Obama se tourne contre la Chine et délaisse l’ultrasionisme.

Même si j’ai beaucoup de mal à imaginer le fait que le Sionisme puisse perdre sa main mise sur le pouvoir politique, médiatique, économique et financier au Etats-Unis, je dois avouer que le nouveau mandat d’Obama semble prendre une direction tout à fait différente du précédent, effet de la crise économique et financière actuelle ou rétrécissement volontairement négocié de la sphère de pouvoir américain, en tout cas il y a du changement qui s’opère au plus niveau politique chez l’Oncle Sam … à suivre de très près … !!!

Mehdi BOUABID

11/03/2013

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On a du mal à percevoir les nouvelles conceptions politiques mises en place lors de ce second mandat d’Obama. Autant le premier était pro-sioniste malgré quelques réticences, autant le second ne le sera pas malgré quelques concessions.  L’administration américaine bascule clairement dans ce qui sera son objectif prioritaire: son combat contre l’influence chinoise.

Vers un nouveau monde bipolaire

Vers un nouveau monde bipolaire

Obama délaisse le lobby israélien

LA-VISITE-DOBAMA-EN-ISRAËL-A-UN-LOGO-OFFICIEL1Ce qui a frappé lors de l’inauguration de son second mandat est la ténacité avec laquelle le président Obama a écarté toutes les demandes du lobby sioniste de l’AIPAC alors qu’il n’y a pas si longtemps il se serait soumis. La nomination de Chuck Hagel qui n’est pas un sioniste tout en étant un défendeur de l’intégrité d’Israël est le marqueur qu’un changement de cap est en train de s’opérer à l’intérieur de l’administration américaine.

D’ailleurs la visite prochaine d’Obama en Israël est préparée avec fébrilité par l’entité sionistequi tente de faire croire que les USA seront toujours et en toutes circonstances les alliés d’Israël quoi que fasse celui-ci 1 . Le président Shimon Péres proclame partout toute la confiance d’Israël en ce président 2  comme une sorte d’exhortation mystique pour tenter de nouer à jamais les liens de domination sioniste sur la politique étrangère US.
En attendant les sionistes ont mis la main sur la puissance militaire française qui est entièrement à leurs services et le sera lorsque la nécessité le demandera comme le montre la déclaration ultrasioniste du président français:  » L’Iran est un danger pour le monde entier!«  3 . Une déclaration aussi débile que le ministre des affaires étrangères Laurent Fabius disant qu’Assad devait disparaître de la surface de la terre! Ce pays, la France, est entièrement entre les mains d’intérêts ultrasionistes ce qui décrédibilise de plus en plus notre diplomatie alors que les américains changent leur fusil d’épaule!

Obama veut faire plier Israël!

Il y a de l'eau dans le gaz entre les deux leaders.

Il y a de l’eau dans le gaz entre les deux leaders.

La nouvelle politique d’Obama vis-à-vis de l’entité sioniste sera beaucoup moins complaisante avec elle. C’est ainsi qu’il demandera (qu’il exigera?) lors de son prochain voyage qu’Israël accède à la demande internationale d’une partition en deux états distincts accédant à la demande palestinienne de récupérer la Judée-samarie soit la Cisjordanie 4  . C’est une demande assez hallucinante venant d’un allié indéfectible d’Israël car cela ne peut pas être accepté par l’entité sioniste.

Mais de plus Obama semble adoucir son emprise contre le nucléaire iranien en assouplissant les sanctions contre l’état chiite 5 ce qui va bien entendu contre la position ultrasioniste qui est d’éradiquer la puissance iranienne dans son voisinage pour construire ce fameux grand Israël impérialiste qui lui donnerait quasiment une autonomie suffisante pour son indépendance surtout vis-à-vis de son allié américain. Celui-ci ne peut pas partager cette vision d’avenir car il sait que cela ne peut arriver que lors de la ruine de l’empire américain dans une longue guerre en Iran contre l’empire russo-chinois. Obama ne veut donc pas dépendre de la vision ultrasioniste de sa politique étrangère car pour lui il est temps de changer son fusil d’épaule et de comprendre que l’empire susceptible de le menacer dans le futur sera l’empire chinois.

C’est pourquoi la seconde administration Obama voudra réorganiser politiquement ses alliances avec le monde arabe et se désengager militairement de la région. L’objectif étant de le rassembler dans sa sphère d’influence pour lutter contre l’expansion de la sphère d’influence chinoise beaucoup plus inquiétante pour son hégémonie. Exit donc la politique des néo-conservateurs! 6  . Exit donc aussi la vision anti-russe de Brezinsky, car la nouvelle politique sera au minimum d’engager des relations neutres avec la Russie pour désamorcer les conflits, comme ils essayent de le faire en Syrie 7  , et surtout pour éviter qu’elle se rapproche trop de la Chine. Tout le jeu politique trouble de John Kerry dans la région est donc d’essayer de nouer des relations diplomatiques avec la Russie sans pour autant oublier son allié éternel qu’est Israël ce qui constitue en fait un double-jeu à mettre en place pour ne froisser ni l’un ni l’autre assez délicat.

La nouvelle administration d’Obama tout entière tournée contre la Chine.

Une pression constante est mise sur la Chine au nom des intérêts nationaux américains.

Une pression constante est mise sur la Chine au nom des intérêts nationaux américains.

Le nouvel ennemi, officieusement déclaré bien sûr, de l’empire américain est l’empire chinois en construction. Car l’influence chinoise dans le monde est suffisamment grandissante pour nuire à terme à l’hégémonie politique des USA sur l’ordre mondial. N’est-ce pas ceux-ci qui ont les pouvoirs à l’ONU, au FMI voir même à l’OMC 8 ?
L’empire américain va achever de noyer dans sa sphère d’influence la pôle européen dont la Chine espérait qu’il serait un pôle indépendant de l’influence américaine. Raté. L’union européenne via la signature prochaine du traité transatlantique (2014-2015) achèvera de mettre l’Europe sous influence américaine. AQprès l’adhésion totale de l’UE à l’Otan, et donc sous commandement américain, le traité transatlantique parachèvera l’œuvre en créant une espèce d’Otan économique 9  . Ainsi l’Europe servirait de vache à lait aux intérêts américains dans le monde…

La déstabilisation de l’Asie a donc commencée pour empêcher le développement de la sphère d’influence chinoise de s’étendre dans la région Asie-pacifique en plein développement économique.
Des terroristes islamistes financés par l’Arabie Saoudite sont en train d’infiltrer la Malaisie 10  pour tenter de porter au pouvoir en Malaisie un gouvernement pro-occidental financé par l’Arabie Saoudite qui est elle-même sous contrôle américain. Comme le fait le Qatar en Afrique en finançant les « frères musulmans » qui seront plus à la solde des intérêts américains que sionistes.

La nouvelle administration chinoise qui rentrera dans le jeu mondial le 16 mars a défini clairement ses priorités qui seront donc de garantir sa zone d’influence en Asie -pacifique et d’augmenter sa sphère d’influence dans le monde arabo-africain, abandonnant clairement l’Europe la sachant vendue aux intérêts US 11 . Ce déploiement chinois hors de sa zone doit être contenue par l’empire américain. C’est donc pour cela que la France est intervenue au Mali pour garantir à l’empire que la zone minière d’importance ainsi que ce territoire stratégique restera entre ses mains et ne tombera pas aux mains d’islamistes ou de bédouins indépendants qui pourraient trouver un intérêt à nouer des relations fortes avec la Chine. A noter que l’expansion chinoise promise se fera par le développement de la sphère diplomatique et économique et que l’empire américain ne pourra la contrer qu’en utilisant sa supériorité militaire.

C’est ainsi qu’il faut analyser la tension en Corée par l’entremise de la Corée du Sud qui a pour conséquence de mettre la Chine en porte-à-faux dans son soutien indéfectible au régime nord-coréen et ainsi l’affaiblir sur la scène internationale. La Chine a d’ailleurs voté, ce qui est rare!, les sanctions contre la Corée du Nord car la Chine ne veut pas de tensions militaires avec les américains, ni être pointée du doigt par la communauté internationale. Elle a bien conscience que pour l’instant ce n’est nullement son intérêt.
C’est aussi le jeu trouble joué par le Japon, allié américain dans la zone, sur les îles Diaoyu 12  créant une tension militaire sino-japonaise de plus. Les américains restent neutres alors que l’agression est typiquement japonaise 13  ce qui tendrait à montrer que cela fait les affaires de l’administration US qui veut augmenter la pression sur la Chine dans la zone. Une administration qui s’annonce offensive technologiquement puisqu’elle se prépare visiblement à une guerre informatique contre la Chine 14  .

Comme on le constate donc l’administration américaine change son fusil d’épaule sachant que l’empire susceptible de le menacer à terme ne sera pas l’empire islamique qui n’existera pas mais l’impérialisme chinois qu’elle se doit donc de contraindre par tous les moyens possible. Ce sera difficile économiquement alors les manœuvres de déstabilisation par le terrorisme et par l’agitation militaire de ses alliés Corée du Sud et Japon dans la mer de Chine serviront à maintenir les autorités chinoises sur le grill dans sa sphère d’influence d’origine. La Chine qui, elle, s’apprête à renforcer ses liens avec les BRICS ce qui peut nous montrer qu’un nouveau monde bipolaire est proche d’émerger et que la tête de proue de cette nouvelle guerre froide à venir ne sera plus la Russie mais bien la Chine.

Source : http://lecitoyenengage.fr/2013/03/11/obama-se-tourne-contre-la-chine-et-delaisse-lultrasionisme/

 

 

EXCLUSIF. Colin Powell : comment la CIA m’a trompé – Débat – Nouvelobs.com

 

En 2003, le secrétaire d’Etat américain prononçait à l’ONU son discours sur les armes de destruction massive en Irak. « Une tache dans ma carrière », dit-il aujourd’hui.

Colin Powell lors de son "célèbre" discours à l'ONU, le 5 février 2003. (Sipa)

Colin Powell lors de son « célèbre » discours à l’ONU, le 5 février 2003. (Sipa)

Il y a dix ans, le secrétaire d’Etat américain prononçait à l’ONU son discours sur les armes de destruction massive en Irak (voir vidéo ci-dessous). Les « preuves qu’il avancait se sont révélées fausses pour la plupart. A l’occasion de la publication de son livre « J’ai eu de la chance » aux Editions Odile Jacob, il revient sur cet épisode et sur la politique étrangère de son pays. Entretien exclusif avec Colin Powell.

 

Le 5 février 2003, vous avez prononcé à l’ONU votre « célèbre » discours sur les armes de destruction massive en Irak, dans lequel vous énonciez des « preuves » qui, pour la plupart, se sont révélées inexactes. Dix ans plus tard, vous écrivez dans votre nouveau livre que ce discours restera une « tache » dans votre carrière et que vous vous souvenez de ce 5 février aussi « profondément » que du jour de votre naissance. Pourquoi ?

– Il est très dur d’oublier un tel moment surtout quand on vous en parle chaque jour pendant dix ans ! Depuis que j’ai découvert qu’un grand nombre d’informations que l’on m’avait fournies étaient inexactes, je ne cesse de me demander : qu’aurais-je dû faire pour éviter cela ? Pour ma défense, je dirais que je n’ai eu que trois jours pour préparer cette présentation et que nous avions un très grand nombre de documents à analyser.

Pourquoi seulement trois jours ?

-Le problème était le suivant : le président Bush m’a demandé de présenter nos preuves à l’ONU à partir d’un texte rédigé par un conseiller du vice-président Cheney. Or, quand j’ai demandé aux services de renseignement des éléments concrets pour étayer certaines parties de ce document, ils m’ont répondu qu’ils n’avaient jamais vu ces informations-là ! Il fallait donc repartir de zéro et écrire un autre discours. J’ai dit au président que j’avais besoin de plus de trois jours, mais il m’a répondu qu’il avait déjà annoncé au monde la date de ce discours à l’ONU, qu’il ne pouvait pas la reculer.

Le fait que le texte écrit par le bureau du vice-président était si étrange ne vous a-t-il pas alerté ? Ne vous êtes-vous pas dit : on essaie de me manipuler ?

-Non, pas vraiment. J’étais déçu mais je ne paniquais pas : la CIA allait m’aider. Je suis allé au siège de l’Agence, et grâce aux informations fournies par son patron, George Tenet, j’ai pu bâtir le discours. Remarquez que j’y ai mis moins d’éléments controversés que le président, Condi Rice ou Rumsfeld avaient déjà utilisés publiquement et à plusieurs reprises. Le bureau de Cheney, par exemple, insistait pour que je parle des liens supposés entre Saddam Hussein et Al-Qaida, que le vice-président avait souvent évoqués. Mais, comme les éléments n’étaient pas probants, je ne l’ai pas fait. J’ai également très peu parlé du programme nucléaire.

Mais sur le reste aussi, le chimique et le biologique, les « preuves » étaient fausses.

-Oui, mais ce n’était pas un mensonge délibéré de ma part. Je croyais à ce que je disais. Tout le monde, le président, les membres du gouvernement et le Congrès y croyaient. Le président m’a choisi parce que j’étais le plus crédible vis-à-vis de la communauté internationale, mais, encore une fois, je ne faisais que transmettre ce que les seize agences de renseignement disaient. Et je pense que si vous aviez été à ma place et que vous aviez vu les documents que l’on m’a présentés vous auriez cru à tout cela, vous aussi.

Evidemment je pensais que la CIA avait vérifié ses informations. Aussi, quand, quelques semaines plus tard, l’Agence nous a dit que l' »information » sur les laboratoires biologiques ambulants venait d’Allemagne et qu’aucun agent américain n’avait interrogé la source principale de ce canular, j’ai été stupéfait.

George Tenet, le patron de la CIA, vous avait-il dit que les Allemands l’avaient prévenu du manque de fiabilité de cette source ?

-Non et je ne sais toujours pas ce qu’il savait en réalité. Plus tard, il est apparu qu’un certain nombre de personnes dans les services de renseignement étaient au courant de cette alerte des Allemands et d’autres mises en garde. Ils ont dit : « Nous sommes allés voir Tenet mais il ne voulait pas nous écouter. » Est-ce vrai ? Je ne sais pas. En tout cas, lors de ma présentation à l’ONU, je voulais qu’il soit à mes côtés, que la présence du patron de la CIA signifie au monde que ce que je disais reflétait ses conclusions. Dix ans plus tard, Tenet n’a toujours pas reconnu que celles-ci étaient fausses ! Pas une fois, il a expliqué pourquoi ses services avaient écrit, par exemple, que Saddam Hussein avait des centaines de tonnes d’armes chimiques, « dont la plupart avaient été fabriquées l’année passée » alors qu’il n’en possédait pas un gramme !

Il y a quelques années, vous avez dit qu’une commission du Congrès devrait enquêter sur tout cela.

-Passons à un autre sujet, voulez-vous ?

Dans votre livre, vous dites que les Etats-Unis sont toujours la nation « nécessaire », que voulez-vous dire ?

-L’ancienne secrétaire d’Etat Madeleine Albright utilise l’adjectif « indispensable ». Je suis d’accord avec elle, mais « nécessaire » est un terme plus soft, moins arrogant. Quand il y a un problème dans le monde, au Moyen-Orient ou en Asie, on se tourne toujours vers les Etats-Unis. Prenez la Libye. C’était une bonne idée de laisser les Français et les Britanniques lancer l’opération militaire. Mais auriez-vous pu la mener à bien sans les Etats-Unis, leurs avions ravitailleurs, leurs missiles ? Je ne crois pas. Quand nos alliés veulent entreprendre quelque chose et n’ont pas tous les moyens pour le faire, les Etats-Unis sont la nation « nécessaire ».

Le second mandat d’Obama vient de commencer, quel est son problème numéro un en politique étrangère ?

Notre situation internationale est celle-ci : depuis la fin de l’URSS, il n’y a plus de puissance équivalente à la nôtre qui veuille nous attaquer. Les deux seules nations ayant la population et le potentiel économique de rivaliser avec les Etats-Unis sont la Chine et l’Inde. Mais aucun des deux Etats n’a la moindre intention d’être notre ennemie.

Même pas la Chine ?

Bien sûr que non, les Chinois possèdent 2 000 milliards de notre dette ! Comment voudraient-ils faire exploser tout cela ? Ils vont moderniser leur armée, tout faire pour protéger les îles qu’ils considèrent être les leurs, mais ils n’ont aucun intérêt à devenir notre ennemi. Il y a des questions internationales comme la Corée du Nord, la Syrie ou l’Iran. Ce sont des problèmes sérieux, mais aucun ne représente une menace pour la survie des Etats-Unis et son système démocratique, comme ce fut le cas de l’Union soviétique. Cela ne veut pas dire qu’il faut les ignorer. Ils affectent nos alliés et amis. Et ils peuvent dégénérer en guerre comme au Mali ou en Syrie.

Mais aujourd’hui les Américains sont concentrés sur les problèmes internes des Etats-Unis, le chômage et le déficit budgétaire surtout. Nous devons donc faire ce que nous pouvons pour aider nos alliés, mais le président sera très réticent à engager militairement notre pays dans des confits régionaux.

Y compris en Iran ?

La position de la Maison-Blanche est que, dans ce dossier, aucun président ne peut renoncer à une option, quelle qu’elle soit. Ma conviction personnelle est qu’il y a des solutions diplomatiques au problème iranien. Je suis un vieux soldat qui a vu ce que le containment (politique d’endiguement) et la dissuasion peuvent accomplir. Les Iraniens n’ont pas encore d’arme nucléaire et, même s’ils en avaient, leur nombre serait très inférieur à la force atomique disponible de l’autre côté. Donc, je continue de penser que, même dans le cas de l’Iran, la dissuasion marche. D’ailleurs, regardez ce qu’a dit Ahmadinejad cet automne : pourquoi voudrais-je d’une arme atomique alors qu’en face ils en ont des dizaines de milliers ?

Après l’extraordinaire carrière qui a été la vôtre, que souhaitez-vous que l’on retienne de votre action ?

Que j’ai bien servi mon pays. Que j’ai travaillé à des traités qui ont éliminé de grandes quantités d’armes nucléaires ! Je voudrais que l’on n’oublie pas que j’ai toujours essayé d’éviter des guerres et toujours préféré la diplomatie pour régler les problèmes. Je pense que l’on se souviendra de moi à propos d’une doctrine militaire qui porte mon nom. Et puis je suis devenu le premier chef d’état-major noir et le premier secrétaire d’Etat noir des Etats-Unis. Malheureusement, on n’oubliera pas le discours à l’ONU, qui occupera une grande place dans ma nécrologie…

Propos recueillis à Washington par Vincent Jauvert-Le Nouvel Observateur : 

http://tempsreel.nouvelobs.com/debat/20130301.OBS0470/exclusif-colin-powell-comment-la-cia-m-a-trompe.html