- Baisse considérable des dépenses publiques dans les secteurs suivants : La Santé, Le Logement, L’Enseignement.

2- Encourager les Investisseurs Privés à intervenir en force dans les secteurs mentionnés, desquels l’Etat devra se retirer de manière significative afin de permettre aux acteurs économique du secteur privé de le remplacer.

3- L’Etat devra instaurer une politique de Libéralisation forcée des Marchés qui va causer une hausse vertigineuse des prix et il ne devra absolument pas intervenir pour réguler cette activité, les marchés devront suivre leurs cycles et arriver à l’autorégulation sans intervention et ce peu importe les dégâts que cette politique fera subir aux citoyens (Hausse des prix, Inflation, Crises Sociale, Précarité, Pauvreté, augmentation de l’écart entre les plus riches et les plus pauvres…).

4- Suppression de toutes les formes de subvention directe ou indirecte destinées à stabiliser les prix des produits de premières nécessité ou de grande consommation, puisque les prix devront suivre la loi du Marché sans prendre en considération la réalité du pouvoir d’achat des citoyens.

5- Dévaluation systématique de la monnaie afin d’augmenter (Soit disant) la compétitivité économique du pays, alors que ça aura pour effet de faire augmenter le prix et la valeur des importations, effectuées dans d’autres monnaies ce qui va dégrader encore plus la balance commerciale.

6- L’Etat s’engagera à diminuer au maximum, voir même supprimer toute sa capacité d’emploi dans le secteur publique afin de réduire son déficit budgétaire.

7- L’Etat devra déployer toutes les mesures nécessaires afin de réduire le pouvoir des syndicats et les empêcher de faire face à l’impact que cette politique d’austérité aura sur le coût et le niveau de vie dans le pays, la paix sociale devra être préservée de toutes les manières possibles ou imaginables.

8- L’Etat devra accélérer le rythme de privatisation des secteurs économique qui sont encore sous son contrôle, la libéralisation systématique des marchés suppose comme principe de favoriser les investisseurs privés en leurs permettant de contrôler la majorité du tissu économique.

9- L’Etat devra mettre en place une nouvelle politique fiscale visant à baisser les impôts pour les Investisseurs privées et les sociétés et ce afin de les inciter à prendre des initiatives et à participer à  la croissance économique.

10- L’Etat devra prendre toutes les  dispositions législatives et légales susceptibles de favoriser l’initiative économique à travers le secteur privé, qui aura le libre accès vers n’importe quelle activité économique, peu importe l’impact que ça aura sur les producteurs locaux.

11- Dans le cadre du même processus d’encouragement des Investisseurs privés, l’Etat devra faire baisser ou geler le Salaire Minimum.

12- Ajoutez à tout ça, la suppression de la caisse de compensation qui sera remplacée par un nouveau régime de soutien au plus démunis qui n’a toujours pas été précisé et sur lequel notre bienveillant gouvernement est toujours entrain de tergiverser…. !!

Vous reconnaitrez qu’il s’agit là d’un changement de taille dans toute la vision politique et économique de l’état, un changement censé améliorer la santé économique de notre pays et l’aider à sortir du gouffre de déficit budgétaire dans lequel il patauge actuellement, le gouvernement actuel ne ménagera aucun effort médiatique pour vous vanter les bienfaits de cette nouvelle politique, mais ce qu’il ne vous avouera jamais, c’est le fait qu’il a opté pour la solution facile, le choix de l’austérité en lui-même ne représente aucun effort de réflexion politique ou économique de la part de nos ministres, ils ont tout simplement sautés sur les options que le FMI et La Banque Mondiale leur ont agités sous les yeux, un programme  d’ajustement structurel visant à réformer notre économie afin de nous accorder l’accès à un plan d’endettement taillé sur mesure pour nous permettre de renflouer les caisses de l’état et en même temps mettre tout le pays dans état d’esclavage politique et économique pour les décennies à venir, avec en prime notre tissu économique qui sera mis à sac, dévasté et pillé par les prédateurs du secteur privé qui eux auront le champs libre légalement et même l’appui politique du gouvernement pour nous ruiner et s’en mettre plein les poches en toute impunité, au moment même ou l’Etat se déchargera de toutes ses responsabilités envers les citoyens et cessera de leur offrir une quelconque forme de protection ou défense contre ces prédateurs économiques qui s’acharneront contre nous comme bon leur semble et détrompez vous, ces dettes ne nous permettrons pas de sortir du déficit, car elles seront débloquées par tranche et au compte goutte au fur et à mesure que notre gouvernement appliquera le plan en question, sans oublier le fait que l’endettement ne résout pas le problème mais il ne fait que le transmettre aux générations à venir qui devront à leur tour supporter les conséquences d’un choix politique et économique complètement lâche et pusillanime.

Le détail qui échappe aux masses d’électeurs qui ont choisis le PJD pour des raison que nous connaissons tous, c’est que peu importe la légitimité de ce gouvernement ou l’authenticité du processus démocratique à travers lequel il est arrivé au pouvoir, tant que notre pays a choisi de se laisser acheter sans condition par l’Oligarchie Financière Mondialiste, le peuple continuera de payer le prix et de subir les conséquences des choix politiques et économiques d’une élite politique complètement égarée par rapport à la réalité de notre monde, dans ce contexte, les urnes avec leur pseudo sacralité politique ne sont qu’une autre forme d’illusion et de manipulation des masses, les véritables buts et objectifs sont décidés et servis en dehors de notre volonté.

Mehdi BOUABID

09/04/2013

 

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Info-express.ma – Maroc : S’agit-il du coup d’envoi officiel de la politique d’austérité

Notre gouvernement vient de faire son choix, le plus facile parmi les choix disponibles, celui de l’austérité avec une coupe dans le budget d’investissement de 15 Milliards de DH, quelques 2% de notre PIB, une politique de satisfaction des organismes qui nous noient chaque année dans l’endettement excessif, à savoir le FMI et la Banque Mondiale et entre temps, qu’en est-il de la dilapidation du denier public qui continue toujours sur le même rythme depuis des années, et l’évasion fiscale personne ne s’y intéresse, et la rationalisation des budgets et dépenses publiques que personne ne contrôle, il est facile de céder au solutions imposées par le FMI et il est encore plus facile de faire imposer   l’austérité à un peuple déjà écrasé par les crise, surtout quand on a un gouvernement aussi incompétent …. !!!

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Après cela le déluge. En effet, le gouvernement vient d’annoncer officiellement une coupe dans le budget d’investissement. Il s’agit tout de même de 15 milliards de DH. Cette décision a été adoptée lors du conseil de gouvernement du 4 avril et le montant représente près de 2% du PIB. Il semble que le gouvernement, via cette mesure, cherche à confirmer son ambition de clôturer l’année 2013 à un déficit budgétaire frôlant les 5%. Une réponse directe à la dernière intervention du gouverneur de bank Al-Maghrib, Abdellatif Jouahri, Mais est ce que c’est la bonne ? A vrai dire, cette décision donne le coup d’envoi à une politique d’austérité visant à rétablir les équilibres macroéconomiques, aux yeux des pourvoyeurs de fonds, notamment, le FMI, la Banque Mondiale et compagnie. En revanche, cette décision pourrait ne pas avoir d’impact majeur si les principes de bonne gouvernance en matière de gestion des finances publiques sont respectés. Autrement dit le gouvernement essaye de tenir le bâton par le milieu en répondant aux recommandations des organismes internationaux et aussi d’éviter une flambée des prix, en cas de hausse des prix des carburants. Tout le monde sait aujourd’hui qu’un jour ou l’autre nous serons amenés à réformer la caisse de compensation, encore faut-il trouver la bonne formule pour faire profiter les couches les nécessiteuses. De toutes les manières, nous espérons que cette coupe du budget ne détériore pas davantage les services publics, en l’occurrence, l’enseignement et la santé.

Source : http://www.info-express.ma/economie-2/4747-maroc–sagit-il-du-coup-denvoi-officiel-de-la-politique-dausterite

 

 

Thinkerview – Interview de Olivier Delamarche

Une interview très intéressante avec Olivier DELAMARCHE, qui avec sa franchise et son honnêteté habituelles, n’hésite pas à exposer la vérité d’une crise devenue désormais incontrôlable … à voir absolument …!!!

Japon : La dette publique bientôt à 245% du PIB « Le Journal du Siècle

Le gouverneur de la Banque du Japon Haruhiko Kuroda a prévenu jeudi que l’endettement colossal du pays n’était pas tenable.

« Il est important de maintenir la confiance dans les finances et les obligations d’Etat », a-t-il déclaré.

L’endettement du Japon, troisième puissance économique mondiale, pourrait atteindre 245% du produit intérieur brut. Kuroda a pour objectif de stopper la déflation, la baisse des prix via des injections massives d’argent dans l’économie japonaise.

« A mon avis, malheureusement, on applique exactement les mêmes remèdes que durant les 15 dernières années, déplore Andrew Freris de la Banque BNP Paribas. Sauf que cette fois-ci, ils sont multipliés par deux. Et j’ai de sérieux doutes sur leur efficacité à changer de manière structurelle l’économie japonaise, mise à part de donner un certain dynamisme à court et moyen terme aux marchés d’actions ».

Le nouveau gouvernement japonais a fait de la relance de l’activité économique sa priorité mais 46% du budget de l’Etat devrait provenir de l’émission de nouvelles obligations, sur l’exercice budgétaire 2013-2014.

Source : Euronews / Le Journal du Siècle

Royaume-Uni : les banques doivent trouver 30 milliards d’euros « Le Journal du Siècle

Les banques britanniques vont devoir combler un trou de 30 milliards d’euros d’ici la fin de l’année pour renforcer leurs fonds propres et se mettre à l’abri des pertes provoquées notamment par le coût des scandales entachant la City et les turbulences dans la zone euro.

Ces capitaux permettront aux banques d’atteindre un ratio de 7% de fonds propres « durs » (capital et bénéfices mis en réserve rapportés aux prêts accordés) correspondant aux règles de Bâle III, a indiqué mercredi la Banque d’Angleterre.

Les règles de Bâle III devaient initialement entrer en vigueur à partir du 1er janvier 2013 en Europe mais du retard a été pris en raison de l’incapacité des Européens à trouver un accord. Leur entrée en vigueur devrait intervenir au mieux en début d’année prochaine.

Cependant, d’après un examen effectué par l’autorité des marchés financiers FSA, les pertes attendues d’ici trois ans sur les actifs risqués, qui incluent l’immobilier commercial en Grande-Bretagne et l’exposition aux économies « vulnérables » de la zone euro, devraient dépasser de 35 milliards d’euros les sommes déjà mises de côté par les banques britanniques.

D’autre part, le coût des scandales entachant la City (Libor, ventes abusives de produits financiers) devrait être supérieur de 12 milliards d’euros par rapport aux provisions déjà effectuées.

Et, enfin, l’approche plus prudente en terme de risques réclamée par les régulateurs va provoquer une augmentation des actifs pondérés par les risques de 200 milliards d’euros, ce qui équivaut à un besoin de plus de 14 milliards de fonds propres.

« Pris ensemble, les effets de ces trois ajustements vont être équivalent à une réduction d’environ 60 milliards d’euros du capital réglementaire des principales banques britanniques », a souligné la banque centrale.

Si certaines banques seront toujours au-dessus du seuil des 7% malgré ces ajustements, d’autres ont un « manque à combler d’environ 30 milliards d’euros » si l’on considère leur niveau de fonds propres de la fin 2012, selon la BoE.

La BoE avertit par ailleurs que « d’autres augmentations de ratios seront demandées après 2013″ en raison de la mise en conformité totale avec Bâle III d’ici 2019 et d’un renforcement supplémentaire des fonds propres des banques ayant un caractère systémique.

Le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mervyn King, a tenu à rassurer en indiquant que lever ces capitaux serait « gérable » tandis que son adjoint, Andrew Bailey, a assuré que la moitié de cette somme était déjà inclue dans les renforcements de fonds propres prévus par les banques.

Le ministre libéral-démocrate du Commerce, Vince Cable, a toutefois vivement attaqué cette annonce de la banque centrale. « L’idée que les banques soient forcées à lever de nouveaux capitaux au cours d’une période de récession est erronée », a-t-il déclaré sur Sky News.

L’annonce de ce trou « souligne la fragilité du système bancaire », juge de son côté Samuel Tombs, de Capital Economics, selon qui les mesures de soutien au crédit du gouvernement ne « devraient pas faire une grande différence pour les perspectives économiques à court-terme » alors que les banques font face à ces besoins de fonds propres.

Selon les observateurs, les banques qui pourraient être le plus touchées par cette décision devraient être RBS et Lloyds Banking Group, établissements sauvés par l’Etat durant la crise de 2008 et qui accusent toujours de lourdes pertes.

Sources : Le Parisien / Euronews / Le Journal du Siècle

La France, plus proche d’une chute à la grecque que l’Espagne ou l’Italie ? | Atlantico

Croissance, chômage, moral des entreprises, consommation : tous les voyants de l’économie française sont au rouge. Le pays sous-estime-t-il la gravité de sa situation ?

A qui le tour ?

 

banks

 

Atlantico : L’Insee prévoit une croissance presque nulle pour l’économie française au moins jusqu’à la fin du mois de juin, les indices PMI flash de Markit (qui dressent un panorama de l’activité économique) font état de la plus forte chute depuis quatre ans, le tout sur fond de crise chypriote. Faute de croissance, le chômage pourrait atteindre 10,6% en juin selon l’Insee , qui prévoit aussi une stagnation de la consommation – un des moteurs phares de la croissance française – au premier trimestre avant un léger rebond (+0,1%) au second. Résultat, 9 chefs d’entreprises sur 10 ne sont pas confiants, selon un sondage Vivavoice/CCI France/Les Echos/Radio Classique. La France sous-estime-t-elle la gravité de sa situation ? Peut-elle connaitre, à son niveau et avec ses caractéristiques, une grave crise économique comme l’a connu la Grèce ?

Jean-Paul Betbèze : La réponse est oui : nous sous-estimons la gravité de la situation, car ce qui se passe échappe à nos mesures. La France n’a plus de croissance depuis quelques mois, précisément depuis le moment où l’inquiétude est revenue sur la zone euro, avec l’Italie, et la France, avec en sus les annonces d’augmentations d’impôts venant d’ici. Les anticipations des Français ont été durement affectées depuis et ne se relèvent pas. Et les nouvelles qui nous viennent d’Italie et maintenant de Chypre n’aident évidemment pas. Ce qui est en jeu, c’est le moral. Le moral des entrepreneurs, avec moins de stocks et aussi moins d’investissement, et on voit ce qui se passe avec la décélération du crédit, notamment aux petites et moyennes entreprises, le moral des ménages, et on voit la chute de la construction, et aussi le freinage de la consommation.

Ce moral est essentiel, en liaison avec ce qui se passe ailleurs, avec les impôts, avec le chômage. En même temps, et ceci échappe encore plus aux statistiques, tous les agents économiques sont plus aux aguets et réactifs que jamais. La volatilité est entrée plus encore dans les esprits et dans les comportements, avec un raccourcissement des horizons. C’est ce qui est très grave, avec un risque de sur-réaction, si les nouvelles ne sont pas bonnes dans les semaines qui viennent, ou les messages, ou les rumeurs.

Guy Martin : Je ne crois pas que la France sous-estime la gravite de la situation, pas plus ses dirigeants que ses habitants. Lors de la campagne présidentielle il y a un an déjà, François Langlet opposait au candidat Hollande la fantaisie de ses prévisions de croissance a 0,8%; ce à quoi l’intéressé avait répondu du bout des lèvres : de toute manière, s’il n’y a pas de croissance nous n’y arriverons pas, et de répéter comme à lui-même, nous n’y arriverons pas.  Vous voyez, tout était dit il a déjà un an. Le reste n’est que du bruit.

La France traverse déjà une grave crise économique et la question n’est pas tant si elle risque un choque encore plus grave mais quand celui-ci arrivera. La comparaison avec la Grèce s’arrête là. La Grèce est un Etat voyou qui a falsifié ses comptes pour entrer dans l’euro et mis en place une économie de la corruption qui n’a aucune mesure avec ce que nous pouvons connaitre en France. Il faut ajouter à cela un marché noir qui pèse près d’un tiers de son économie. C’est autant de rentrées fiscales qui passent à la barbe d’Athènes. Malgré les idées reçues, l’économie souterraine est très peu développée en France qui est plus vertueuse que l’Allemagne dans ce domaine !

Non, le problème de la France est au contraire le poids de son service public et de la redistribution. Pendant de nombreuses années nous avons financé les excès de celui-ci par la dette et entretenu l’illusion que nous pouvions nous permettre des assurances généreuses et un service publique pléthorique. Ce que nous réalisons aujourd’hui c’est que nous sommes incapable de porter ce poids par nous-même et que 40 milliards d’euros d’impôts nouveaux sont en train de mettre les entreprises autant que les particuliers à genou.

Mais là encore, il n’y a guère de surprise. Le principe de l’Etat providence et de la sécurité sociale a été théorisé en 1942 dans le rapport Beveridge, au Royaume-Uni. Or il y a eu un second rapport Beveridge en 1950 qui précisait que le modèle d’Etat providence n’était viable que dans une économie de plein emploi… cela fait très longtemps que la France n’est plus une société de plein emploi.

Aussi, la question qui se pose à nous depuis 25 ans et de manière urgente aujourd’hui est celle de la refondation de l’Etat providence. Or syndicats, fonctionnaires et de nombreux français ne sont pas près a cela et les politiques le savent… faute de réforme cela sera donc la chute.

Il suffit d’une hausse des taux d’intérêts de la dette française, d’une contraction un peu plus marquée de l’économie ou encore un effondrement  des administrations locales (dont les finances se sont très dégradées avec la crise et la faillite de Dexia). Chacun de ces évènements pourrait arriver dans les 6 prochains mois et déclencher un vent de panique en France et dans le monde.

Pascal de Lima : La France ne connaîtra pas de crise telle que l’a connue la Grèce. Céder à la panique des marchés ou à la défiance des chefs d’entreprise est la même erreur que d’avoir un excès de confiance. La question en soulève deux autres :
a. Les erreurs de prévision jouent-elles un rôle dans l’enfoncement de la situation économique ?
 
b. Quel diagnostic peut-on faire de la situation française par rapport à son chômage ?

Sur le point (a), il me semble que les erreurs de prévision contraignent les gouvernements à réajuster constamment leur plan d’austérité ou de rigueur. La prévision n’est pas un exercice facile et la confrontation avec la réalité decrédibilise les orientations de la politique économique. Chaque année, les objectifs a priori risquent de ne pas être atteints, comme le déficit public à 3% pour l’année 2013 en France, parce que les prévisions produisent un écart à la réalité. On sous estime constamment les effets récessifs des plans d’austérité, ce d’autant plus qu’ils sont conjoints. 

Sur le point (b) et la question du chômage en France, il faut comprendre que la France est dans un chômage non pas keynésien mais classique, contrairement à l’Italie et l’Espagne et même la Grèce. Un chômage keynésien se caractérise pas un excès d’offre de biens sur la demande et un chômage. Un chômage classique se caractérise par un excès de demande de biens par rapport à l’offre et un chômage. Ceci est confirmé par certains indicateurs comme la profitabilité des entreprises, la demande de services et la balance courante (au cours des dix dernières années).

Du coté chômage, il faut donc taper sur l’offre et la compétitivité des entreprises en passant par le marché du travail. il me semble très modestement que l’internationalisation des PME TPE, l’allègement des cotisations, le business friendly etc…sont de meilleures mesures que de taper sur le coût unitaire de production par une flexibilité des ajustements salariaux au cycle. D’ailleurs, j’insiste sur cette mesure de l’accord emploi qui consiste à vouloir ajuster les salaires en fonction du cycle. Mesure très dangereuse car il y a toujours une bonne raison de dire que le cycle va mal. Enfin on encre dans le marbre l’idée que la précarité du marché du travail est une réalité bientôt juridique. Soit on propose des vrais jobs avec des vrais métiers, soit on a rien à proposer mais laisser s’engouffrer certains patrons dans la brèche de la flexibilité salariale en fonction du cycle est extrêmement dangereux.

Pour résumer, la crise française tient à un excès de demande de biens et service. Il faut donc conjointement augmenter l’offre de préférence, et éviter de jouer sur les salaires qui comme votre question le dit, jouerait sur la consommation. Il vaut mieux en France que l’offre rejoigne la demande que l’inverse par la baisse de la demande.

Un autre point est que la cause des symptômes du mal français (dette privée, dette publique, balance commerciale) vient d’une exploitation inadéquate de ses avantages comparatifs naturels du fait de défaillances structurelles. La France a un nombre incalculable d’avantages comparatifs naturels qui n’émergent pas à cause des rigidité structurelles. De plus elle est coincée entre l’Allemagne qui lui prend les parts de marché du haut de gamme et la Chine qui lui prend les part de marché du bas de gamme.

 

Serait-il crédible que le second pilier fort (après l’Allemagne) de la zone euro en vienne à vaciller ? L’Europe pourrait-elle le supporter alors que la BCE a déjà revu à la baisse ses prévisions de croissance pour la zone avec une contraction de 0,5% du PIB en 2013 ?

Guy Martin : Etait-il crédible en 2007 qu’une banque comme Lehman Brothers fasse faillite ? Ou que Chypre qui pèse 0,2% du PIB de l’Europe et ¼ du chiffre d’affaires de Carrefour puisse mettre en danger l’ensemble de la zone euro ? Certes non la zone euro ne supporterait pas la crise qui se profile en France mais ce n’est pas pour autant que cela n’arrivera pas. La zone euro est vouée a s’effondrer. Nous avons regroupé autour d’une monnaie commune des économies trop différentes et avons échoué à les faire converger vers un modèle commun. Les économies du sud –France y compris- ont une tradition d’inflation et dévaluations que l’Euro a rendu impossible au profit des modèles nordiques plus rigoureux. Force est de constater que nous n’avons pas su nous adapter. Et ce n’est pas parce que les conséquences d’un retour aux monnaies nationales dépassent l’imagination que cela n’arrivera pas. 

 

Jean-Paul Betbèze : L’Allemagne regarde ailleurs pour sa croissance, qui dépend pour moitié de l’exportation, une exportation tirée par l’Asie et, de plus en plus, par les Etats-Unis. En même temps, l’Allemagne joue le tour d’avance, en discutant d’ores et déjà de la question de la compétitivité. Ceci sera plus compliqué pour elle, puisqu’elle va mieux que ces voisins, et que ces voisins freinent, voire baissent leurs salaires. On peut donc avoir plus de tensions sociales que de d’habitude en Allemagne.

Pascal de Lima : La France ne vacille pas mais elle souffre d’une déficience de trois ordres : 
– Un manque d’état d’esprit social-démocrate au sens américain (égalité des chances, méritocratie, jeunesse d’esprit – ce qui n’a rien à voir avec l’âge, liberté d’expression, et attention prioritaire aux plus démunis) et non au sens suédois (redistribution massive et sélective).
 
– Une atmosphère nauséabonde et stérilisante voire spoliatrice dans bon nombre d’entreprises où la récompense et le mérite ainsi que la reconnaissance sont étouffés pour des raisons très souvent médiocres.
– Une impression que le politique est en roue libre par rapport à la réalité économique. Cela crée une impression hallucinante non pas d’inadéquation de l’offre politique à la demande économique mais d’opacité de l’offre politique, comme si elle manquait d’épaisseur, et d’un endoctrinement des idées (peu de réflexion sur l’évaluation de l’efficacité des politiques publiques, pour l’Europe oui, mais une autre Europe, pour la rigueur oui mais une autre forme de rigueur plus qualitative etc…). Il y a peu d’ouverture d’esprit sur une autre Europe, ou sur une autre forme d’austérité.

En conclusion, la France vacille plus par son comportement et sa psychologie et sa rigidité structurelle que par ses talents et son potentiel. A chaque révision de prévisions de quelque institut que ce soit, il y a un vent de culpabilité stérilisant qui émerge. Pourtant sur le plan économique, avec patience, elle devrait rapidement se relever. Et la France reste une grande économie.

 

Si cela devait se produire, quelles seraient les conséquences sur l’économie française ? Serait-elle en mesure d’encaisser un choc à la grecque ?

 

Guy Martin : Non, ni la France ni l’Europe ne seraient en mesure de supporter un choc à la grecque. Le premier effet serait sans aucun doute un appauvrissement général de la population par le biais d’une dévaluation, d’une confiscation des avoirs et d’une forte baisse des revenus de redistribution.

Notre système bancaire ne survivrait sans doute pas au choc. Il faudrait plutôt imaginer un scenario chypriote –que nous savons maintenant possible- même si à l’heure où je vous parle je ne sais pas comment la crise chypriote sera résolue. Nous avons tendance à croire en France que nos banques ont été plus vertueuses que nombre de leurs homologues dans le monde. Ce n’est malheureusement pas tout à fait vrai et nous venons de recevoir un rappel à l’ordre de la part du Fonds monétaire international à ce sujet. Nous étudions depuis 6 mois la situation des grandes banques françaises et le risque qui pèse sur les dépôts dans chacune d’entre elles. Nous venons de publier un rapport détaillé de ces risques et nous avons été plutôt douchés par ce que nous avons découvert. Sans même avoir à envisager un scenario de sortie de l’euro, nos banques pourraient elles aussi nous plonger dans la crise et il est tout à fait envisageable que des restrictions de retraits s’appliquent comme à Chypre ou en Argentine en 2001. Imaginez un instant ce que cela fait de ne plus pouvoir utiliser sa carte bleue… 

Jean-Paul Betbèze : La question française est celle d’une boucle dangereuse entre inquiétude, emploi et budget. La France a décalé d’un an sa cible de réduction du déficit budgétaire, et les marchés financiers, les autres pays, et les agences de notation… vont regarder de près ce qui se passe. Le risque, si la France n’entre pas dans les clous de la modération de la dépense publique, c’est une montée des taux longs par rapport à l’Allemagne. Cette situation n’a rien à voir avec la Grèce. La France a toujours un problème de déficit primaire, toujours un problème de gestion de sa dépense publique, mais elle a, heureusement, plus de moyens d’encaisser économiquement les chocs d’ajustement. La vraie question est politique et psychologique : sommes-nous préparés, sommes-nous au courant, sommes-nous assez unis ?

Pascal de Lima : La France ne vacillera pas du fait de la crise chypriote, on assistera à deux ou trois aléas sur les marchés financiers mais tout devrait entrer dans l’ordre rapidement. Le risque est davantage au niveau des questions que la situation chypriote pose : Finalement l’euro est-il réellement irréversible ? A t-on caché la situation à Chypre ? Les Etats sont-ils consciencieux dans l’attente de fonds mutualisés ? Trop d’Europe tue-t-il l’Europe ? bref des questions très lourdes.

Jens Weidmann, le président de la Bundesbank (la banque centrale allemande, très orthodoxe sur la rigueur budgétaire) déclarait que « le cours des réformes en France semble marquer le pas ». La France a-t-elle tout faux dans le choix de ses politiques économiques ?

Guy Martin : Le problème qui se pose à nos gouvernants est cornélien et dure depuis 25 ans au moins. Nous savons bien qu’il nous faut dépenser moins… mais chaque fois que les réformes ont été présentée aux Français elles ont été refusées, au moins par la fonction publique et les syndicats : que ce soit pour la sécurité sociale, les retraites ou l’emploi… chaque réforme depuis les années 1990 a été soit refusée soit vidée de sa substance. Aujourd’hui encore le gouvernement sait que toute réforme aboutissant à une baisse significative de ses dépenses mènerait à un blocage dramatique du pays. Et il n’y a pas dans le paysage politique français un homme d’État ayant la stature pour porter de telles reformes. La France n’est pas et n’a jamais été un pays de réforme. Nous devons aujourd’hui repenser la place de l’Etat dans notre société. Nous devons réinventer l’État providence. Selon moi, cela passera d’abord par sa destruction. 

Jean-Paul Betbèze : La question des réformes n’est pas seulement jugée ainsi par Jens Weidmann, mais aussi par l’OCDE, les marchés financiers, et nombre de Français eux-mêmes. Les partenaires sociaux viennent de signer de premiers accords, ce n’est pas « historique », au sens où ce serait suffisant, c’est « historique » au sens où c’est le tout début. La France, pendant longtemps, a sous-estimé le problème de son déficit budgétaire, puis de son déficit commercial. Elle n’a pas vu (ou pas voulu voir) l’explosion de ses dépenses sociales et moins encore qu’elle avait décroché dans les échanges mondiaux, notamment industriels. Dans sa tête, dans nos têtes, la demande interne, la logique keynésienne, marchent encore – alors que ce n’est pas vrai pour une économie intermédiaire, qui a des coûts de production plus élevés que ses concurrents… et des productions de milieu de gamme…. Donc la politique qui se met en place reste encore insuffisante : ce n’est pas l’impôt qui réduira dans la durée le déficit budgétaire, mais seulement la croissance des entreprises, donc leur profit, donc une nécessaire modération salariale, dans la négociation. Cette révolution des esprits n’est pas encore là : c’est la tâche de nos dirigeants de la mettre en œuvre, dans la clarté et la justice.

Pascal de Lima : On connait des revues scientifiques classées CNRS les principales règles de consolidation budgétaire : un équilibre « coupe dans les dépenses – hausse des impôts » 50/50 bien étalé dans le temps, sur 5 ou 6 ans, pour éviter d’étouffer l’économie, et en général éviter la synchronisation, le fait que tout le monde le fasse en même temps. Ces règles sont maintenant bien connues. On peut prudemment dire sans entrer dans le « y a qu’à faut qu’on » que la seule hausse des impôts ne suffit pas, ce d’autant plus qu’une hausse des impôts a un effet plus récessif qu’une baisse des dépenses.

La baisse des dépenses doit être sélective. Imaginer peut-être une structure autonome d’évaluation de l’efficacité des dépenses publiques comme dans certains pays anglosaxons. Par exemple le prêt à taux zéro, on le sait, est inefficace pour l’accession à la propriété des ménages primo-accédants. Ce sont des études de causalité qui l’ont démontré. Le refus de la relance par l’offre est aussi une erreur de diagnostic. Mais peut-être est-ce encore un peu tôt pour conclure définitivement. J’ai cru comprendre que la question de la baisse des dépenses publiques (et non du ralentissement de sa hausse…) était pour bientôt. Après stigmatiser des familles est une autre erreur et la fonction publique est aussi le symbole de la République française. Tout doit être global et les efforts doivent concerner tout le monde dans une logique dégressive ou progressive pour assurer l’égalité des chances.

En savoir plus sur http://www.atlantico.fr/decryptage/pourquoi-france-est-bien-plus-proche-chute-grecque-que-espagne-ou-italie-pascal-lima-jean-paul-betbeze-guy-martin-679226.html#pYJziu6xyeKfgHzD.99 

La bourse d’Athènes s’effondre de 6,83% « Le Journal du Siècle

Bourse d'Athènes

La Bourse d’Athènes s’est effondrée pour la deuxième journée consécutive, perdant 6,83% à la mi-séance, dans le sillage du règlement par l’UE et le FMI du cas chypriote, dont la Grèce craint des retombées sur son économie.

A 13h10 GMT, l’indice général réduisait toutefois légèrement ses pertes, à -5,16% (839,29 points), avec des valeurs bancaires relativement épargnées, subissant une chute limitée à 2,71%. Les craintes suscitées par la situation à Chypre avaient déjà fait chuter mardi la place d’Athènes de 4,9%, les économies des deux pays étant très interconnectées.

Les télécoms grecs OTE, qui ont annoncé qu’ils détenaient 3 millions d’euros de dépôts bancaires à Chypre, désormais exposés à une forte décote, perdaient ainsi 7,92%. Selon les médias, les responsables grecs redoutent notamment une chute attendue des exportations vers Chypre et un assèchement supplémentaire du crédit, susceptible de peser sur la recapitalisation en cours des banques grecques.

Les agences des trois filiales grecques de banques chypriotes Bank of Cyprus, Cyprus Popular Bank (Laïki) et Hellenic Bank, passées sous contrôle de l’établissement grec Banque du Pirée, ont par ailleurs rouvert normalement leurs portes mercredi. De nombreux déposants s’y sont pressés pour retirer leur argent, sans toutefois de mouvement de panique.

Sources : L’Expansion / Le Journal du Siècle