La réforme de la caisse de compensation … La Bombe à Retardement …!!!

 

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Et oui, nous le savions tous, nous nous attendions à ce que le moment fatidique s’annonce, le projet phare du gouvernement du PJD, celui de la réforme de la caisse de compensation, créée en 1941 et réorganisée en 1977 par Hassan 2, afin de préserver la paix sociale et éviter le face à face violent avec le peuple en préservant le pouvoir d’achat par des subventions directes aux produits de première nécessité (Carburant, Gaz, Sucre, Farine, Huile alimentaire…) la liste de ces produit est longue, puisqu’elle a évoluée depuis 1977 et surtout depuis le plan de d’ajustement structurel de 1980.

Mais une chose est sûre, nul ne peut nier que le budget de cette caisse pèse très lourdement sur les caisses de l’état, sur la dernière décennie et à cause des fluctuations des cours de matières premières sur le marché international, la caisse a vue son budget monter de 3.9 milliards de Dh en 2002 pour atteindre près de 34 milliards en 2008, 48.8 en 2011, et des prévisions qui atteignent les 49 milliards de Dh pour 2013, si on prend en considération ces chiffres, la réforme de cette institution est devenue nécessaire, surtout si on rajoute à cela les effets négatifs de la crise économique et financière mondiale qui se font de plus en plus ressentir dans notre pays.

L’urgence de cette réforme, s’impose aussi à travers un autre constat alarmant, en effet, les subventions de cette caisse sur les 3 principaux produits dont les prix ont un impact direct sur le pouvoir d’achat du citoyen (Céréales, Sucre et Carburant) ne profitent pas réellement aux pauvres, en réalité, ce sont les grandes industries qui en profitent avec des chiffres de l’ordre de 95,1% pour le sucre, 96,1% pour les céréales et 94, 8% pour le carburant, sans parler des détournements de produits vers le marché noir et qui sort complètement du contrôle de l’état, il s’agit là d’une autre forme de l’économie de la rente qui gangrène le système depuis des décennies.

Ceci dit, le plan de réforme adopté par le gouvernement du PJD, ne semble pas prendre en considération les facteurs d’impacts négatif qu’il va avoir sur le tissu social du pays, cette réforme se résume à la suppression (graduelle ou pas, rien n’est confirmé encore) des subventions directes sur les produits dont les prix alourdissent sérieusement la caisse, et le remplacement de ces subventions par une aide financière directe allouée aux familles les plus démunies (estimées à quelque 3 millions de familles), ce qui ne résout qu’une partie du problème, puisque la libéralisation des prix va couper le chemins aux opérateurs industriels qui profitent injustement du budget de la caisse, mais en même temps, qu’en est t-il de la classe moyenne, reconnue généralement comme étant a locomotive économique du pays, puisqu’elle maintient un rythme de consommation assez stable et continu qui a un effet positif sur notre économie, alors qu’en réalité cette classe (Pas si moyenne que ça) croule sous le poids des dettes (Logement, Voiture ..) et doit en même temps supporter le coût de l’énorme manque de services publics et d’infrastructure de niveau au Maroc (éducation, soins médicaux, transport …), puisqu’elle doit faire appel au secteur privée pour se soigner, éduquer ses enfants, se déplacer ..Etc, s’ajoute à cela le fait que l’état la laisse en proie aux vautours du marché immobilier qui s’enrichissent injustement à son insu (les prix excessifs des biens immobiliers, l’avance en noir …), par cette réforme simpliste, cette classe devra supporter directement les conséquences négatives d’un pouvoir d’achat qui va se dégrader de plus en plus, alors qu’elle peine déjà à joindre les deux bouts.

Sans pour autant remettre en question la nécessité de la réforme, il est légitime de se poser la question suivante : et les riches dans tout ça, ou sont-ils ?? ne devraient-ils pas supporter une partie de la responsabilité dans un contexte très critique pour le Maroc, et il ne faut pas avoir peur de le dire de manière objective et directe, cette classe sociale a longtemps profité de la protection d’un système politique, juridique et légal qui résiste à toute tentative de réforme depuis des années, tout d’abord, l’économie de la rente dans toutes ses applications, lui a permis de s’enrichir librement, sans se soucier de l’impact négatif que ça peut avoir sur l’économie du pays, sans parler de tout les failles d’imposition fiscale qui lui ont permis d’échapper aux impôts, cette classe sociale, n’a t’elle vraiment aucune obligation morale ou éthique qui lui impose le devoir de soutenir les classes les plus démunies ?? et qu’en est-il de nos milliardaires et nos hommes d’affaires (et ils sont de plus en plus nombreux chaque année …même sur les pages de Forbes Magazine) qui font tout pour échapper à l’imposition fiscale et à toute forme d’engagement financiers obligatoire par la loi (Cotisations Sociales …), et avant de parler réforme, qu’a t’on fait pour les centaines de milliards de Dh détourné, volé et dilapidé dans tout les sens depuis des années dans les services publics et ministères et dont une bonne partie figure dans les rapports de la cours des comptes, qu’est ce qui empêche Benkirane d’appliquer la loi dans ce contexte, et pourquoi ne pas réduire les budgets de l’état (Gouvernement, ministères, voitures de fonctions, primes diverses, salaires des ministres et députés ….).

La classe moyenne est censée être le socle de stabilité dans les sociétés modernes, la viser directement dans ses revenus et son pouvoir d’achat revient à un appauvrissement délibéré, qui ne fera qu’envenimer les disparités sociales qui existent déjà, cela conduira à la disparition de l’équilibre social qui garantit un semblant de paix dans une conjoncture mondiale  loin d’être favorable, ainsi nous verrons apparaître des tensions qui vont s’installer entre une classe excessivement riche, qui profite d’une protection continue et se trouve immunisée contre toute forme d’obligation légale ou morale envers son pays et le système fait tout pour lui éviter de subir les aléas d’une économie instable et une au autre classe de plus en plus pauvre, rudement touchée dans son pouvoir d’achat et qui doit porter à elle toute seules les conséquences de plusieurs années d’économie de la rente, de dilapidation du denier public, de corruption, d’endettement et détournement de l’argent du contribuable, que ce soit à long ou à court terme, cette politique d’appauvrissement des plus pauvres pour protéger les plus riches, ne sera rien d’autre qu’une bombe à retardement qui visera directement la paix sociale au Maroc, bref, il s’agit d’une réforme qui ne sera qu’un autre Remake plus violent du fameux juin 1981…. !!!

 

Mehdi BOUABID

08/02/2013

 

Caisse de compensation

 

 

 

Au lieu de nous autoflageller, préparons-nous à un renversement du monde – Egalite et Réconciliation

Au lieu de nous autoflageller, préparons-nous à un renversement du monde – Egalite et Réconciliation.

Alors que le chômage dépasse 26% en Espagne, que la Grèce est engloutie dans des aides financières abyssales sur fond de désastre social ; alors que l’Italie et l’Irlande sont officiellement en récession et que le Royaume-Uni et la France flirtent avec la croissance négative, les dirigeants européens défendent l’Euro coûte que coûte.

Cette ligne Maginot est censée protéger du pire…, mais encore faudrait-il se dépêcher de le définir et de le quantifier. Familièrement, l’on dit que « les pieds ont quitté le plongeoir » et la noyade collective n’est plus considérée comme un danger virtuel. Dans le même temps, certains économistes renommés – Paul Krugman, Jacques Sapir et autres – s’interrogent le plus sérieusement du monde sur la pérennité de la monnaie unique et constatent que le prix à payer pour conserver l’euro atteint la somme vertigineuse des 50 milliards d’euros par an, sans compter les 15 à 40 milliards de pertes engendrées par les fonds de sauvetage FESF et MES. En d’autres termes, une situation intenable, particulièrement pour les pays du sud qui s’enfoncent dans une dépression structurelle.

Dans ce contexte, quid du grand voisin de l’Europe, la Russie ? Le supplément récent d’un grand quotidien anglo-saxon destiné à y encourager les investissements, affichait en couverture le Président Poutine volant en ULM accompagnant les cigognes dans leur migration et l’article assaisonnait le tout de mots clefs « corruption », « muscles et Harley Davidson », « Pussy Riots », « autoritarisme ». Après cette charge en règle, le lecteur décidant malgré tout d’y investir serait mieux tenté d’entamer une psychothérapie. Pourtant, l’homme malade de l’Europe ne se situe pas à l’Est.

La croissance de 4,5% ces deux dernières années en Russie ne sera pas atteinte mais les 3,6% attendus en 2012 seraient tout de même bons à prendre pour tout pays de l’OCDE. Le chômage est descendu à son plus bas niveau (5,2 % en août 2012). L’inflation s’est stabilisée à 6,5% et la productivité, après avoir connu un trou d’air en 2009, est revenue à un niveau acceptable dès 2010, particulièrement dans les industries de transformation ainsi que la construction. L’accès au crédit s’est nettement amélioré grâce à une politique intelligente de la banque centrale. Les entreprises restent taxées raisonnablement (30% en moyenne) et l’impôt sur le revenu est très loin d’être confiscatoire puisqu’il se limite à 13% « flat », quel que soit le montant de ces revenus. La Russie se maintient donc à un bon niveau dans la compétition mondiale, notamment grâce aux dévaluations régulières du rouble (ce que ne peuvent pas se permettre les membres de l’Eurozone).

Outre la corruption et une politique intérieure de plus en plus rigide, le risque auquel fait face la Russie est en fait sa dépendance toujours trop importante aux hydrocarbures. Profitant d’une augmentation du prix du pétrole de 388% entre 2000 et 2008, le budget de l’Etat a pu s’envoler mais un déficit n’est pas à exclure dès 2015. Si un baril à 37 dollars permettait au budget d’atteindre un point mort en 2007, l’équilibre budgétaire nécessite aujourd’hui un baril à 117 dollars. La baisse de la croissance mondiale et la production de brut l’Irak et de la Libye, rapidement revenue au niveau d’avant guerre, pourrait provoquer un « swing » du prix du pétrole. Mais le plus grand danger réside probablement dans les gaz de schistes qui risquent remettent en question tout le modèle d’affaires et les tarifs russes appliqués à l’Europe. Alors que le leader Gazprom vend son gaz à un prix indexé sur celui du pétrole, soit environ à 14 dollars, son challenger norvégien Statoil vient de signer un accord pour 10 ans avec l‘Allemagne au prix spot, soit environ 3,5 dollars. Or, l’on sait l’importance économique et géopolitique du mastodonte Gazprom pour la Russie et son influence notamment en Europe Centrale.

Les séances de « bashing » anti russe par certains médias occidentaux, les déclarations surréalistes à propos de Vladimir Poutine suite au choix de citoyenneté de Depardieu, l’arrêt du projet de cathédrale orthodoxe russe à Paris par le nouveau président français sont autant d’illustrations malheureuses qui s’ajoutent aux motivations, purement économiques celles-là, pour que la Russie déplace son centre de gravité. En conséquence, la Russie, puissance eurasiatique, semble avoir décidé de se tourner davantage vers l’Est, et probablement au détriment de la zone Euro. Le volume du commerce avec la Chine (70 milliards dollars) dépasse déjà celui de son partenaire traditionnel, l’Allemagne (60 milliards). Le Japon, qui vient de décider de sortir du nucléaire, a soif des énergies russes et sa situation de dépendance permettra à la Russie de maintenir des prix relativement plus élevés qu’à l’Ouest. Les besoins de la Corée et de la Chine sont également encore très prometteurs. L’ouverture du nouveau pipeline Sibérie-péninsule coréenne permettra l’exportation de 12 milliards de mètres cubes versus seulement 1,5 million de tonnes GNL actuellement. En outre, de nouvelles infrastructures terrestres ferroviaires et routières vont permettre de relier l’Asie l’Occident en 10 jours à peine au lien des 6 semaines actuelles par voie maritime.

Alors que l’Europe et la Suisse s’autoflagellent, l’aube se lève à l’Est. Le renversement du monde prend ici une dimension bien concrète. Comme souvent lors des fulgurances passées de l’Histoire, les changements radicaux ont toujours pris leur temps au départ mais la vitesse d’exécution a systématiquement été très largement sous estimée par nos prédécesseurs.

Tâchons, cette fois, de nous y préparer.

La France au Mali, un autre épisode de l’échec de la guerre contre le terrorisme

Le contexte :

C’était prévu depuis très longtemps comme le diraient certains ou même inévitable comme le penseraient d’autres, La France qui intervient dans la région du Sahel, avec comme objectif principal, d’éradiquer toute présence des groupes terroristes (AQMI, GSPC …) Islamistes dans cette région pourtant instable depuis des très longtemps, et presque absente des agendas politiques et stratégiques des pays occidentaux, était-ce vraiment si inéluctable, La France n’avait-elle plus d’autres alternatives que de déclencher un conflit militaire de grande envergure, dans un cette région très fragile sur les plans économiques, politiques, ethniques, et même géographiques, le cours des évènements à venir dans les semaines prochaines, finira par nous apporter une réponse à cette question.

Cependant, à la lumière de ce conflit, on ne peut s’empêcher de penser qu’il s’agit là d’un autre épisode des échecs qu’a connus la guerre contre le terrorisme qui dure depuis plus de 10 ans. Une simple lecture du contexte géostratégique et politique de cette région peut nous démontrer cette réalité fatidique surtout si on prend en considération, les faits de guerre précédents qui s’associe à cette guerre contre le terrorisme qui devient un véritable fardeau.

Personne ne peut nier le fait que ces groupes terroristes ont bien profités de l’état d’instabilité politique et d’absence de force militaire pouvant régir et contrôler cette région, ce qui est tout à fait normal, les nébuleuses et les filières terroristes ne choisissent pas pour rien des petits pays disloqués politiquement pour s’implanter Ex:(Mali, Somalie, Afghanistan …) cela répond à un besoin stratégique vital pour eux, du moment qu’ils savent très bien qu’ils n’auront pas à craindre des tentatives de délogement menées par les armées de ces pays qui sont souvent soit trop faibles ou très mal équipées pour mener ces opérations. Le choix de ces régions avec des frontières non délimitées ou complètement poreuses qui sortent du contrôle des états frontaliers leurs permet d’assurer un flux de soutien logistique en hommes, armement et moyens de transport assez important en profitant des filières de contrebande ou de crime organisé, ces filières leurs assurent un flux de soutien logistique assez important et qui sort complètement du contrôle légal, plus loin encore, il ne se limite pas seulement au Nord du Mali, mais s’étend jusqu’au nord de l’Algérie ou il est quasi sûr que des cellules dormantes appartenant à l’AQMI et son ancêtre le GSPC sont toujours actives, un autre aspect très important qu’il faut prendre en considération, c’est que les mouvements et les opérations de contrebande ne se limitent pas aux armes, mais aussi à la contrebande de drogues dont l’itinéraire commence en Colombie puis aux pays d’Afrique de l’ouest et le passage préféré par la région du Sahel ou les membres de ces groupes ont établi des zones de stockage permanent des chargements de drogue qui continuent leurs voyages jusqu’au nord du Maroc et de l’Algérie en direction de l’Europe (Espagne, France, Pays-Bas), ce qui permet aussi d’assurer un soutien financier assez considérable à ces groupes.

La nature géographique de la région participe à elle aussi dans la création de ce climat favorable à l’action terroriste, ainsi ces groupes établissent des camps d’entraînement et de formation militaire avec une infrastructure assez légère et facile à démanteler et déplacer d’une région à l’autre afin d’éviter toute tentative de localisation ou d’attaque, et on peut ajouter à tout ça le nouveau circuit de contrebande d’armes qui s’est établi entre la Libye et la région du Sahel, en effet depuis la chute du régime de Kadhafi, et suite à la guerre civile dans ce pays, des milliers de tonnes d’armement de tous types confondus se sont retrouvés disséminés dans le marché noir qui s’étend du Sahel jusqu’en Éthiopie et en Egypte en direction de la bande de Gaza, et ce avec une disponibilité assurée, à tel point que le prix du fameux fusil d’assaut Kalachnikov ou AK-47  ne dépasse plus  20 Dollars/pièce avec ses munitions, ce qui a permis à ces terroristes d’assurer un véritable arsenal militaire leur permettant de faire face aux armées qui tentent de les éradiquer.

Les Facteurs d’Echec :

Dans le contexte global de la guerre contre le terrorisme que l’occident mène depuis le 11 septembre, il est clair et évident que nous somme en face d’une reprise de ce conflit d’ordre mondial dans cette région, et suivant cette logique les patrons de l’Armée Française ne semblent pas réaliser l’envergure du piège dans lequel ils se font prendre au Mali, c’est comme s’ils n’avaient pas tirés de leçons de la guerre en Irak ou en Afghanistan et le même scénario d’échec risque fortement de se répéter une fois de plus dans la région du Sahel.

La guerre contre le terrorisme malgré ses débuts fulgurants et rapides lors des invasions d’Irak et d’Afghanistan, ne ressemble en rien aux guerres conventionnelles telles qu’on nous les connaissons, au-delà d’une victoire rapide au début du conflit contre les armées des pays accusés de soutenir les mouvements et les actions terroristes, aucun exploit digne de ce nom ne peut être assurée à travers les bombardement aériens ou les attaques ciblés avec les drones -qui ne font qu’envenimer la situation puisqu’elles causent presque toujours des dommages collatéraux parmi les populations civiles (Afghanistan, Yémen, Pakistan)-. La maîtrise du terrain sur lequel se déroule le conflit est le seul moyen d’assurer la victoire définitive permettant de déloger de manière efficace des groupes terroristes très mobiles et menant une guerre non conventionnelle, chose qui est presque impossible à réaliser, vu la nature du théâtre d’opérations -Un désert vaste s’étendant entre plusieurs pays-  et même au cas ou ils arrivent à établir des nœuds de force militaire à travers des bases avancées de combat, disséminées dans la région, il leur sera encore plus difficiles d’assurer le soutien logistique de ces bases en armes, vivres, munitions et hommes, vu que les lignes de ravitaillement seront constamment attaquées par les terroristes surtout dans une région géographique complètement à découvert, et les américains en ont fait l’expérience en Afghanistan ou ils ont adoptés cette même stratégie qui s’est avérée être un pure échec militaire, d’un côté leurs lignes de ravitaillement subissaient sur chaque déplacement des attaques violentes avec les fameux IED ou Engins Explosifs Improvisés (Responsables de plus des deux tiers des pertes humaines), et d’un autre côté leurs bases de combat et de support avancé, étaient constamment sous le feu ennemi et ils ne pouvaient même pas assurer plus de 500 M² à un 1 Km² de patrouille dans les régions environnantes, au-delà de cette limite, ils étaient sûrs qu’il allaient essuyer des pertes humaines.

Quand au bombardement aérien, il peut certes réaliser un semblant de victoire dans le sens ou il permet de gêner l’ennemi dans ses déplacements et de l’empêcher de s’installer dans certaines régions, le forçant à se déplacer et avec ses camps de manière continue pour éviter le repérage et le bombardement des avions, mais il ne faut pas oublier que les groupes terroristes n’amassent jamais leurs forces de manière évidente, bien au contraire, ils se déplacent en petites unités de 20 à 40 combattants, ce qui rend la mission de localisation et de ciblage encore plus difficile, pire encore, les bombardement constant va les contraindre à changer de stratégie et ils préféreront diviser encore plus leurs forces, ce qui leur permettra d’élargir leur terrain d’action, avec des cibles potentielles plus importantes sur le plan économique, chose que la France veut à tout prix éviter, afin de préserver ses intérêts dans la région (installations pétrolières, de gaz naturel et mines), -qui sont en réalité leurs premières préoccupation derrière cette aventure incertaine- alors que dans le camp adverse, pour une armée conventionnelle, toute opération militaire nécessite des préparatifs assez importants et toute une logistique très coûteuses en argent, hommes et matériel.

Et si le conflit s’étale dans le temps et il est sûr que ça va être le cas au vu des facteurs cités plus haut, il risque certainement de prendre une envergure encore plus dangereuse, dans le sens ou il va  s’étendre à l’Europe et particulièrement à La France ou les groupes terroristes vont activer leurs cellules dormantes et se mettre à attaquer des cibles sur le territoire Français avec des attentats terroristes (Gares, Aéroports, Stations de métro …), ce qui rappellera certainement aux Français les très mauvais souvenirs des attaques menées par le groupe terroriste Algérien (Le GIA) durant les années 90. À mon humble avis, il s’agit là d’un facteur décisif dans les tournants que cette guerre risque de prendre, vu que les politiciens perdront toute forme de soutien de la part du peuple Français si ce conflit s’étend jusqu’à leurs villes, et la présence de ces cellules dormantes et une réalité quasi certaine, que les services de sécurité Français connaissent très bien et ne peuvent en aucun cas nier.

Du point de vue économique, cette guerre qui risque de durer longtemps, va certainement coûter excessivement cher pour le gouvernement Français qui doit faire face à une récession économique assez rude, surtout que la nature du conflit fait appel à une logistique assez conséquente et coûteuse (Bombardement, mouvement d’unités de combat, établissement de bases logistiques) et le contribuable Français n’est pas prêt de supporter ces coûts (malgré les mensonges des organismes  de sondages qui prétendent le contraire) sachant très bien que l’un principaux objectifs de ce conflit, c’est d’assurer la région et la stabiliser afin de permettre à des sociétés comme AREVA de mieux exploiter les ressources naturelles d’un pays aussi sous développé que le Mali, sans parler du risque que cela représente pour le flux d’exportation du pétrole et du gaz naturel à partir de l’Algérie, un facteur qui vient de se confirmer à travers la prise d’otage de cette semaine dans le site gazier d’Ain Amenas dans le Sahara Algérien, s’ajoutant à cela, le risque non négligeable que le conflit puisse s’étendre encore plus au nord vers les centres urbains Algériens une recrudescence potentielle des attentats terroristes menés par l’AQMI ou le GSPC.

Tous ces facteurs d’aggravation que j’ai cité plus haut, rappellent une réalité très évidente , c’est l’échec cuisant des stratégies militaires adoptées dans la guerre contre le terrorisme, telle qu’elle est menée par l’occident, les méthodes de guerre conventionnelle ne permettent en aucun cas de faire face à un ennemi volatile, très motivé, avec une doctrine fanatique et une volonté de nuire à tous les niveaux possibles ou imaginables, sans oublier le fiasco de la guerre civile que la France a déclenchée en Libye, qui a causée en premier lieu, l’élargissement de la zone de conflit du Sahel jusqu’en Libye en mettant ainsi à la disponibilité des groupes terroristes tout l’arsenal d’armement  Libyen qui s’est éparpillé dans la région.

18/01/2013

Mehdi BOUABID

 

Carte de La région du Sahel

Carte de La région du Sahel

Field of dreams: Israel’s natural gas – FT.com

Field of dreams: Israel’s natural gas – FT.com.

مقال جد مهم للفايننشال تايمز : حقول الأحلام : الغاز الطبيعي في إسرائيل

المقال يوضح جملة من الحقائق حول الأسباب الغير مباشرة للعدوان على قطاع غزة :

اولها : ان هذه الحقول المكتشفة من الغاز الطبيعي في المنطقة البحرية المواجهة للقطاع تقدر قيمة احتياطياتها بحوالى 140 مليار دولار على مدى 30 عام , اى حوالى 4.5 مليار دولار كل عام ….!!!

ثانيها : ان الهيئة الجيولوجية الامريكية قدرت حجم الاحتياطيات فى المنطقة الممتدة من مصر الى تركيا بحوالى 120 تريليون قدم نصيب الكيان الصهيونى منها 40% اى حوالى 48 تريليون قدم مكعب فى الجملة …. !!!

طبعا اكتشاف الغاز الطبيعى فى المياة الاقليمية لفلسطين المحتلة امر مهم للصهاينة ومفيد, و بالتالي يصبح أساس هذه الحرب كما هو الأمر دائما هو السيطرة على الموارد الطبيعية التي تمثل ثقل إستراتيجي هام جدا في منطقة شرق البحر الأبيض المتوسط, ليس فقط لإسرائيل, بل كذلك لتركيا, مصر, لإيران, لروسيا, للصين و بالقطع لسوريا مما قد يفسر شيئا ما دواعي ضرورة إسقاط النظام السوري و إنهيار دولة حزب البعث …. !!!

 

Field of dreams: Israel’s natural gas

After decades of importing every drop of fuel, Israel has struck it rich, uncovering vast reserves of natural gas in the Mediterranean

Tamar Natural Gas Field, a view from a chopper, 130km west of Haifa, Israel©Lihee Avidan

The Sedco Express drilling rig above the Tamar gas field in the Mediterranean

The black and yellow helicopter heads north from Tel Aviv, passing over empty beaches, a yacht harbour and a string of sprawling seafront residences that house some of Israel’s wealthiest families. After a few minutes the pilot makes a sharp turn to the left and steers his ageing Bell 412 towards the open sea.

For more than half an hour, all there is to see is the blue waters of the Mediterranean. Then suddenly a hulking mass of brightly painted steel rises from the midday haze. Towering more than 100m above the water, this is the Sedco Express, a drilling rig that has been operating in this stretch of ocean for almost three years. As the helicopter touches down on the landing pad, we see a small blue and white Star of David flag fluttering in the wind. It is the only sign that the Sedco Express sits atop one of the greatest treasures that Israel has ever found. Far below, connected to the rig by a slender steel pipe that runs through 1,700m of ocean and another 4,500m of rock and sand, lies a vast reservoir of natural gas known as the Tamar field.

The men on board the Sedco Express are busy testing the field’s multiple wells in preparation for the long-awaited day next April, when a US-Israeli consortium will start pumping the gas onshore. With reserves of almost 10 trillion cubic feet of natural gas, the Tamar field is a hugely valuable asset for the Israeli economy. Discovered in January 2009, it was the biggest gas find in the world that year, and by far the biggest ever made in Israeli waters. But the record held for barely two years. In December 2010, Tamar was dwarfed by the discovery of the Leviathan gasfield some 20 miles farther east – the largest deepwater gas reservoir found anywhere in the world over the past decade. The two fields, together with a string of smaller discoveries, will cover Israel’s domestic demand for gas for at least the next 25 years, and still leave hundreds of billions of cubic feet for sale abroad. The government take from the gasfields alone is forecast to reach at least $140bn over the next three decades – a staggering sum for a relatively small economy such as Israel’s.

Experts are convinced that Tamar and Leviathan will not be the last big Israeli discoveries. They point to the US Geological Survey, which estimates that the subsea area that runs from Egypt all the way north to Turkey, also known as the Levantine Basin, contains more than 120 trillion cubic feet of natural gas. Israeli waters account for some 40 per cent of the total. Should these estimates be confirmed through discoveries in the years ahead, Israel’s natural gas reserves would count among the 25 largest in the world, on a par with the proven reserves of Libya and ahead of those of India and The Netherlands. For decades a barren energy island, forced to import every drop of fuel, Israel today stands on the cusp of an economic revolution, fuelled by the vast riches that lie below its waters.

. . .

It is a revolution that has gripped ministerial offices and corporate boardrooms alike. Since the discovery of Leviathan, the country has been in the midst of an intense and often controversial debate over how best to use the new resources at its disposal. All the classic dilemmas associated with hydrocarbon discoveries have resurfaced, though often with a surprising Israeli twist. Should the gas be exported or used at home? What share of the new wealth belongs to the government and what to the companies that made the discoveries in the first place? And how far should Israel go towards turning itself into a “gassified” national economy, in which power stations, homes, industry and the transportation system alike all run on natural gas?

A final issue, and perhaps the most poignant of all the questions facing Israeli policy makers, is how the discoveries will affect the country’s standing in the region. Some worry that fields such as Leviathan will become a focal point for tensions, and perhaps even a target for Israel’s many enemies. Others hope that the gas will serve as a force for good, and help Israel build economic and political bridges to its neighbours, some of whom remain as energy-starved as Israel was until recently.

The Sedco rig sits on top of the Tamar field©Lihee Avidan

The Sedco rig sits on top of the Tamar field, which has almost 10 trillion cubic feet of natural gas

The recent discoveries are so large, and have come so swiftly, that some Israelis are having difficulty adjusting to the new reality. Even hardened energy executives speak of a “miracle” when discussing Israel’s natural gas story; others have resorted to the heavens to explain the new-found wealth. No less a figure than Benjamin Netanyahu, Israel’s prime minister, recently compared the discoveries to “manna from heaven” – the mystical food that sustained the Israelites during their 40 years in the desert.

Yet for all the talk of divine intervention, the discovery of Leviathan, Tamar and other fields would not have happened without the fierce determination of men like Gideon Tadmor. A cheerful, rotund 49-year-old, he is widely regarded as the pioneer of Israel’s natural gas industry.

Tadmor trained as a lawyer and dabbled in the property business before deciding more than two decades ago that it was time to turn his attention to oil and gas exploration. It was not the most promising line of business. Like all Israelis, Tadmor was only too familiar with the famous complaint made by Golda Meir, and repeated endlessly since then. “Let me tell you something that we Israelis have against Moses,” the then prime minister remarked at a banquet in 1973. “He took us 40 years through the desert in order to bring us to the one spot in the Middle East that has no oil.”

Over the years that claim became an article of faith for many Israelis. The country’s conspicuous lack of natural resources chimed with the broader national narrative of a state struggling and succeeding against the odds. It even served to heighten Israeli pride in the country’s economic and military achievements, which frequently outshone those of nearby countries rolling in oil wealth. But, for many decades, Meir’s complaint was also borne out on the ground, which stubbornly refused to yield all but the tiniest amount of hydrocarbons.

Gideon Tadmor, pioneer of Israel’s natural gas industry, on the Sedco rig©Lihee Avidan

Gideon Tadmor, pioneer of Israel’s natural gas industry, on the Sedco rig

The years of failure meant there was no competition when Tadmor started knocking on the doors of the Israeli government to request exploration licences. His company, Avner Oil & Gas, started drilling for oil onshore in 1991, before moving into the deep waters close to the Israeli coastline and eventually pushing on into even greater depths. “We had looked at the vast success and activity [of gas exploration] in Egypt,” he tells me, sitting in the conference room of his headquarters north of Tel Aviv. “We all felt that the geological trend would not stop at the political border – and should extend into Israeli waters.”

Drilling in deep waters, however, required not only deep pockets but also profound technical knowhow. Neither was at the disposal of the Israeli upstarts. Tadmor and his partners decided to bring in a strategic partner, launching a quest that turned out to be fraught with more obstacles than anything the company had experienced to date. “It was an endless process. We were willing to look everywhere. We knew that finding a strategic partner would be fundamental for success, because in Israel there was no expertise.”

Tadmor and his partners thought they had a compelling geological story: they were proposing to drill in an area that showed much the same characteristics as the nearby Egyptian waters where discoveries had been made. Yet they were turned down again and again, fuelling suspicions that the big oil groups in Europe and the US were unwilling to risk their vital relationship with Arab countries by investing in Israel: “There is no question about it. Anyone who knows anything about this industry knows that there is an overwhelming geopolitical consideration with top companies when they decide to enter or exit a country,” says Tadmor. “Even during the best times, when Israeli and Palestinian leaders signed the Oslo accords in 1993, it was very obvious that for many of the big players there were geopolitical considerations that clouded their approach towards Israel.”

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Geopolitical considerations, of course, have been at the heart of the oil and gas industry almost from the beginning. As the target of an Arab oil boycott, Israel itself was forced to learn the hard way that energy security and national security are closely entwined. Already scrambling to secure supplies, the country was dealt another rude shock in 1973, when Arab oil producers responded to Israel’s victory in the Yom Kippur war by launching a sweeping oil embargo. It was a move that shaped the country’s energy policy for years to come, instilling in Israeli leaders a desperate desire for energy independence.

“A big part of the policy community in Israel was hugely affected by the Arab oil boycott in the early 1970s,” says Brenda Shaffer, an expert on Israeli energy policy at the University of Haifa. “It made people here give an almost disproportionate importance to holding energy volumes.”

A quarter of a century later, Tadmor and his partners felt they were finally close to delivering those volumes. Without money and expertise from abroad, however, Israel’s hydrocarbon potential would remain untapped for many years if not decades. And without a strategic partner or other signs of progress, Avner Oil risked losing its offshore exploration licences. It was time for desperate measures: “We sent a guy to Houston for three months with one mission. I told him: go to Houston, open the phone book and go through it company by company. Call every one of them, and bring us a partner.”

After three months, only two companies remained on that list. Neither seemed too keen, but Tadmor decided to take his lawyer and fly out to Houston all the same. “At the time the price of oil was $15 per barrel. That meant no one was taking any aggressive decisions to enter new countries. The environment was very, very problematic,” he recalls. Indeed, the macroeconomic environment was not the only inauspicious sign. As his plane taxied towards the runway at Tel Aviv airport, Tadmor spotted something unusual: “All of a sudden I see a black cat running down the aisle. It was a chaotic situation. The stewardesses were running after the cat with a blanket, trying to catch it. We eventually turned back, and the cat was handed over. But one passenger decided to leave the plane. She said: ‘With a black cat on the plane, nothing good can happen.’”

The plane returned to the runway and started accelerating for take-off. Then Tadmor had a second nasty surprise: “I hear a huge blast – one of the engines had exploded!” It was a near-miss: had the engine blown up in the air, the plane might well have crashed, putting a premature end to both Tadmor and Israel’s best hope of finding gas in the Mediterranean. “I told my lawyer: ‘I don’t know if anything good will come of this experience.’ But everything that came out from this trip was good.”

locational map of Leviathan and Tamar gas field in Israel

In fact the ill-omened trip to Houston produced a deal with a small Oklahoma-based exploration company called Samedan Oil Corporation. Samedan was too small to worry about its relationship with Arab oil ministries, but large enough to seek expansion abroad. It would later change its name to Noble Energy, and emerge alongside Avner and Delek, an Israeli conglomerate, as one of the three leading players in the Israeli natural gas boom (Delek later bought out Avner, but kept Tadmor on to run the combined group). To this day, the three groups control most of the big fields discovered in the Levantine basin, with Noble holding the largest individual stake in fields such as Leviathan, Tamar and Yam Tethys.

The partners drilled their first well in 1999, in a field known as Noa. They found gas, but the quantity was too small to allow immediate commercial exploitation. A year later, in a nearby field known as Mari-B, they were successful, uncovering a field that contained about a trillion cubic feet of natural gas. Four years later, the gas started to flow to the mainland where it was used to generate electricity.

Tadmor and his partners had proved that Israeli waters did contain natural gas, and that these reserves could be exploited profitably. But the discoveries at Yam Tethys were a mere taste of things to come. In January 2009, a consortium that again included Noble, Delek and Avner, along with Isramco and Alon, two Israeli companies, found Tamar. The following year came Leviathan, the discovery that finally catapulted Israel into the big league. Speaking days before the drilling that confirmed the huge find, Yitzhak Tshuva, the Delek chairman and one of the wealthiest men in Israel, made a bold pronouncement: “This is geopolitical power that Israel needs now more than ever,” he said of the natural gasfields. “Israel will become a big international player, and it will have geopolitical power vis a vis many countries.”

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One of the men whose task is to marshal that power is Uzi Landau, the minister for energy. A slim, wiry man with a raspy voice and a hawkish political outlook, Landau is at pains to accentuate the potential political benefits not just for Israel but for the wider region. The minister says he is keen to export some of the country’s natural gas to Jordan and the Palestinian territories: “We believe this will not only be good business, but also highly important for coexistence. This will eventually help a peace agreement. Natural gas is also important for the political level. We wish to develop our relations with the region,” he says.

Uzi Landau, Israel’s energy minister, at his office in Jerusalem©Lihee Avidan

Uzi Landau, Israel’s energy minister hopes the gas discoveries will promote peace in the region

Landau points out that Israel is already busy deepening its political and economic relationship with Cyprus, which has itself found large gas deposits in waters adjacent to the Israeli discoveries. There is even talk of building a gas pipeline to Cyprus, and of connecting the Israeli power grid to the divided island through an undersea cable. But not everyone is convinced that Israel’s natural gas riches will be a force for regional integration. The northern fields such as Tamar and Leviathan, for example, are not far from the disputed line that separates Israeli and Lebanese territorial waters. Hizbollah, the Lebanese Shia group that is one of Israel’s most committed enemies, has already accused Israel of stealing Lebanese gas. Farther to the south, snaking its way through the Sinai Peninsula, is another example of the pitfalls created by regional gas diplomacy: the pipeline that carries Egyptian gas to Israel.

Initially hailed as a sign of friendship and co-operation, the pipeline has since emerged as an object of hate for many Egyptians, who resent the sale of cheap gas to Israel at a time when Egypt itself faces chronic energy supply problems. The pipeline has been blown up no fewer than 14 times during the past 18 months, and the supply deal has now in effect been cancelled.

“We tend to think that countries that hold a lot of oil and gas are very powerful. But if you look at it more carefully, you see that this is a double-edged sword. Countries that have large volumes of oil and gas tend to have a lot more problems. They tend to get involved in conflicts more often than other countries. There is a tendency towards war,” says Shaffer, the energy analyst from Haifa University.

She points out that Cyprus is once again at loggerheads with Turkey over the recent gas discoveries, and that Israel, thanks to its new alliance, may yet find itself drawn into the escalation: “The gas finds have already defrosted the frozen Cypriot conflict. So Israel is now finding itself involved in a conflict that it has never been involved in before.”

But fear of conflict is not the only worry associated with the gas. As delighted as they are over the recent finds, Israeli officials say they are only too aware of the “resource curse” that afflicts countries with abundant natural resources, whereby the discovery of great natural wealth is often followed by disappointing economic growth and an erosion of competitiveness.

“We have to be very careful not to think that with natural gas there is no more need to continue in the same direction of the past: to focus on education, focus on research and development and to do whatever we can to solidify the social fabric of our society,” argues Landau. He points out that “the political leadership of our country is very sensitive to that problem”, but warns that the country will have to be careful “not to fall into that pit”.

For the time being, Israeli leaders can claim with some justification that their response to the new-found wealth has been measured and sensible. There has been a notable emphasis on sustainability, not least in the way the state intends to use the new resources. Though it will take years before the government will reap meaningful gas revenues, it has already set up a sovereign wealth fund to manage part of the new wealth. The fund, which follows the model set by Norway, is expected to swell to $80bn by 2040, and is intended to provide a financial cushion for future crises. But some of the expected government take (“some” meaning about $60bn over the next three decades) will flow straight into the state budget to fund education projects and bolster national security.

For a state that spent so many decades as an economic backwater, and that continues to rely on financial support from the US, this new largesse will take some getting used to. The same pleasing challenge faces Tadmor and the handful of other businessmen who believed in Israel’s gas potential long before the first drills broke through to fields such as Leviathan.

“It has topped all my expectations,” says Tadmor.“So what I need to do now is raise my expectations,” he adds with a grin.

Tobias Buck is the FT’s Jerusalem bureau chief